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Un vaste programme de contrôle des réseaux radioélectriques en cours
jeudi
1er juin 2006
L’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a initié un vaste programme de modernisation de ses outils de gestion et de contrôle des réseaux radioélectriques. L’initiative s’étend avec la réalisation prochaine d’un Système d’lnformation et de Gestion automatisée, pour un contrôle, une gestion et une planification, appropriée des fréquences. La nouvelle de la réalisation prochaine d’un Système d’Information et de Gestion automatisée, a été don¬née hier par le directeur général de L’Agence de Règulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), Daniel G. Seck, en ouverture de la session de restitution de l’audit sur technique de la bande FM, de la 87.5 à la 108 de la région de Dakar. C’était à l’hôtel Méridien Président, en présence du directeur de la Communication, Modou Ngom présent au nom ministre de l’information, Bacar Dia et des représentants des radiodiffuseurs. Il s’agit d’une première phase de sensibilisation et d’accompagnement des utilisateurs de stations. Aujourd’hui, la prolifération des radios pose de sérieux problèmes de gestion du plan des fréquences établi en 1984 par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Ces dysfonctionnements expliquent les interférences intervenues depuis quelque temps. Et l’on a évoqué les désagréments survenus entre les fréquences des stations Sud Fm et Océan Fm, mais aussi entre la RTS et la RMD. Le secteur aéroportuaire souffre également du brouillage causé par certaines stations. L’ASECNA continue de déplorer cette situation lourde de risques pour La sécurité des usagers des avions. Les techniciens de l’ARTP estiment que ces impairs sont dus aux grandes mutations qu’a connues le secteur de l’audiovisuel dans la dernière décennie, depuis 1992 notamment. Selon le Directeur général de l’ARTP, c’est dans ce contexte, marqué par libéralisation du secteur des télécommunications, que l’Etat du Sénégal a institué la réforme en créant cette structure de régulation dans le cadre de la loi 2001-15. « L’agence a pour mission principale d’organiser le secteur des télécommunications pour un épanouissement des entreprises du secteur dans un cadre concurrentiel organisé et réglementé », a dit Daniel G. Seck. Et à l’en croire, la ressource spectrale constitue un élément important dans le développement des technologies de l’information et de communication, avec la croissance des réseaux et application sans fil. Il s’agit ainsi d’un atelier de restitution et d’échange sur les conclusions de l’opération d’audit technique du spectre de radiodiffusion à modulations de fréquence en vue de vérifier la conformité des émetteurs FM. Mais, les études faites par l’ARTP ont révélé que de nombreux exploitants de stations ne respectent pas les dispositions réglementaires et techniques contenues dans les décisions d’assignation établies. Les enseignements tirés d’une telle opération devraient permettre, entre autres, de faire respecter les rapports de protection requis entre émetteurs ainsi que les paramètres d’assignation en conformité avec le plan de Genève 84. « Aujourd’hui, nous avons essayé de leur montrer quel était l’état de la réglementation, qu’est-ce qu’il fallait faire et quels étaient leurs droits, mais également leurs obligations » insisté Thierno Mouhamadou Baba Ly, Directeur de la Réglementation et du Contentieux. Avant de poursuivre : « Je pense qu’il est important pour que tout le monde puisse occuper les fréquences de manière rationnelle, pour que chacun puisse faire ses émissions de manière confortable ». L’ARTP tient à préciser que ce segment de l’économie nationale connaîtra dans les années à venir, d’autres mutations majeures avec l’avènement de le radiodiffusion numérique. Sans compter le développement des nouvelles technologies de l’Information et de la Communication, qui nécessiteront certainement des actions pour accroître davantage son niveau d’efficacité. Cela dit, il faut tout faire pour disposer d’un environnement spectral assaini et maîtrisé devant participer à conférer au Sénégal une capacité réelle d’attirer les investisseurs dans le domaine des Télécommunications et NTIC. C.M.COLY (Source : Le Soleil, 1er juin 2006)
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