OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Juillet > La France et les « oreilles de l’Etat »

La France et les « oreilles de l’Etat »

samedi 31 juillet 2004

Données personnelles

En France où pourtant l’administration se soucie du droit au respect de la vie privée des citoyens, les écoutes téléphoniques visent exceptionnellement des domaines relatifs à « la sûreté de l’Etat ou la Défense nationale, le terrorisme, la criminalité ou la délinquance organisée, la sauvegarde du potentiel économique ou scientifique ».

Sur le plan judiciaire, le législateur français a codifié les écoutes téléphoniques qui sont ordonnées par un juge dans le cadre d’une instruction. Mais, il faut distinguer celles-ci de ce que l’on appelle les « écoutes sauvages » relevant de la pratique de particuliers, d’entreprises. Ces écoutes sauvages sont illégales et peuvent faire l’objet de poursuites judiciaires.

Mieux, le législateur français a veillé à ce que la décision de pratiquer des écoutes téléphoniques administratives soit au préalable autorisée par le chef du gouvernement à la requête du ministre de l’Intérieur, de la Défense ou des Douanes. L’autorisation vaut pour un délai de quatre mois au maximum avec une possibilité de reconduction de la décision. Les citoyens français peuvent d’ailleurs s’adresser à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (Cncis) s’ils estiment faire l’objet d’une écoute administrative. Cette commission « vérifie si une écoute est en cours, demande son interruption si elle ne remplit pas les conditions légales. Elle vous signale que les vérifications ont été effectuées, sans préciser toutefois si vous étiez ou non sous écoutes ».

Sauf législation ou réglementation particulière, l’écoute ou l’enregistrement de conversations téléphoniques sur le lieu de travail sont en général interdites. Il y a là un souci de protection des salariés ou des agents publics compte tenu des risques d’atteinte à leurs libertés et à leur vie privée. En France, il existe même un interdit pénal touchant le domaine des écoutes téléphoniques. Deux articles du code pénal français peuvent être rappelés à ce titre. Il s’agit d’abord de l’article 226-15 du Code pénal incriminant « le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner, d’utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l’installation d’appareils conçus pour réaliser de telles interceptions (un an d’emprisonnement, 45 000 euros d’amende) ». Il y a ensuite l’article 432-9 du même Code pénal qui « incrimine le fait, pour une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, d’ordonner, de commettre, ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, l’interception ou le détournement des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications, l’utilisation ou la divulgation de leur contenu (trois ans d’emprisonnement, 45 000 euros d’amende) ».

Par ailleurs, en France, toute écoute téléphonique est assujettie à une « démonstration de la nécessité absolue d’y recourir ». Cela au nom du « respect du principe de proportionnalité ». On peut également retenir que pour des raisons liées à l’obligation d’information, il n’y a « pas d’écoute téléphonique à l’insu des personnels et de leurs interlocuteurs ». En effet, « conformément aux dispositions du code du travail et aux textes relatifs aux trois fonctions publiques, les instances représentatives du personnel doivent être consultées avant toute mise en oeuvre d’un dispositif d’écoute ou d’enregistrement des conversations téléphoniques ».

L’installation d’un dispositif d’écoute ou d’enregistrement des conversations téléphoniques est subordonnée nécessairement à une autorisation préalable. Voilà autant de pistes qui méritent aujourd’hui d’être explorées, en ce siècle de bouleversements trépidants dans le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Soro Diode

(Source : Le Quotidien 31 juillet2004)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2612/2992 Régulation des télécoms
  • 287/2992 Télécentres/Cybercentres
  • 2041/2992 Economie numérique
  • 1099/2992 Politique nationale
  • 2992/2992 Fintech
  • 311/2992 Noms de domaine
  • 1396/2992 Produits et services
  • 923/2992 Faits divers/Contentieux
  • 486/2992 Nouveau site web
  • 2826/2992 Infrastructures
  • 1038/2992 TIC pour l’éducation
  • 150/2992 Recherche
  • 190/2992 Projet
  • 2350/2992 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1163/2992 Sonatel/Orange
  • 940/2992 Licences de télécommunications
  • 206/2992 Sudatel/Expresso
  • 619/2992 Régulation des médias
  • 864/2992 Applications
  • 627/2992 Mouvements sociaux
  • 1028/2992 Données personnelles
  • 135/2992 Big Data/Données ouvertes
  • 352/2992 Mouvement consumériste
  • 253/2992 Médias
  • 369/2992 Appels internationaux entrants
  • 1102/2992 Formation
  • 69/2992 Logiciel libre
  • 1200/2992 Politiques africaines
  • 580/2992 Fiscalité
  • 111/2992 Art et culture
  • 385/2992 Genre
  • 1298/2992 Point de vue
  • 754/2992 Commerce électronique
  • 914/2992 Manifestation
  • 201/2992 Presse en ligne
  • 87/2992 Piratage
  • 199/2992 Téléservices
  • 680/2992 Biométrie/Identité numérique
  • 259/2992 Environnement/Santé
  • 236/2992 Législation/Réglementation
  • 231/2992 Gouvernance
  • 1161/2992 Portrait/Entretien
  • 96/2992 Radio
  • 431/2992 TIC pour la santé
  • 174/2992 Propriété intellectuelle
  • 41/2992 Langues/Localisation
  • 681/2992 Médias/Réseaux sociaux
  • 1276/2992 Téléphonie
  • 126/2992 Désengagement de l’Etat
  • 613/2992 Internet
  • 95/2992 Collectivités locales
  • 305/2992 Dédouanement électronique
  • 763/2992 Usages et comportements
  • 595/2992 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 399/2992 Audiovisuel
  • 2093/2992 Transformation digitale
  • 273/2992 Affaire Global Voice
  • 123/2992 Géomatique/Géolocalisation
  • 240/2992 Service universel
  • 412/2992 Sentel/Tigo
  • 130/2992 Vie politique
  • 1039/2992 Distinction/Nomination
  • 25/2992 Handicapés
  • 499/2992 Enseignement à distance
  • 415/2992 Contenus numériques
  • 348/2992 Gestion de l’ARTP
  • 120/2992 Radios communautaires
  • 1285/2992 Qualité de service
  • 308/2992 Privatisation/Libéralisation
  • 169/2992 SMSI
  • 395/2992 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1604/2992 Innovation/Entreprenariat
  • 769/2992 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 30/2992 Internet des objets
  • 108/2992 Free Sénégal
  • 486/2992 Intelligence artificielle
  • 193/2992 Editorial
  • 2/2992 Gaming/Jeux vidéos
  • 15/2992 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous