OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2008 > Février > Quand le mobile lamine les télécentres

Quand le mobile lamine les télécentres

lundi 18 février 2008

Télécentres/Cybercentres

Rien ne va plus pour les télécentres. Cette situation est due à la percée du mobil, mais aussi à des rigidités liées à leur mode de fonctionnement. Cependant l’Union nationale des exploitants de télé-centre et téléservices du Sénégal (l’Unetts) n’entend pas se laisser faire. Elle veut plutôt engager la riposte et affirme pour cela, avoir des arguments à faire prévaloir.

C’est en 1992 que les télécentres ont, pour la première fois, commencé à meubler le décor de nos villes. Le phénomène s’est progressivement rependu pour occuper une place de choix dans le vécu quotidien des sénégalais. A l’arrivée c’est tout un chapelet de performances glorieuses que l’on peut mettre à leur actif.

Le Sénégal, d’après nos sources, est le deuxième pays au monde après l’Inde et devant la Malaisie par le nombre de parcs de télécentres qu’il abrite sur son territoire : 18530 sont en tout répertoriés entre 2004 et 2005. Cela a généré 30 à 40 milles emplois. 50 à 60 milliards versés à la SONATEL soit 40 pour cent de son chiffre d’affaire. Sans compter les 5 milliards de TVA qu’ils font rentrer chaque année dans les caisses l’Etat.

Pourtant, malgré ce résultat, les télécentres sont aujourd’hui en perte de vitesse et fonctionnent au ralenti. Comment en sont ils arrivés là ? La percée du mobil. Véritable phénomène des temps modernes, le téléphone portable, ce terminal qui nous suit partout, avait tous les atouts pour être un concurrent sérieux. Ce qui le caractérise, c’est d’abord son aspect pratique, sa maniabilité. C’est aussi une très large palette de fonction allant des appels et de la messagerie, au vidéo, en passant par la radio, la photo entre autres fonctions. S’y ajoutent le net et la TV qui vont bientôt connaître une vulgarisation très rapide. Aujourd’hui plus de 2 millions de Sénégalais possèdent le téléphone portable Avec 10000 f on peut se procurer un appareil

Les travers d’un système

Appeler d’un poste fixe vers un poste fixe coûte beaucoup plus cher qu’appeler d’un portable vers un portable. On saisit son téléphone portable presque comme par réflexe pour émettre ou recevoir un appel. Tandis que le télécentre est un lieu où on doit se rendre physiquement pour ses besoins. Il y’a également une possible entrave à son intimité. Sans compter l’inexistante d’un service prépayé et donc de contrôle de la consommation. Bref autant de griefs que l’on peut considérer comme points faibles.

Cependant, pour Bassirou Cissé, Président de l’UNETTS, le malaise est beaucoup plus profond et cela découle d’une concurrence malsaine que leur livre, contre toute attente, ‘’Seddo*’’. Même s’il reconnaît que tout est parti de TIGO à l’époque Sentel. Cet opérateur s’était très tôt aperçu que pour faire face au positionnement réussi de la SONATEL, il fallait créer un système qui installerait le désamour entre les Sénégalais et les telecentres. IZI est né. Le message publicitaire de ce produit disait que désormais, vous allez pouvoir passer des appels avec seulement 100 francs, avec démonstration à l’appui. L’idée a très vite fait des émules. Oeil pour œil, dent pour dent, Sonatel a lancé ‘’Seddo’’, un produit exactement identique. Et depuis, c’est la descente aux enfers pour les télécentres. Comme quoi, quand les éléphants se battent...Autant dire que les télécentres constituent l’agneau du sacrifice dans cette guerre larvée que se livrent les deux grands opérateurs de la téléphonie. Cependant, l’UNETTS n’entend pas se laisser faire. Ils tiennent d’abord à tirer la sonnette d’alarme. Pour rappeler aux autorités que l’idée révolutionnaire de l’e-gouvernement, ne peut être vraiment efficace que lorsqu’il aura son répondant au niveau des populations à la base D’ou l’impérieuse nécessité de consolider les acquis obtenus avec l’existence des telecentres Mais plus pragmatique encore, l’UNETTS, par la voix de son Président, annonce la mise sur pied d’un partenariat tripartite entre l’Etat du Sénégal représenté par l’AIDE (l’Agence de l’Informatique de l’Etat), la firme Microsoft, et des banques de la place Les négociations sont très avancées et d’ici un mois le projet va aboutir affirme avec beaucoup d’assurance, Monsieur Birane Cissé, le Président.

Il s’agit d’un repositionnement qui va consacrer une migration du concept de telecentres à celui tele-services. Ces derniers seront des complexes multimédia avec un paquet de services inclusifs rassemblant toutes les facettes des NTIC.

Khalifa Abacacar Diop

(Source : La Sentinelle, 18 février 2008)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2939/3284 Régulation des télécoms
  • 315/3284 Télécentres/Cybercentres
  • 2344/3284 Economie numérique
  • 1194/3284 Politique nationale
  • 3284/3284 Fintech
  • 364/3284 Noms de domaine
  • 1557/3284 Produits et services
  • 1044/3284 Faits divers/Contentieux
  • 551/3284 Nouveau site web
  • 3046/3284 Infrastructures
  • 1202/3284 TIC pour l’éducation
  • 161/3284 Recherche
  • 230/3284 Projet
  • 2671/3284 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1317/3284 Sonatel/Orange
  • 1032/3284 Licences de télécommunications
  • 230/3284 Sudatel/Expresso
  • 688/3284 Régulation des médias
  • 939/3284 Applications
  • 690/3284 Mouvements sociaux
  • 1093/3284 Données personnelles
  • 117/3284 Big Data/Données ouvertes
  • 396/3284 Mouvement consumériste
  • 296/3284 Médias
  • 406/3284 Appels internationaux entrants
  • 1223/3284 Formation
  • 81/3284 Logiciel libre
  • 1320/3284 Politiques africaines
  • 651/3284 Fiscalité
  • 131/3284 Art et culture
  • 445/3284 Genre
  • 1455/3284 Point de vue
  • 849/3284 Commerce électronique
  • 1047/3284 Manifestation
  • 222/3284 Presse en ligne
  • 108/3284 Piratage
  • 238/3284 Téléservices
  • 762/3284 Biométrie/Identité numérique
  • 281/3284 Environnement/Santé
  • 265/3284 Législation/Réglementation
  • 267/3284 Gouvernance
  • 1273/3284 Portrait/Entretien
  • 117/3284 Radio
  • 475/3284 TIC pour la santé
  • 199/3284 Propriété intellectuelle
  • 49/3284 Langues/Localisation
  • 761/3284 Médias/Réseaux sociaux
  • 1435/3284 Téléphonie
  • 146/3284 Désengagement de l’Etat
  • 659/3284 Internet
  • 108/3284 Collectivités locales
  • 351/3284 Dédouanement électronique
  • 823/3284 Usages et comportements
  • 657/3284 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 483/3284 Audiovisuel
  • 2186/3284 Transformation digitale
  • 307/3284 Affaire Global Voice
  • 142/3284 Géomatique/Géolocalisation
  • 265/3284 Service universel
  • 478/3284 Sentel/Tigo
  • 142/3284 Vie politique
  • 1036/3284 Distinction/Nomination
  • 28/3284 Handicapés
  • 591/3284 Enseignement à distance
  • 465/3284 Contenus numériques
  • 393/3284 Gestion de l’ARTP
  • 147/3284 Radios communautaires
  • 1391/3284 Qualité de service
  • 342/3284 Privatisation/Libéralisation
  • 192/3284 SMSI
  • 463/3284 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1778/3284 Innovation/Entreprenariat
  • 837/3284 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 32/3284 Internet des objets
  • 130/3284 Free Sénégal
  • 406/3284 Intelligence artificielle
  • 229/3284 Editorial
  • 3/3284 Gaming/Jeux vidéos
  • 15/3284 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous