OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2008 > Juillet > Protection des données personnelles sur le net : Vers la mise en place d’une (…)

Protection des données personnelles sur le net : Vers la mise en place d’une commission de contrôle

vendredi 11 juillet 2008

Données personnelles

Il sera bientôt possible pour un Sénégalais de poursuivre en justice une entreprise ou un particulier qui utilise ses données personnelles à des fins commerciales. Oumar Gaye, magistrat, conseiller juridique du président de la République, a révélé hier que la loi pour la protection des données à caractère personnel, votée en début d’année, sera bientôt opérationnelle.

Même si elle n’est pas encore active, la commission chargée de la protection des données à caractère personnel existe déjà. Le décret portant application de cette loi adoptée le 25 janvier dernier a été signé. C’est ce qu’a révélé hier Oumar Gaye, magistrat, conseiller juridique du président de la République, qui présidait un séminaire d’information sur le nouveau cadre juridique des technologies de l’information et de la communication au Sénégal. Selon le magistrat, cette loi a pour but de protéger la vie privée des individus et, par la même occasion, leurs données personnelles. Et pour qu’elle soit efficace, une commission dirigée par M. Gaye lui-même a été mise sur pied.

Dès que cette commission sera fonctionnelle, il ne sera plus permis à une entreprise ou une personne de collecter et de diffuser des données sur des individus sur la toile à des fins commerciales, sans le consentement des personnes intéressées. ‘Tout traitement de données à caractère personnel est interdit lorsque le consentement de la personne concernée n’est pas obtenu’, dispose l’article 32 de la loi. Cette commission est composée de onze membres (des magistrats, des députés, des agents de la direction de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie,) des agents de l’Agence de régulations des télécommunications (Artp)...) qui sont nommés par le président de la République. ‘Elle aura pour mission de veiller à ce que les données personnelles d’individu comme par exemple son identité, son adresse, son titre, sa fonction, son expérience, sa catégorie socioprofessionnelle, ou même ses données génétiques ne soient plus utilisées par des entreprises ou des personnes pour faire des profits’, explique Oumar Gaye. Ainsi, d’après la loi, toutes les informations, à l’exception de celles intéressant la sûreté de l’Etat, la défense ou la sécurité publique, doivent être accessibles au public gratuitement.

Selon le président de la commission, celle-ci est compétente pour formuler toutes recommandations utiles en vue de veiller à ce que les traitements des données à caractère personnel soient mis en œuvre conformément à la loi. Cependant, cette commission ne s’arrêtera pas à donner des conseils. Elle sera dotée d’un pouvoir coercitif, selon son président. Elle pourra éventuellement sanctionner les individus ou les entreprises qui violeront la loi.

En plus, même s’il est permis de collecter des données personnelles à des fins historiques, statistiques ou scientifiques, en revanche, toute personne a un droit d’accès aux informations le concernant. Autrement dit, affirme le magistrat, ‘la loi garantie aux individus la possibilité de consulter ou d’avoir une copie de leurs informations’. L’individu a également la possibilité de savoir si ses données font l’objet d’un traitement. Enfin, selon le conseiller juridique du chef de l’Etat, la personne ‘peut exiger que ses informations soient rectifiées ou tout simplement effacées si elles ne sont pas exactes, ou si elles sont caduques’.

En fait, la vente de données personnelles sur le net ‘est un business qui rapporte gros à des particuliers ou à des entreprises’, selon Mouhamadou Lô de l’Adie. Sans pour autant pouvoir chiffrer le montant exact de l’argent généré par la vente de données personnelles sur Internet, il estime que c’est une ‘activité très lucrative qui rapporte gros’. Ainsi, selon lui, les enjeux financiers sont énormes. Car, poursuit-il, si vous arrivez à collecter et à vendre une banque de données d’un million de noms, automatiquement vous êtes riche.

Charles Gaïky Diène

(Source : Wal Fadjri, 11 juillet 2008)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2777/3135 Régulation des télécoms
  • 290/3135 Télécentres/Cybercentres
  • 2211/3135 Economie numérique
  • 1128/3135 Politique nationale
  • 3135/3135 Fintech
  • 344/3135 Noms de domaine
  • 1480/3135 Produits et services
  • 983/3135 Faits divers/Contentieux
  • 515/3135 Nouveau site web
  • 2941/3135 Infrastructures
  • 1124/3135 TIC pour l’éducation
  • 163/3135 Recherche
  • 211/3135 Projet
  • 2536/3135 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1223/3135 Sonatel/Orange
  • 967/3135 Licences de télécommunications
  • 217/3135 Sudatel/Expresso
  • 665/3135 Régulation des médias
  • 871/3135 Applications
  • 662/3135 Mouvements sociaux
  • 1036/3135 Données personnelles
  • 116/3135 Big Data/Données ouvertes
  • 374/3135 Mouvement consumériste
  • 280/3135 Médias
  • 391/3135 Appels internationaux entrants
  • 1164/3135 Formation
  • 77/3135 Logiciel libre
  • 1242/3135 Politiques africaines
  • 626/3135 Fiscalité
  • 123/3135 Art et culture
  • 424/3135 Genre
  • 1365/3135 Point de vue
  • 771/3135 Commerce électronique
  • 986/3135 Manifestation
  • 211/3135 Presse en ligne
  • 106/3135 Piratage
  • 203/3135 Téléservices
  • 737/3135 Biométrie/Identité numérique
  • 267/3135 Environnement/Santé
  • 257/3135 Législation/Réglementation
  • 253/3135 Gouvernance
  • 1227/3135 Portrait/Entretien
  • 120/3135 Radio
  • 460/3135 TIC pour la santé
  • 189/3135 Propriété intellectuelle
  • 46/3135 Langues/Localisation
  • 720/3135 Médias/Réseaux sociaux
  • 1367/3135 Téléphonie
  • 136/3135 Désengagement de l’Etat
  • 632/3135 Internet
  • 98/3135 Collectivités locales
  • 323/3135 Dédouanement électronique
  • 776/3135 Usages et comportements
  • 626/3135 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 456/3135 Audiovisuel
  • 2109/3135 Transformation digitale
  • 288/3135 Affaire Global Voice
  • 134/3135 Géomatique/Géolocalisation
  • 250/3135 Service universel
  • 449/3135 Sentel/Tigo
  • 135/3135 Vie politique
  • 983/3135 Distinction/Nomination
  • 30/3135 Handicapés
  • 548/3135 Enseignement à distance
  • 442/3135 Contenus numériques
  • 373/3135 Gestion de l’ARTP
  • 135/3135 Radios communautaires
  • 1330/3135 Qualité de service
  • 309/3135 Privatisation/Libéralisation
  • 176/3135 SMSI
  • 420/3135 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1692/3135 Innovation/Entreprenariat
  • 806/3135 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 29/3135 Internet des objets
  • 118/3135 Free Sénégal
  • 400/3135 Intelligence artificielle
  • 214/3135 Editorial
  • 2/3135 Gaming/Jeux vidéos
  • 23/3135 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous