OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Avril > Dessous de la vente de la licence de téléphonie à Sudatel : Comment des (…)

Dessous de la vente de la licence de téléphonie à Sudatel : Comment des Arabes, Américains et de hauts responsables nationaux se sont enrichis

vendredi 30 avril 2010

Licences de télécommunications

La vente de la licence de téléphonie par l’Etat du Sénégal n’a pas livré tous ses secrets. L’hebdomadaire « La Gazette » qui a mené une enquête sur cette affaire, revient sur les transactions douteuses qui ont permis à Sudatel de s’accaparer de la licence de téléphonie au détriment de Celtel dont l’offre était jugée meilleure.

Dans un premier temps, les autorités avaient annoncé que la vente de la licence à Sudatel avait rapporté à l’Etat du Sénégal, la somme de 100 milliards de Fcfa, avant de revenir pour annoncer 80 milliards de Fcfa. Depuis, les observateurs n’avaient de cesse de se poser des questions sur la destination des 20 milliards de Fcfa qui constituent la différence. « La Gazette » révèle que cet argent a été versé à des lobbyistes qui se sont démenés pour que Sudatel obtienne la licence. Ces lobbyistes, ce sont des Arabes, des Américains et des responsables sénégalais hauts placés. L’enquête menée par « La Gazette » a permis de retrouver les traces de 20 milliards de Fcfa à Dubaï.

C’est donc, suite à un intense lobbying que Sudatel a réussi à obtenir sa licence de téléphonie au Sénégal. Lorsque l’Agence de régulation des télécommunications et postes (Artp) lançait l’appel d’offres pour l’octroi d’une nouvelle licence globale de télécommunications, cinq sociétés s’étaient manifestées. Il s’agissait de Bintel, Belgacom, Celtel, Comium, Africa et Sudatel. Plus tard, une lettre de l’Artp portant règlement de l’appel à la concurrence, en date du 11 août 2007, demandera à ces sociétés de lui faire parvenir leurs offres fermes au plus tard le 31 août 2007 à 12 heures précises. Seules Celtel, Sudatel et Bintel se conformeront à cette exigence.

Finalement, c’est à Sudatel qu’est revenue la licence. Pourtant, là où Sudatel a fait une offre de 200 millions de dollars, Celtel proposait 210 millions de dollars. Il y a aussi que Celtel présente une plus grande capacité financière, son capital 4,7 milliards de dollars est le triple de celui de la société soudanaise qui est de 750 millions de dollars. Celtel promettait de tripler ses investissements en injectant 6,906 milliards en cinq ans, là où Sudatel envisage de mettre 515 millions de dollars seulement, pour la même échéance.

Sur le plan des références et capacités techniques en matière des télécommunications, les Soudanais, au moment de la transaction, n’opéraient que chez eux et en Mauritanie, contrairement à Celtel présente dans 14 pays d’Afrique. Concernant le calendrier de couverture, Sudatel prévoit de mailler l’intégralité du territoire national à sa cinquième année, alors que Celtel s’engageait de le faire seulement en deux ans. Pourquoi donc, au vu de tout cela, la licence a été octroyée à Sudatel ?

C’est que dès que l’opération de vente de la licence avait été lancée, la compagnie soudanaise qui a acheté le dossier d’appel d’offres et fait une offre technique et financière, avait pris la précaution de s’entourer des conseils de lobbyistes arabes et américains associés dans le cadre d’un consortium pour obtenir la mise. Un lobbying intense sera mené va être mené auprès des autorités sénégalaises. Le groupe de lobbyistes arabes va travailler au corps les autorités sénégalaises pour faire obtenir à Sudatel, la licence de téléphonie mise en vente.

Trois personnes centrales dans ce groupe arabe, ont coordonné et animé les pourparlers qui ont abouti à l’achat de la licence par Sudatel. Ce sont : Hussein Abou Basseet, Hamsa Al Hassan et Abdel Aziz Osman. L’accord conclu entre Sudatel et ses lobbyistes prévoyait le paiement d’une commission de 10 millions de dollars (5 milliards de Fcfa) pour ces derniers. Montant que les responsables de Sudatel ont tardé à payer, et en opérant plus tard, ils distingueront dans la procédure de paiement la part des Arabes et celle des Américains.

Selon « La Gazette », une correspondance du cabinet de lobbyistes en question, datée du 5 décembre 2007, réclamant ses honoraires, confirme l’accord conclu. Le directeur de ce cabinet confie à un de ses collaborateurs, la tâche ‘’d’encaisser l’intégralité de la facture impayée pour les services offerts lors de la transaction concernant la licence octroyée à Sudatel par le Sénégal’’. Seulement, si cette facture pour ce qui concernent les experts américains, a été payée, il n’en est rien pour les Arabes qui ont fini par attraire Sudatel devant les juridictions en tentant d’installer dans la cause l’Etat du Sénégal.

La vente de la licence devait également permettre le paiement de 30 millions de dollars (15 milliards de Fcfa) à de hauts responsables sénégalais. La Gazette soutient avoir réussi à avoir copie d’un ordre de virement émis par la Abu Dabi Islamic Al Bank qui a effectué le paiement de ces commissions évaluées 110 100 000 dirhams vers la Al Salam Bank. Ce montant en dirhams, une fois converti sur la base de 3,56 représente les 30 milliards de dollars. Le virement est effectué au profit de la société Red Shea Holding, une compagnie off Shore installée à Dubaï appartenant à des Sénégalais et qui est d’ailleurs administrée par un de nos compatriotes. L’argent qui a été ainsi viré, a juste transité dans les comptes de la société Red Shea Holding pour être immédiatement transféré dans des comptes en Allemagne.

Tout un manque à gagner pour le contribuable sénégalais et qui a permis d’enrichir des étrangers et des nationaux. Un scandale d’autant plus que nos autorités actuelles ne manquent de dénoncer les conditions dans lesquelles la licence de téléphonie a été octroyée à Tigo du temps du régime socialiste.

(Source : Nettali, 20 avril 2010)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2718/3081 Régulation des télécoms
  • 307/3081 Télécentres/Cybercentres
  • 2195/3081 Economie numérique
  • 1138/3081 Politique nationale
  • 3081/3081 Fintech
  • 342/3081 Noms de domaine
  • 1459/3081 Produits et services
  • 995/3081 Faits divers/Contentieux
  • 525/3081 Nouveau site web
  • 2889/3081 Infrastructures
  • 1120/3081 TIC pour l’éducation
  • 159/3081 Recherche
  • 228/3081 Projet
  • 2515/3081 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1228/3081 Sonatel/Orange
  • 978/3081 Licences de télécommunications
  • 231/3081 Sudatel/Expresso
  • 653/3081 Régulation des médias
  • 917/3081 Applications
  • 642/3081 Mouvements sociaux
  • 1028/3081 Données personnelles
  • 104/3081 Big Data/Données ouvertes
  • 381/3081 Mouvement consumériste
  • 284/3081 Médias
  • 376/3081 Appels internationaux entrants
  • 1162/3081 Formation
  • 76/3081 Logiciel libre
  • 1203/3081 Politiques africaines
  • 596/3081 Fiscalité
  • 125/3081 Art et culture
  • 421/3081 Genre
  • 1404/3081 Point de vue
  • 818/3081 Commerce électronique
  • 997/3081 Manifestation
  • 217/3081 Presse en ligne
  • 98/3081 Piratage
  • 236/3081 Téléservices
  • 722/3081 Biométrie/Identité numérique
  • 284/3081 Environnement/Santé
  • 253/3081 Législation/Réglementation
  • 257/3081 Gouvernance
  • 1218/3081 Portrait/Entretien
  • 115/3081 Radio
  • 445/3081 TIC pour la santé
  • 185/3081 Propriété intellectuelle
  • 46/3081 Langues/Localisation
  • 713/3081 Médias/Réseaux sociaux
  • 1353/3081 Téléphonie
  • 147/3081 Désengagement de l’Etat
  • 637/3081 Internet
  • 102/3081 Collectivités locales
  • 341/3081 Dédouanement électronique
  • 790/3081 Usages et comportements
  • 633/3081 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 457/3081 Audiovisuel
  • 2037/3081 Transformation digitale
  • 283/3081 Affaire Global Voice
  • 140/3081 Géomatique/Géolocalisation
  • 250/3081 Service universel
  • 445/3081 Sentel/Tigo
  • 142/3081 Vie politique
  • 1009/3081 Distinction/Nomination
  • 26/3081 Handicapés
  • 558/3081 Enseignement à distance
  • 439/3081 Contenus numériques
  • 368/3081 Gestion de l’ARTP
  • 142/3081 Radios communautaires
  • 1301/3081 Qualité de service
  • 319/3081 Privatisation/Libéralisation
  • 197/3081 SMSI
  • 445/3081 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1704/3081 Innovation/Entreprenariat
  • 808/3081 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 31/3081 Internet des objets
  • 116/3081 Free Sénégal
  • 387/3081 Intelligence artificielle
  • 217/3081 Editorial
  • 2/3081 Gaming/Jeux vidéos
  • 16/3081 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous