OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Septembre > Audition de Latif Coulibaly par un jury populaire : Les avocats de Thierno (…)

Audition de Latif Coulibaly par un jury populaire : Les avocats de Thierno Ousmane Sy dénoncent une offense à la magistrature

jeudi 9 septembre 2010

Faits divers/Contentieux

En prélude à la bataille judiciaire mettant sur la sellette le ministre Thierno Ousmane Sy au journaliste-écrivain Abdou Latif Coulibaly, les avocats du premier nommé ont fait face à la presse, hier, pour récuser l’implication du conseiller en Tic du président de la République dans l’affaire des 20 milliards de commissions de Sudatel. Une occasion pour Me El Hadj Diouf de fustiger l’attitude du Cadre de concertation et d’action de la société civile qui ‘s’érige en juge’ et ‘instaure un tribunal’ à travers leur fameux ‘jury populaire’ qui a récemment entendu et tranché en faveur de Latif.

Le procès entre le conseiller en Technologie de l’information et de la communication (Tic) du chef de l’Etat et le journaliste-écrivain, Abdou Latif Coulibaly, débute par la bataille médiatique. En effet, c’est dans la matinée d’hier que les avocats de Thierno Ousmane Sy ont fait face aux journalistes, relativement à cette histoire qui va passer en procès pour audience spéciale, le 14 septembre prochain. Un procès qui entre dans le cadre de l’affaire des 20 milliards de commission dans l’attribution de la troisième licence de téléphonie mobile à Sudatel. L’occasion a permis aux conseils du ministre Thierno Ousmane Sy de s’attaquer, de prime abord, au jury populaire institué par la Société civile, avec notamment le Forum civil et des mouvements citoyens.
Pour le coordonnateur de collectif des avocats, Me El Hadj Diouf, c’est un défi lancé à la justice sénégalaise ainsi qu’à la République que de mettre sur pied un jury populaire pour ensuite blanchir une personne : ‘C’est une violation de la Constitution que des non-magistrats veulent s’ériger en juges en instaurant leur tribunal pour prononcer un verdict. Cette bande organisée veut se donner le pouvoir et les prérogatives d’un tribunal. Personne ne les confère cette prérogative. Ils se dressent comme un rempart pour protéger Abdou Latif Coulibaly. C’est un jury populaire né exclusivement pour blanchir le journaliste-écrivain’.

Les avocats du ministre conseiller dénient toute légalité à ce jury populaire qui a récemment entendu Latif Coulibaly dans le cadre de ses accusations dirigées contre son poursuivant. Toutes choses qui font que l’avocat qui parle de ‘complaisance’ dénonce une ‘offense à la magistrature’, un ‘rejet’ et un ‘remplacement de la justice par un groupe de personnes qui s’autoproclament juges en voulant s’ériger en tribunal’. Cette situation est perçue comme une usurpation de fonction, car, pour Me El Hadj Diouf, l’acquittement, le non-lieu, la relaxe, entre autres, relèvent de la compétence exclusive des juges. Et de prédire, à cet effet, les ‘prémices d’un bordel judiciaire’ qui peut ‘installer le chaos’, ‘provoquer l’implosion sociale’ et la ‘dégénérescence de l’Etat’, de la part de ces membres de la société civile qualifiés d’’anarchistes’.

Dans le différend qui oppose le ministre Thierno Ousmane Sy à Abdou Latif Coulibaly, le premier est accusé d’être au cœur du scandale de l’affaire Sudatel. Me El Hadj Diouf qui parle de ‘trafic d’influence’, et de ‘manipulation de l’opinion’ balaie ces accusations d’un revers de la main : ‘Nous avons la preuve de l’innocence de Thierno Ousmane Sy.Latif n’en a aucune. Ce sont des allégations mensongères. Tout ce qu’il a dit est faux’. A la suite de ces démentis formels, l’avocat note des imprécisions sur les écrits de Latif Coulibaly, notamment sur le montant exact perçu par Thierno Ousmane Sy, le lieu, la date ainsi que les éventuelles décharges attestant qu’il a véritablement empoché de l’argent dans les commissions de Sudatel.

Thierno Ousmane Sy est le fils du Garde des Sceaux et ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy. Par conséquent, tout jugement rendu qui lui serait favorable pourrait être perçu comme étant de la complaisance, si l’on en croit certains observateurs. A cette frange de la société qui réclame aujourd’hui la démission de Cheikh Tidiane Sy de la tête du ministère de la Justice, parce que son fils est impliqué dans une procédure judicaire dont il se trouve être partie civile, Thierno Ousmane Sy lui-même coupe court à ces gens ‘mus par un dessein de nuire’. ‘Le problème n’a rien à voir avec la fonction de mon père. Au moment où je portais plainte, il n’était pas encore installé au département de la Justice’.

Réplique de la partie adverse : « L’audition de Latif n’est pas dirigée contre Thierno Ousmane Sy »

La sortie médiatique des avocats de Thierno Ousmane Sy ne laisse pas indifférents ceux de notre confrère Abdou Latif Coulibaly. Joint, hier, par téléphone, l’avocat Assane Dioma Ndiaye soutient qu’Abdou Latif Coulibaly n’est que le ‘dommage collatéral de l’affaire Sudatel’ et que son ‘audition n’était pas dirigée contre Thierno Ousmane Sy’. ‘L’audition du journaliste Abdou Latif Coulibaly, ajoute-t-il, entre dans le cadre d’un processus qui dépasse Thierno Ousmane Sy. Il s’agit de l’affaire Sudatel d’une manière générale. L’objectif recherché était de connaître les tenants et les aboutissants sur les écrits du journaliste. En d’autres termes, c’était pour voir si Abdou Latif Coulibaly détenait les preuves de ce qu’il a écrit, notamment le scandale qu’il a dénoncé. Notre client, Abdou Latif Coulibaly, n’est qu’un incident collatéral de l’affaire Sudatel’.

Me Assane Dioma Ndiaye clos le débat en livrant la quintessence de l’audition d’Abdou Latif Coulibaly : ‘L’inertie du parquet et les interpellations du peuple sénégalais justifient l’audition (...). La plainte pour diffamation de Thierno Ousmane Sy ne saurait remplacer une plainte exhaustive qui aurait permis d’entendre toutes les personnes concernées par cette affaire dite de Sudatel (...)’. ‘Abdoul Latif Coulibaly s’est expliqué devant le jury populaire pour dire que son intention n’a jamais été de nuire à une personne déterminée et qu’il n’était animé par aucune opposition crypto-personnelle. C’est un journaliste d’investigation. L’affaire Sudatel l’a intér

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2793/3164 Régulation des télécoms
  • 294/3164 Télécentres/Cybercentres
  • 2230/3164 Economie numérique
  • 1144/3164 Politique nationale
  • 3164/3164 Fintech
  • 345/3164 Noms de domaine
  • 1490/3164 Produits et services
  • 991/3164 Faits divers/Contentieux
  • 524/3164 Nouveau site web
  • 2962/3164 Infrastructures
  • 1133/3164 TIC pour l’éducation
  • 164/3164 Recherche
  • 214/3164 Projet
  • 2557/3164 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1228/3164 Sonatel/Orange
  • 971/3164 Licences de télécommunications
  • 219/3164 Sudatel/Expresso
  • 667/3164 Régulation des médias
  • 879/3164 Applications
  • 663/3164 Mouvements sociaux
  • 1045/3164 Données personnelles
  • 118/3164 Big Data/Données ouvertes
  • 379/3164 Mouvement consumériste
  • 281/3164 Médias
  • 393/3164 Appels internationaux entrants
  • 1169/3164 Formation
  • 77/3164 Logiciel libre
  • 1257/3164 Politiques africaines
  • 632/3164 Fiscalité
  • 123/3164 Art et culture
  • 428/3164 Genre
  • 1373/3164 Point de vue
  • 784/3164 Commerce électronique
  • 992/3164 Manifestation
  • 214/3164 Presse en ligne
  • 109/3164 Piratage
  • 207/3164 Téléservices
  • 739/3164 Biométrie/Identité numérique
  • 267/3164 Environnement/Santé
  • 259/3164 Législation/Réglementation
  • 253/3164 Gouvernance
  • 1242/3164 Portrait/Entretien
  • 120/3164 Radio
  • 461/3164 TIC pour la santé
  • 192/3164 Propriété intellectuelle
  • 47/3164 Langues/Localisation
  • 724/3164 Médias/Réseaux sociaux
  • 1378/3164 Téléphonie
  • 139/3164 Désengagement de l’Etat
  • 635/3164 Internet
  • 101/3164 Collectivités locales
  • 325/3164 Dédouanement électronique
  • 783/3164 Usages et comportements
  • 632/3164 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 461/3164 Audiovisuel
  • 2120/3164 Transformation digitale
  • 293/3164 Affaire Global Voice
  • 135/3164 Géomatique/Géolocalisation
  • 251/3164 Service universel
  • 453/3164 Sentel/Tigo
  • 136/3164 Vie politique
  • 996/3164 Distinction/Nomination
  • 30/3164 Handicapés
  • 555/3164 Enseignement à distance
  • 444/3164 Contenus numériques
  • 377/3164 Gestion de l’ARTP
  • 136/3164 Radios communautaires
  • 1340/3164 Qualité de service
  • 314/3164 Privatisation/Libéralisation
  • 178/3164 SMSI
  • 421/3164 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1706/3164 Innovation/Entreprenariat
  • 814/3164 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 29/3164 Internet des objets
  • 119/3164 Free Sénégal
  • 403/3164 Intelligence artificielle
  • 216/3164 Editorial
  • 2/3164 Gaming/Jeux vidéos
  • 23/3164 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous