OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Juin > Antoine SCHWARZ, Pdg de Rfi : “La Radio du monde” pourrait parler des (…)

Antoine SCHWARZ, Pdg de Rfi : “La Radio du monde” pourrait parler des langues d’Afrique

mardi 28 juin 2005

Médias

Aujourd’hui, la diversité du paysage médiatique aidant, aucun groupe de presse ne peut se permettre de faire l’impasse sur les attentes réelles des auditeurs, lecteurs et autres consommateurs de l’information. Et face aux offres multiples dont bénéficient les populations africaines en matière de radio avec l’émergence du secteur privé, à la direction de Radio France internationale (Rfi) on entend renforcer le réseau de diffusion de la « radio du monde ». Avec une stratégie nouvelle : s’insérer dans la grille de programmes des entreprises locales à travers des « accords commerciaux de location ».

Wal Fadjri : Rfi a décentralisé, trois jours durant, son antenne à Dakar, pourquoi cette ville ?

Antoine SCHWARZ : Nous avions plusieurs raisons d’être à Dakar. D’abord, nous animons un séminaire avec nos correspondants africains. Et nous avions choisi Dakar parce que c’était finalement un peu le centre de l’Afrique au moins pour les connections et donc c’était très commode de les réunir ici plutôt qu’ailleurs. Ensuite nous avons fait des déplacements d’émissions pour leur permettre d’être plus prêts de leur public et de prendre le pouls des Dakarois. Et cela a très bien marché. Troisièmement, nous avions l’idée de faire une extension de notre réseau de diffusion, c’est la raison pour laquelle nous avons passé un accord avec la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts) pour étendre notre réseau de quatre Fm à six. Donc nous allons être présentés dans deux villes supplémentaires. En fait, nous allons couvrir les grandes villes du Sénégal. Le Sénégal est le pays sans doute le plus ouvert. Le Sénégal a une certaine forme de concurrence dans la radio comme il l’est d’ailleurs aussi pour la presse écrite. Et je rends hommage à l’ouverture des médias au Sénégal qui permet la coexistence des uns et des autres. C’est-à-dire du privé, du public mais aussi des radios nationales et des radios internationales.

Wal Fadjri :Nous savons qu’avec Rfi, c’est la grande artillerie. Et si l’on compare les moyens de « la Radio du monde » à ceux des pays d’Afrique, cela ne risque-t-il pas d’“étouffer” les radios locales ?

Antoine SCHWARZ : Mais justement je me félicite du fait que ce n’est pas la réaction au Sénégal. On ne considère pas qu’on écrase les autres. D’ailleurs, on ne les écrase pas à juger par les sondages que nous voyons. Ces sondages montrent que les résultats que nous avons sont honorables mais sans plus. Ce que nous voyons au contraire, c’est que les auditeurs qui écoutent Rfi, ce sont aussi des auditeurs qui écoutent d’autres radios. En fait, Il y a plutôt complémentarité que concurrence.

Wal Fadjri :N’avez-vous pas l’impression que Rfi perd du terrain avec l’émergence des radios privées qui s’ouvrent aux langues nationales ?

Antoine SCHWARZ : C’est vrai que la vraie concurrence en Afrique se fait au niveau des radios et même des radios internationales qui ont des émissions en langues vernaculaires. Cela est tout à fait vrai. La question pour nous est de savoir si nous devons le faire également. Nous avons d’ailleurs des interrogations et je n’ai pas la réponse. Nous avons un débat interne pour savoir si, il serait utile que dans certaines régions ou dans certains pays, nous utilisions en décrochage, donc localement, des langues africaines. Notamment le wolof, le peul ici au Sénégal, mais le haoussa dans la région du Niger le swahili dans l’Afrique de l’Est. Personnellement, j’hésite un peu. Je considère que notre première mission, c’est d’émettre en Français. C’est notre raison d’être initiale. Mais c’est vrai aussi que pour toucher à un public plus nombreux, il peut-être utile d’utiliser ces langues.

Wal Fadjri :Cela veut dire qu’il n’est pas exclu de réserver des créneaux horaires aux langues nationales africaines sur Rfi ?

Antoine SCHWARZ : Ce n’est pas exclu. C’est encore un sujet de débat interne.

Wal Fadjri :Rfi se préoccupe beaucoup des questions relatives aux situations politiques, aux conflits en Afrique... Existe-t-il, à votre niveau, une manière spécifique de gérer cette information ?

Antoine SCHWARZ : Mon niveau ne gère pas l’information. Ce n’est pas mon métier. Je gère l’entreprise. S’il y avait des conflits ou des situations diplomatiques extrêmement difficiles, il est évident que j’aurais peut-être à intervenir. Mais nous, nous considérons que les journalistes sont pleinement indépendants. Ils ont une responsabilité en matière d’information à tous les niveaux. Et s’il y a des problèmes, ces problèmes sont examinés niveau après niveau, notamment au niveau du Rédacteur en chef, du directeur de la rédaction et au final au niveau du directeur de l’Information, qui est un directeur général adjoint. Il est appelé à trancher certains problèmes.

Wal Fadjri :Pourtant Rfi a connu quelques problèmes avec ses reporters en Côte d’Ivoire par exemple et même dans d’autres pays, comment tout cela se gère ?

Antoine SCHWARZ : J’ajoute que nous avons également connu des problèmes au Sénégal... Mais, cela se gère. D’une manière générale lorsque nous ne faisons pas de fautes, (même s’il peut arriver qu’il ait des erreurs car personne n’est parfait) nous défendrons toujours le travail de nos journalistes vis-à-vis des pouvoirs politiques quels qu’ils soient.

Wal Fadjri :Que peuvent attendre de Rfi les entreprises avec qui elle a signé des accords ?

Antoine SCHWARZ : Nous avons passé deux accords avec la Rts d’une part et avec le groupe Excaf d’autre part pour nous faire reprendre des programmes sur des petites villes du Sénégal.

Wal Fadjri :Qu’est-ce cela va concrètement leur rapporter ?

Antoine SCHWARZ : Je ne sais pas trop. C’est un accord commercial de location auquel nous avons abouti. Nos partenaires sont contents aussi. Je pense que cela va rapporter peut-être quelques sous mais surtout la possibilité pour eux d’avoir des programmes supplémentaires qui sont de bonne qualité.

Wal Fadjri :Vous avez maintenant six émetteurs pour autant de villes au Sénégal, qu’avez-vous prévu pour le reste du pays ?

Antoine SCHWARZ : Je pense qu’avec ces émetteurs nous avons couvert à peu près le territoire d’une manière satisfaisante.

Wal Fadjri :Et vous allez vous en arrêter là ?

Antoine SCHWARZ : En tous les cas, je n’ai pas de plan de développement pour le moment.

Propos recueillis par Mbagnick NGOM

(Source : Wal Fadjri, 28 juin 2005)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2933/3256 Régulation des télécoms
  • 312/3256 Télécentres/Cybercentres
  • 2263/3256 Economie numérique
  • 1178/3256 Politique nationale
  • 3256/3256 Fintech
  • 350/3256 Noms de domaine
  • 1558/3256 Produits et services
  • 1008/3256 Faits divers/Contentieux
  • 529/3256 Nouveau site web
  • 3092/3256 Infrastructures
  • 1161/3256 TIC pour l’éducation
  • 158/3256 Recherche
  • 209/3256 Projet
  • 2665/3256 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1242/3256 Sonatel/Orange
  • 1007/3256 Licences de télécommunications
  • 222/3256 Sudatel/Expresso
  • 641/3256 Régulation des médias
  • 886/3256 Applications
  • 670/3256 Mouvements sociaux
  • 1120/3256 Données personnelles
  • 131/3256 Big Data/Données ouvertes
  • 389/3256 Mouvement consumériste
  • 285/3256 Médias
  • 391/3256 Appels internationaux entrants
  • 1158/3256 Formation
  • 80/3256 Logiciel libre
  • 1251/3256 Politiques africaines
  • 636/3256 Fiscalité
  • 106/3256 Art et culture
  • 410/3256 Genre
  • 1423/3256 Point de vue
  • 830/3256 Commerce électronique
  • 1005/3256 Manifestation
  • 219/3256 Presse en ligne
  • 102/3256 Piratage
  • 202/3256 Téléservices
  • 744/3256 Biométrie/Identité numérique
  • 256/3256 Environnement/Santé
  • 264/3256 Législation/Réglementation
  • 269/3256 Gouvernance
  • 1281/3256 Portrait/Entretien
  • 110/3256 Radio
  • 460/3256 TIC pour la santé
  • 198/3256 Propriété intellectuelle
  • 44/3256 Langues/Localisation
  • 733/3256 Médias/Réseaux sociaux
  • 1419/3256 Téléphonie
  • 141/3256 Désengagement de l’Etat
  • 632/3256 Internet
  • 100/3256 Collectivités locales
  • 349/3256 Dédouanement électronique
  • 803/3256 Usages et comportements
  • 640/3256 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 448/3256 Audiovisuel
  • 2218/3256 Transformation digitale
  • 273/3256 Affaire Global Voice
  • 127/3256 Géomatique/Géolocalisation
  • 257/3256 Service universel
  • 454/3256 Sentel/Tigo
  • 133/3256 Vie politique
  • 1008/3256 Distinction/Nomination
  • 24/3256 Handicapés
  • 560/3256 Enseignement à distance
  • 465/3256 Contenus numériques
  • 393/3256 Gestion de l’ARTP
  • 134/3256 Radios communautaires
  • 1403/3256 Qualité de service
  • 325/3256 Privatisation/Libéralisation
  • 167/3256 SMSI
  • 450/3256 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1706/3256 Innovation/Entreprenariat
  • 821/3256 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 31/3256 Internet des objets
  • 122/3256 Free Sénégal
  • 447/3256 Intelligence artificielle
  • 211/3256 Editorial
  • 2/3256 Gaming/Jeux vidéos
  • 15/3256 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous