OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Septembre > Les autorités s’attaquent aux « publicités mensongères » diffusées sur les (…)

Les autorités s’attaquent aux « publicités mensongères » diffusées sur les radios

vendredi 3 septembre 2004

Régulation des médias

Le ministère sénégalais de l’Information a lancé un avertissement aux radios qui diffusent des publicités mensongères de tradipraticiens qu’il estime non dignes de foi. Cette mesure, qui intervient après plusieurs mises en garde du Haut conseil de l’audiovisuel, pourrait signifier la fin des publicités radiodiffusées pour les acteurs de ce secteur.

« Le Dr Papa Pitié, diplômé au Nigeria, vous promet de guérir le sida, les problèmes gastriques, de tension cardiovasculaire et même de grossir le diamètre de votre sexe. La consultation revient à 1 000 F CFA et le traitement aussi. » C’est en substance le contenu du communiqué de ce tradipraticien, très diffusé sur les ondes de Saint-Louis (Nord-Ouest du Sénégal), selon Cheikh, un Sénégalais de 38 ans. « Ce genre d’annonce est monnaie courante en ce moment », précise-t-il. Mais pour combien de temps encore ? Les autorités du pays ont décidé de sanctionner les « publicités mensongères » qui promettent monts et merveilles aux plus désœuvrés. Une mesure qui vise particulièrement les radios qui, depuis quelque mois, ne cessent de passer des réclames d’une véracité douteuse.

L’organisation non gouvernementale de la Promotion de la médecine traditionnelle (Prometra-Sénégal) estime qu’il faut remettre les pendules à l’heure. C’est pourquoi, à l’occasion de la deuxième Journée africaine de la médecine traditionnelle, elle organise, samedi 4 septembre, une manifestation qui mènera les acteurs du secteur de l’Obélisque, sur l’avenue du Général de Gaulle, à la Radio Télévision sénégalaise. L’objectif est d’interpeller le pouvoir sur la nécessité d’une loi régissant leur domaine d’activité pour éviter des débordements comme ceux qui font en ce moment polémique au Sénégal.

Le Haut conseil de l’audiovisuel avait déjà averti les radios

Ces débordements, qui se sont récemment intensifiés, ont commencé il y a plusieurs mois. Suite à des plaintes de patients déçus, le Haut conseil de l’audiovisuel (HCA) avait émis plusieurs injonctions à l’encontre des radios. Il avait aussi délivré des communiqués pour attirer leur attention sur les conséquences de la diffusion de messages mensongers. En vain. Le ministre de l’Information Mamoudou Diop Decroix a donc sorti, le 26 août dernier, une circulaire à tous les directeurs de radio pour soutenir l’action du HCA.

Le texte souligne que la « publicité mensongère cause d’énormes préjudices à un nombre incalculable de nos citoyens » et exhorte les responsables concernés à appliquer la loi pour protéger les quelque 85% de Sénégalais qui font appel aux tradipraticiens pour se soigner. « L’article 83-20 stipule que la publicité ne doit pas éveiller chez les malades des espoirs fallacieux, ni exploiter leur manque éventuel d’esprit critique à l’égard des messages leur promettant un traitement efficace ou la guérison », explique Modou Ngom, directeur de la communication du ministère.

Sanctions allant du retrait d’agrément à la fermeture

Les contrevenants risquent de lourdes sanctions. « Désormais, toute violation de ces dispositions expose à des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de l’agrément et à la fermeture pure et simple de la station fautive », avertit le document ministériel. « Au vu de la recrudescence des six derniers mois, il fallait à un moment dire ‘stop’. Il n’est plus possible d’entendre des publicités qui promettent notamment de guérir du sida en 48 heures », commente Modou Ngom, qui souligne que le Nigeria, avant le Sénégal, avait haussé le ton concernant « les publicités mensongères ».

La nouvelle a créé une onde de choc dans les radios. « Certains sont venus nous voir pour savoir si les programmes et débats sur le sida étaient menacés, pour savoir ce qu’ils avaient le droit ou non de faire. Un dialogue s’est installé, mais les avis sur notre décision sont mitigés », commente Modou Ngom.

Les tradipraticiens victimes de leur succès ?

Mitigé, c’est le moins qu’on puisse dire. « Tout est possible. Si quelqu’un vous dit qu’il peut soigner le sida, peut-être qu’il le peut réellement. J’ai déjà entendu parler de gens qui ne présentaient plus les symptômes de la maladie après avoir consulté un tradipraticien. Je pense que cette mesure vise uniquement à rassurer les médecins dont les cabinets se vident au profit des tradipraticiens », conclut un employé d’une radio sénégalaise qui a préféré ne pas être cité.

D’autres professionnels du milieu y voient une mesure socio-sanitaire de premier ordre. Car ils soulignent que lorsque les gens lisent ou entendent une information dans les médias, ils la prennent pour argent comptant. D’où leur devoir de les protéger. « Le secrétaire général a interdit de passer des annonces de tradipraticiens, car on ne peut pas faire la différence entre les vrais et les faux. Plutôt que de faire prendre un risque à nos auditeurs, nous avons choisi de ne cautionner aucun tradipraticien », explique Khalil Gueye, du service commercial de Sud FM Dakar. Et c’est bien la seule solution qui semble la plus appropriée pour ne pas avoir de problèmes avec les autorités. Pour ne pas tomber sous le coup de la loi, certaines stations pourraient décider de l’appliquer. Ce qui signifierait une disparition des annonces des tradipraticiens sur les ondes sénégalaises.

Habibou Bangré

(Source : Afrik.com 3 septembre 2004)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2616/3006 Régulation des télécoms
  • 288/3006 Télécentres/Cybercentres
  • 2045/3006 Economie numérique
  • 1102/3006 Politique nationale
  • 3006/3006 Fintech
  • 313/3006 Noms de domaine
  • 1404/3006 Produits et services
  • 924/3006 Faits divers/Contentieux
  • 486/3006 Nouveau site web
  • 2835/3006 Infrastructures
  • 1039/3006 TIC pour l’éducation
  • 151/3006 Recherche
  • 190/3006 Projet
  • 2356/3006 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1165/3006 Sonatel/Orange
  • 942/3006 Licences de télécommunications
  • 206/3006 Sudatel/Expresso
  • 620/3006 Régulation des médias
  • 865/3006 Applications
  • 628/3006 Mouvements sociaux
  • 1033/3006 Données personnelles
  • 138/3006 Big Data/Données ouvertes
  • 352/3006 Mouvement consumériste
  • 253/3006 Médias
  • 371/3006 Appels internationaux entrants
  • 1106/3006 Formation
  • 69/3006 Logiciel libre
  • 1203/3006 Politiques africaines
  • 583/3006 Fiscalité
  • 111/3006 Art et culture
  • 385/3006 Genre
  • 1300/3006 Point de vue
  • 754/3006 Commerce électronique
  • 915/3006 Manifestation
  • 201/3006 Presse en ligne
  • 87/3006 Piratage
  • 199/3006 Téléservices
  • 683/3006 Biométrie/Identité numérique
  • 260/3006 Environnement/Santé
  • 236/3006 Législation/Réglementation
  • 231/3006 Gouvernance
  • 1164/3006 Portrait/Entretien
  • 96/3006 Radio
  • 433/3006 TIC pour la santé
  • 174/3006 Propriété intellectuelle
  • 41/3006 Langues/Localisation
  • 683/3006 Médias/Réseaux sociaux
  • 1280/3006 Téléphonie
  • 126/3006 Désengagement de l’Etat
  • 613/3006 Internet
  • 95/3006 Collectivités locales
  • 305/3006 Dédouanement électronique
  • 765/3006 Usages et comportements
  • 596/3006 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 399/3006 Audiovisuel
  • 2100/3006 Transformation digitale
  • 273/3006 Affaire Global Voice
  • 123/3006 Géomatique/Géolocalisation
  • 240/3006 Service universel
  • 413/3006 Sentel/Tigo
  • 130/3006 Vie politique
  • 1044/3006 Distinction/Nomination
  • 25/3006 Handicapés
  • 499/3006 Enseignement à distance
  • 415/3006 Contenus numériques
  • 348/3006 Gestion de l’ARTP
  • 120/3006 Radios communautaires
  • 1292/3006 Qualité de service
  • 308/3006 Privatisation/Libéralisation
  • 170/3006 SMSI
  • 398/3006 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1608/3006 Innovation/Entreprenariat
  • 771/3006 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 30/3006 Internet des objets
  • 109/3006 Free Sénégal
  • 490/3006 Intelligence artificielle
  • 193/3006 Editorial
  • 2/3006 Gaming/Jeux vidéos
  • 15/3006 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous