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Youssef Aqallal, Directeur Afrique de SAS : « L’analyse des données à l’ère du Big Data, un enjeu capital pour les organisations »

lundi 4 juin 2018

Souvent caractérisées par les trois V (volume, vélocité et variété), les données croissent de façon exponentielle. Au cours des deux dernières années, la quantité de données produites a dépassé celle de toute l’histoire de l’humanité. Youssef Aqallal, Directeur Afrique de SAS, éditeur de logiciels spécialisé en informatique décisionnelle, explique les enjeux de la culture de la donnée pour l’Afrique et comment l‘analyse prédictive, l’intelligence artificielle peuvent façonner les organisations.

Cio Mag : Comment la culture de la donnée peut-elle venir en aide aux entreprises notamment africaines pour accroitre leur part de marché ?

Youssef Aqallal : Nous assistons à une véritable révolution de la donnée. Pour faire face à la mondialisation, à l’évolution constante des écosystèmes et continuer à accroitre leurs parts de marché, les entreprises notamment africaines sont condamnées à mieux et plus rapidement comprendre mais aussi analyser et exploiter leurs données. Il en va de leur compétitivité, de leur survie même.

Chez SAS, nous envisageons un monde où tout le monde peut prendre de meilleures décisions, fondées sur de nouvelles données et découvertes, grâce à l’utilisation des solutions de SAS® Analytics, un monde où la donnée couplée avec l’Analytics donnent à ceux qui l’exploitent de manière optimale « le pouvoir de savoir », THE POWER TO KNOW.

CM : Comment arriver à convaincre les entreprises africaines à sa généralisation ?

YA : Les entreprises africaines doivent être en mesure d’exploiter leurs idées et leur créativité au maximum et à tous les niveaux de l’organisation pour libérer le potentiel intellectuel de leurs organisations. Il y a forcément une composante d’accompagnement de changement essentielle à prendre en compte pour réussir cette transformation, mais in fine toute entreprise qui met en place cette culture de la donnée et de l’analyse, quel que soit son niveau de compétence, se met naturellement dans une meilleure position pour résoudre ses problèmes, prendre des décisions éclairées et atteindre ses objectifs.

CM : L’expérience client est fondamentale dans un contexte de forte concurrence. Comment l’analytique peut-elle aider à se différencier ?

YA : Les clients s’attendent de nos jours à ce que les marques sachent ce qu’ils veulent, quand et comment ils le veulent. L’analyse prédictive, l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique peuvent aider les marketeurs et globalement tous ceux qui interviennent dans la relation client à répondre à ces demandes y compris en temps réel, tout en permettant de mettre en œuvre des stratégies marketing de plus en plus ciblées et pertinentes. Les solutions SAS offrent aux entreprises de nouvelles opportunités pour améliorer et hyper personnaliser leurs relations clients. Il est possible de mieux segmenter, de prédire de nombreux comportements clients, d’aller au-devant et d’anticiper les exigences de la clientèle, pour mieux adapter les produits et services à leurs réels besoins.

CM : Pensez-vous qu’il y a des secteurs prioritaires pour la mise en œuvre de l’analytique ?

YA : Le Big data est une réalité ! … les volumes de données augment de façon exponentielle tous les jours et pas seulement pour les banques, les assurances ou les opérateurs télécommunications (qui étaient par le passé vus comme les rares concernés) mais aussi dans d’autres secteurs tels que l’énergie, l’hôtellerie, l’industrie pharmaceutique, les caisses de retraite et de sécurité sociale, le médical, les douanes, le transport, l’agroalimentaire, les impôts, la distribution, le commerce électronique, les services informatiques, etc.La mise en œuvre efficace de l’analytique est nécessaire pour toutes ces organisations !Ce qui est essentiel, comme nous le faisons ensemble chez SAS avec nos 83000 clients à travers le monde, est de bien définir et prioriser les bons « uses cases » et scenarii pertinents qui apportent rapidement le plus de valeur à l’entreprise, que ce soit pour répondre à des enjeux règlementaires ou internes liés a la gestion du risque ou de la fraude par exemple ou encore pour adresser des problématiques marketing, commerciales et plus globalement liées a la relation client.

CM : Quels sont les secteurs les plus critiques à ce niveau ?

YA : À la veille de la quatrième révolution industrielle, tous les secteurs doivent trouver des moyens pour s’adapter au risque d’être dépassées. Les données orientent et influencent tout et tout le monde. Toutes les entreprises doivent être capables de gérer les différents types de données auxquelles elles ont accès, en s’assurant qu’elles ont la capacité d’assimiler et de gérer ces données-là, afin qu’elles puissent être utilisées pour l’analyse.

Il est effectivement essentiel d’assurer au sein de l’entreprise un transfert de compétences métier, fonctionnel et technique aux utilisateurs de tous les départements concernés, data scientists, business analystes, gestionnaires, administrateurs et responsables, pour que l’appropriation soit réelle et que la gouvernance, la pérennité des process et des systèmes soit assurée.

Par ailleurs, nous sommes convaincus qu’il faut en plus contribuer à former en amont … au sein des écoles et universités !

SAS participe ainsi, via le programme SAS Academy, à la formation de ces futurs cadres ingénieurs et Data scientistes à travers le monde. Nous avons établi des partenariats avec des collèges et des universités – y compris en Afrique — pour développer plus de 70 diplômes de maîtrise et de premier cycle et plus de 170 programmes de certificat conjoints en analyse et dans des disciplines connexes.

CM : Quelle est la stratégie de développement de SAS en Afrique ?

YA : L’Afrique chez SAS est une des régions qui, année après année, a un des taux de progression les plus importants. Pour accompagner ce développement et assurer une proximité toujours plus importante pour nos clients, de nombreux investissements sont réalisés : activités et évènements marketing, recrutements additionnels dans nos bureaux en Afrique, particulièrement au Maroc, extension de notre réseau de partenaires certifiés, etc.

Nous avons bien l’intention de continuer à nous développer tout en sécurisant la mise en œuvre de nos projets avec nos clients et partenaires et bien sûr en contribuant à la révolution et à la vulgarisation de la donnée et de l’Analytics à travers les programmes de partenariat avec les universités et écoles.

Propos recueillis par Mohamadou Diallo

(Source : CIO Mag, 4 juin 2018)

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- Bande passante : 50 Gbps
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- Liaisons louées : 21 175

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(ARTP, 31 mars 2018)

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(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

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Téléphonie mobile

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