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eCommerce : pas de menace sur les magasins physiques en Afrique, selon BCG

mercredi 24 avril 2019

Selon un rapport d’étude du Boston Consulting Group, d’ici 2025, les Marketplaces digitales et l’e-commerce pourront créer jusqu’à 3 millions d’emplois en Afrique. Le rapport intitulé « Comment les Marketplaces digitales peuvent propulser l’emploi en Afrique », précise les dispositions nécessaires pour une telle percée de ce secteur.

« Les Marketplaces digitales comme Jumia, Souq, Thundafund et Travelstart pourraient créer environ 3 millions de nouveaux emplois d’ici 2025 à travers toute l’Afrique », annonce un nouveau rapport du Boston Consulting Group. Le rapport intitulé « Comment les Marketplaces digitales peuvent propulser l’emploi en Afrique » et qui fait état de la contribution des Marketplaces à l’économie africaine, a également indiqué que « ces sites ’’e-commerce’’, qui mettent en relation acheteurs et fournisseurs de produits et de services, pourraient également accroître les revenus et favoriser la croissance économique internationale sans pour autant perturber l’activité des entreprises existantes ».

Selon l’étude, l’activité économique des Marketplaces digitales stimule l’emploi et les revenus. Car insiste-t-elle, ces entreprises créent de la demande pour des domaines nouveaux, comme les développeurs ou les marqueteurs digitaux, en plus des débouchés pour les métiers traditionnels d’artisans, commerçant, conducteurs, ou agents de logistique. Elles contribuent également à la formation et aide les petites entreprises à mobiliser les capitaux pour étendre leurs activités, a ajouté le rapport.

Cet avis sur les Marketplaces est aussi celui de Patrick Dupoux directeur de l’activité africaine du groupe BCG Selon lui, « les Marketplaces digitales illustrent parfaitement comment la révolution digitale peut créer des opportunités économiques et améliorer le bien-être social en Afrique ... Parce que l’Afrique manque actuellement d’une infrastructure efficiente, les Marketplaces digitales pourraient être le moyen d’imaginer la distribution autrement ».

Les secteurs privé et public doivent collaborer

Pour que les Marketplaces parviennent à cette contribution, il faudrait une étroite collaboration avec les pouvoirs publics.

« Pour que les Marketplaces digitales tiennent leur promesse de création de valeur, les efforts des secteurs public et privé doivent converger pour créer l’environnement digital approprié, conçu dès le départ pour cultiver la confiance entre les parties prenantes » a déclaré Amane Dannouni, Principal au BCG et co-auteur du rapport.

Le document indique que les pouvoirs publics, compte tenu de certaines inquiétudes liées aux incidences du e-commerce ne collaborent pas suffisamment avec ce dernier. Les dirigeants africains craignent par exemple que l’expansion des Marketplaces n’anéantisse simplement les ventes des magasins physiques et ne dégrade les conditions d’emploi.

Pour BCG ces inquiétudes n’ont pas lieu d’être et sont souvent exagérées dans le cas de l’Afrique étant donné le point de départ de l’offre. Par exemple, illustre le rapport, il y a une très faible pénétration des magasins physiques sur le continent (15 magasins pour 1 million d’habitants en 2018.

Ainsi une grande partie de la population est mal desservie et le risque de substitution est faible. « Tandis que les Marketplaces digitales sont souvent considérées comme des éléments perturbateurs dans les économies avancées, dans les économies naissantes des pays africains, ils peuvent être d’énormes catalyseurs du développement économique », a estimé Lisa Ivers, Partner au sein de BCG et co-auteur du rapport.

Emmanuel Atcha

(Source : La Tribune Afrique, 24 avril 2019)

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