OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Mai > L’essor des téléphones portables transforme les sociétés africaines

L’essor des téléphones portables transforme les sociétés africaines

mardi 17 mai 2005

Téléphonie

La croissance rapide de l’utilisation des téléphones portables dans le monde en développement, et particulièrement en Afrique subsaharienne, est en train de contribuer à transformer les économies nationales. Selon Leonard Waverman, un économiste de la London Business School, ce phénomène a donné naissance à une génération d’entrepreneurs énergiques et facilite la croissance des capitaux privés.

M. Waverman, qui participait à une conférence organisée le 5 mai par l’American Enterprise Institute (AEI) à Washington, a affirmé que l’utilisation généralisée des téléphones portables constituait une nouvelle source de développement économique en Afrique.

Si le taux de pénétration des portables est seulement de 9 % dans l’ensemble de l’Afrique, les services mobiles représentent près de 75 % de toutes les connexions téléphoniques dans 19 des pays les plus pauvres de ce continent. « Le taux de croissance du nombre d’abonnés à un service de téléphonie mobile dans les pays en développement est le double de celui enregistré dans le monde industrialisé. »

Dans la plupart des cas, a expliqué M. Waverman, l’infrastructure de la téléphonie mobile est plus facile à installer et à entretenir que les systèmes fixes de télécommunication hérités de l’ère coloniale qui sont souvent, de surcroît, contrôlés par les gouvernements. Les nouveaux systèmes mobiles contournent la question du contrôle, présentent moins de problèmes techniques et ont un effet notable sur l’avenir des télécommunications en Afrique au fur et à mesure que les anciens réseaux analogiques sont remplacés par des réseaux numériques.

M. Scott Wallsten, un ancien économiste de la Banque mondiale qui est aujourd’hui chercheur à l’AEI, a ajouté que « la téléphonie mobile réussissait souvent dans les pays en développement parce que les monopoles d’État considèrent rarement ces nouveaux services comme une menace - jusqu’à ce qu’ils soient bien développés. Mais alors les investissements ont été faits, et la clientèle est bien établie. »

M. Waverman a souligné qu’un bon réseau de communication était important du point de vue de la stimulation de la croissance économique des pays en développement parce qu’il transformait le secteur des entreprises et répandait la richesse aussi loin que la voix pouvait se propager.

« L’information, c’est le pouvoir. Conséquemment, disséminer l’information à tous réduit la puissance des élites. C’est précisément ce qui se passe actuellement en Afrique. Nous assistons à la naissance d’une nouvelle classe moyenne » au fur et à mesure que de nouvelles entreprises se créent avec de nouveaux capitaux pour se développer.

Pendant ce temps, a-t-il ajouté, « le fossé numérique entre le monde industrialisé et les pays en développement se comble, non pas à cause de l’impact de l’ordinateur personnel, mais à cause de la propagation des téléphones portables » (qui sont moins coûteux).

L’une des clés du succès des portables en Afrique est que les utilisateurs paient à la communication au lieu de devoir prendre des forfaits comme en Asie et en Occident. « Cela constitue un avantage énorme pour les pauvres. »

La popularité croissante du portable a également un effet considérable sur les voyages et les transports dans une région qui demeure essentiellement rurale. « Les transports sont chers et inefficaces : louer une bicyclette pour un an absorbe presque 20 % du revenu personnel net. » En permettant de substituer un contact vocal à la présence physique, les téléphones portables peuvent réduire les frais de déplacement, a expliqué M. Waverman.

Mme Diane Cole, professeure à l’université de Manchester (Grande-Bretagne), a déclaré que le fait que les gens utilisent des téléphones portables et soient facilement joignables avait des implications importantes et présentait un avantage pour les plus démunis. « Par exemple, si vous cherchez un emploi, vous pouvez laisser un numéro où on peut vous joindre. Cela facilite les choses. »

« De même, vous pouvez éviter un déplacement en ville pour vérifier si des biens sont en stock. Cela évite des frais et une perte de temps. Un voyage en bus coûte 15 rands. Une communication téléphonique ne coûte que 5 rands, et fait économiser un temps considérable. »

Les téléphones portables peuvent constituer une source directe de revenu, a-t-elle ajouté. En Tanzanie, par exemple, on partage beaucoup les portables. Certains utilisateurs prêtent leur téléphone contre une somme d’argent.

Elle a ensuite fait remarquer qu’en Afrique du Sud, par exemple, les gens consacraient de 10 à 15 % de leur revenu au téléphone portable, contre 5 % dans le monde développé. « Cela montre toute l’importance que les pauvres accordent à la téléphonie mobile. »

Bruce Greenberg

(Source : United States Department of State, 17 Mai 2005)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4825/5259 Régulation des télécoms
  • 362/5259 Télécentres/Cybercentres
  • 3424/5259 Economie numérique
  • 1817/5259 Politique nationale
  • 5259/5259 Fintech
  • 624/5259 Noms de domaine
  • 2490/5259 Produits et services
  • 1517/5259 Faits divers/Contentieux
  • 770/5259 Nouveau site web
  • 5123/5259 Infrastructures
  • 1816/5259 TIC pour l’éducation
  • 249/5259 Recherche
  • 255/5259 Projet
  • 3977/5259 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1909/5259 Sonatel/Orange
  • 1680/5259 Licences de télécommunications
  • 291/5259 Sudatel/Expresso
  • 1039/5259 Régulation des médias
  • 1352/5259 Applications
  • 1094/5259 Mouvements sociaux
  • 1966/5259 Données personnelles
  • 279/5259 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5259 Mouvement consumériste
  • 369/5259 Médias
  • 663/5259 Appels internationaux entrants
  • 1786/5259 Formation
  • 97/5259 Logiciel libre
  • 2430/5259 Politiques africaines
  • 1098/5259 Fiscalité
  • 177/5259 Art et culture
  • 614/5259 Genre
  • 1868/5259 Point de vue
  • 1120/5259 Commerce électronique
  • 1516/5259 Manifestation
  • 330/5259 Presse en ligne
  • 130/5259 Piratage
  • 216/5259 Téléservices
  • 1167/5259 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5259 Environnement/Santé
  • 350/5259 Législation/Réglementation
  • 382/5259 Gouvernance
  • 2039/5259 Portrait/Entretien
  • 160/5259 Radio
  • 800/5259 TIC pour la santé
  • 286/5259 Propriété intellectuelle
  • 60/5259 Langues/Localisation
  • 1149/5259 Médias/Réseaux sociaux
  • 2243/5259 Téléphonie
  • 195/5259 Désengagement de l’Etat
  • 1058/5259 Internet
  • 117/5259 Collectivités locales
  • 482/5259 Dédouanement électronique
  • 1259/5259 Usages et comportements
  • 1065/5259 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 568/5259 Audiovisuel
  • 4110/5259 Transformation digitale
  • 395/5259 Affaire Global Voice
  • 157/5259 Géomatique/Géolocalisation
  • 384/5259 Service universel
  • 683/5259 Sentel/Tigo
  • 191/5259 Vie politique
  • 2097/5259 Distinction/Nomination
  • 34/5259 Handicapés
  • 733/5259 Enseignement à distance
  • 714/5259 Contenus numériques
  • 623/5259 Gestion de l’ARTP
  • 200/5259 Radios communautaires
  • 2369/5259 Qualité de service
  • 509/5259 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5259 SMSI
  • 620/5259 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2838/5259 Innovation/Entreprenariat
  • 1396/5259 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5259 Internet des objets
  • 174/5259 Free Sénégal
  • 980/5259 Intelligence artificielle
  • 208/5259 Editorial
  • 4/5259 Gaming/Jeux vidéos
  • 28/5259 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous