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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2007 > Septembre > Ecartés des consultations restreintes sur la 2e licence : Les professionnels (…)

Ecartés des consultations restreintes sur la 2e licence : Les professionnels des télécoms exigent leur part du capital

samedi 15 septembre 2007

Licences de télécommunications

Pour autant que la deuxième licence globale de télécommunication lui a échappé, l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication n’entend pas tout laisser à Sudatel, l’heureux gagnant. L’Optic exige d’avoir sa part dans les 15 % du capital réservés aux nationaux.

Contre mauvaise fortune, l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic) a décidé de faire bon cœur. Après avoir vu la deuxième licence globale de télécommunication lui filer arbitrairement, entre les doigts, l’Optic a décidé de se rabattre sur le capital ouvert au secteur privé local pour exiger sa part. Face, hier, à la presse, la direction de cette organisation a clairement exprimé sa volonté de figurer sur la liste des actionnaires de Sudatel, le nouvel opérateur ayant gagné la nouvelle licence. De l’avis de son président, la revendication majeure de l’Optic, c’était d’être présent de manière significative dans la géographie du capital du nouvel opérateur. « Nous avions demandé à obtenir 53 % du capital ou au minimum 30 %, partant de l’exemple de la Sonatel qui a eu à céder au secteur privé malien 30 % de son capital ». Selon le président de l’Optic, Antoine Ngom, il n’est pas question que le secteur privé soit exclu. Même si c’est 15 % du capital du nouvel opérateur de téléphonie, que les nationaux seront amenés à se partager, le leader de l’Optic est d’avis que mieux vaut cela que rien.

Revenant sur la procédure d’attribution de la dernière licence globale de télécommunication, les professionnels des technologies de l’information et de la communication s’indignent d’avoir été exclus parmi les prétendants au sésame. Leur déception est d’autant plus grande que, clament-ils, leur manifestation d’intérêt pour la nouvelle licence date de 2005. Ce qui était une exigence de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) qui avait opté pour des consultations restreintes à partir de manifestation d’intérêt d’opérateurs. Mieux, confie Antoine Ngom, Optic n’a jamais cessé d’être rappelée et d’ailleurs, elle a eu à participer aux journées de concertation sur la libéralisation du secteur des télécommunications. A en croire le président de l’Optic, l’Artp leur a assuré que leurs préoccupations relatives à la présence du secteur privé dans le capital de ce nouvel opérateur sont prises en compte sans qu’il sache jusqu’à quelle hauteur. « Nous avons rencontré l’autorité de régulation avant l’adjudication finale pour lui exprimer cette position et nous assurer que nos préoccupations de présence dans la géographie du capital du nouvel opérateur sont prises en compte », poursuit-il.

Une bonne transition qui a permis à M. Ngom de rappeler que la position de l’Optic a été toujours de soutenir le processus de libéralisation du secteur, pour une concurrence saine. Ce qui devrait favoriser une nette amélioration des offres en termes de diversification, de coûts et de qualité. Et tout en saluant la performance liée aux 200 millions de dollars empochés dans l’attribution de la nouvelle licence, le secteur privé invite l’Etat à porter une attention particulière aux aspects techniques pour offrir au Sénégal un service de télécommunication de qualité.

Le président de l’Optic s’est également prononcé sur le probable désengagement de l’Etat du capital de la Sonatel. « Au cas où l’Etat se désengagerait du capital, ce désengagement ne devrait pas être total. Et malgré le droit de préemption de France Télécom en cas de session de parts de l’Etat, un accord devrait être trouvé pour que ces parts cédées reviennent au secteur privé local et au personnel de la Sonatel » suggère-t-il. De l’avis du leader de l’Optic, l’Etat doit porter une attention particulière à tout désengagement de secteurs stratégiques et de souveraineté, en mettant en avant son secteur privé local.

Ibrahima DIAW et Aguibou Kane

(Source : Wal Fadjri, 15 septembre 2007)

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