OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Janvier > Introduction ou non des services dans les Ape : Un débat perdu d’avance, (…)

Introduction ou non des services dans les Ape : Un débat perdu d’avance, selon des professionnels du secteur

vendredi 23 janvier 2009

Privatisation/Libéralisation

Les professionnels sénégalais des services n’apprécieraient pas une inclusion du commerce des services dans les Ape. Certains prédisent même un échec.

Elles ne sont pas encore engagées formellement, mais les négociations sur l’inclusion ou non du commerce des services dans les Accords de partenariat économique (Ape) entre l’Union européenne (Ue) et l’Afrique de l’Ouest risquent d’être un débat infructueux. D’ores et déjà, des voix s’élèvent du côté de cette partie du continent noir pour dénoncer l’inégalité qui existe dans l’attribution des marchés publics et le problème d’implantation des Africains en Europe. Ce qui n’est pas le cas pour les Européens en Afrique.

Secrétaire permanent de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), une organisation sénégalaise membre du Conseil national du patronat sénégalais (Cnp), Eugène Niox fait partie de ces frondeurs. ‘Les négociations sur le commerce des services est un débat qui est perdu d’avance. La raison est simple : les entreprises européennes, en l’occurrence françaises, s’installent facilement au Sénégal alors que nous éprouvons beaucoup de peines pour nous installer dans les pays européens’, a-t-il déploré hier, lors du séminaire régional sur les services et l’investissement. ‘Il faut appliquer la règle de la réciprocité. L’expertise est là. Elle peut s’exporter facilement. Il faut juste un accompagnement et un encadrement derrière’, a-t-il indiqué.

C’est le même sentiment de frustration qui a été affiché du côté de l’Ordre national des experts et évaluateurs agréés du Sénégal (Oneeas). Et c’est son président, Abdel Kader Aïdara, qui est monté au créneau, avec une illustratition à l’appui de sa thèse. ‘Nous constatons des inégalités dans l’attribution des marchés au Sénégal. La Société générale de surveillance (Sgs) s’est vu octroyer une autorisation d’exercer alors que les membres de l’Oneeas, bien que remplissant les conditions, ne sont pas choisis par les pouvoirs publics pour exercer le même contrôle. L’Etat ignore l’expertise locale pour des raisons que nous ignorons’, a déploré M. Aïdara. ‘L’Etat devrait s’interroger sur l’avenir des jeunes diplômés qui sont en chômage du fait de cette attitude’, a-t-il indiqué.

Le consultant de l’Ue qui a présenté une étude sur les ‘perspectives ouest-africaines sur le commerce des services’ est en phase avec lui. ‘Ce que je refuse, c’est que les Africains soient dans une situation où ce sont les Européens qui gagnent les marchés et les sous-traitent à ces derniers avec une portion congrue en termes de rémunération’, a signalé Abdoulaye Ndiaye. Et c’est ‘l’aspect investissement qui fait peur parce que les Africains ne veulent pas avoir les mains liées, ils ne veulent pas que n’importe quel investisseur vienne faire ce qu’il veut’, a-t-il souligné.

Pour autant, M. Ndiaye ne perd pas espoir. Pour lui, les Africains ont beaucoup à gagner en acceptant d’aller à la table des négociations parce qu’ils vont avoir des services de qualité à moindre coût pour le consommateur final. ‘Il ne faut pas refuser la négociation. Il faut aller, poser sur la table les contraintes du secteur des services et demander aux Européens de nous appuyer à régler ensemble les problèmes soulevés. Ce sont les négociations qui doivent permettre de lever les contraintes de développement du secteur des services’, a-t-il souligné. ‘Il faut négocier un partenariat gagnant-gagnant. Il faut négocier des mesures d’accompagnement permettant de mettre à niveau les entreprises afin qu’elles puissent compétir sur le marché international. Il faut entendre par mise à niveau le développement des infrastructures de qualité et le renforcement des capacités à travers une formation des ressources humaines. Et pour cela, il faut des fonds conséquents’, a indiqué le consultant. Ce dernier a aussi invité l’Etat à mettre en place un environnement propice au développement du secteur des services. Car, pour lui, les tendances observées au cours des 30 dernières années montrent que les pays développés et émergents ont eu une part croissante dans la création de richesses. Reste à savoir si ces appels seront entendus.

Nd. M. Gaye

(Source : Wal Fadjri, 22 janvier 2009)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2777/3135 Régulation des télécoms
  • 290/3135 Télécentres/Cybercentres
  • 2211/3135 Economie numérique
  • 1128/3135 Politique nationale
  • 3135/3135 Fintech
  • 344/3135 Noms de domaine
  • 1480/3135 Produits et services
  • 983/3135 Faits divers/Contentieux
  • 515/3135 Nouveau site web
  • 2941/3135 Infrastructures
  • 1124/3135 TIC pour l’éducation
  • 163/3135 Recherche
  • 211/3135 Projet
  • 2536/3135 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1223/3135 Sonatel/Orange
  • 967/3135 Licences de télécommunications
  • 217/3135 Sudatel/Expresso
  • 665/3135 Régulation des médias
  • 871/3135 Applications
  • 662/3135 Mouvements sociaux
  • 1036/3135 Données personnelles
  • 116/3135 Big Data/Données ouvertes
  • 374/3135 Mouvement consumériste
  • 280/3135 Médias
  • 391/3135 Appels internationaux entrants
  • 1164/3135 Formation
  • 77/3135 Logiciel libre
  • 1242/3135 Politiques africaines
  • 626/3135 Fiscalité
  • 123/3135 Art et culture
  • 424/3135 Genre
  • 1365/3135 Point de vue
  • 771/3135 Commerce électronique
  • 986/3135 Manifestation
  • 211/3135 Presse en ligne
  • 106/3135 Piratage
  • 203/3135 Téléservices
  • 737/3135 Biométrie/Identité numérique
  • 267/3135 Environnement/Santé
  • 257/3135 Législation/Réglementation
  • 253/3135 Gouvernance
  • 1227/3135 Portrait/Entretien
  • 120/3135 Radio
  • 460/3135 TIC pour la santé
  • 189/3135 Propriété intellectuelle
  • 46/3135 Langues/Localisation
  • 720/3135 Médias/Réseaux sociaux
  • 1367/3135 Téléphonie
  • 136/3135 Désengagement de l’Etat
  • 632/3135 Internet
  • 98/3135 Collectivités locales
  • 323/3135 Dédouanement électronique
  • 776/3135 Usages et comportements
  • 626/3135 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 456/3135 Audiovisuel
  • 2109/3135 Transformation digitale
  • 288/3135 Affaire Global Voice
  • 134/3135 Géomatique/Géolocalisation
  • 250/3135 Service universel
  • 449/3135 Sentel/Tigo
  • 135/3135 Vie politique
  • 983/3135 Distinction/Nomination
  • 30/3135 Handicapés
  • 548/3135 Enseignement à distance
  • 442/3135 Contenus numériques
  • 373/3135 Gestion de l’ARTP
  • 135/3135 Radios communautaires
  • 1330/3135 Qualité de service
  • 309/3135 Privatisation/Libéralisation
  • 176/3135 SMSI
  • 420/3135 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1692/3135 Innovation/Entreprenariat
  • 806/3135 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 29/3135 Internet des objets
  • 118/3135 Free Sénégal
  • 400/3135 Intelligence artificielle
  • 214/3135 Editorial
  • 2/3135 Gaming/Jeux vidéos
  • 23/3135 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous