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Yankhoba Diattara tacle la SONATEL

mercredi 5 janvier 2022

A l’issue de l’atelier national sur l’aménagement du territoire qu’il a organisé hier, le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, Yankhoba Diattara a cloué au pilori la Sonatel. Il s’est insurgé de la mauvaise qualité du réseau notée ces derniers temps-ci chez cet opérateur. Selon Yankhoba Diattara, Sonatel doit faire plus d’efforts, car elle constitue l’écosystème majeur du secteur des télécommunications.

Depuis quelques mois, la qualité du réseau dans les services de téléphonie et de connexion internet fait défaut. Cette situation a valu aux opérateurs des sanctions pécuniaires. Pour mettre de l’ordre dans ce secteur, le ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications a organisé hier un atelier sur l’aménagement numérique du territoire. L’atelier a regroupé tous les acteurs de l’écosystème et après une présentation de la Sonatel, le ministre Yankhoba Diattara a pris la parole pour lui reprocher la mauvaise qualité de son réseau. « Ce que vous dites et ce qu’il y a dans la réalité, c’est différent. C’est par devoir que l’Etat partage les préoccupations des populations. C’est l’invite et même la préoccupation de tous les acteurs de l’écosystème en général. Il y a un problème sérieux du réseau sur l’ensemble du territoire », indique Yankhoba Diattara.

Poursuivant, il souligne que la Sonatel est soutenue par l’Etat. « Nous vivons la réalité au quotidien du citoyen sur l’ensemble du territoire, donc c’est de la responsabilité de l’Etat de partager les préoccupations du citoyen avec les acteurs de l’écosystème. Ensemble, nous avons besoin de réseau sur l’ensemble du territoire. Parce que ce n’est plus un luxe d’avoir un téléphone et une connexion, c’est une nécessité partout », affirme-t-il avant d’ajouter : « Je salue l’engagement que vous prenez pour accompagner l’Etat du Sénégal pour la quête perpétuelle d’offrir des services à nos concitoyens. Nous avons assez d’opérateurs et d’infrastructures ».

Reconnaissant par ailleurs que les investissements doivent être rentabilisés, le ministre pense qu’il faut définir un cadre d’échange et de mutualisation, ainsi qu’un cadre réglementé adéquat. « Nous voudrions qu’il y ait de l’engagement, de la volonté à fournir des services à tous les Sénégalais. Dans les cahiers de charges, l’aspect population a été mentionné, les Sénégalais sont partout. Ils sont dans les grandes agglomérations, mais aussi il y a des Sénégalais dans le fin fond du pays. Il faut donc réfléchir à un schéma de mutualisation. Nos attentes envers Sonatel sont énormes. C’est pourquoi, nous voulons les solutions les plus pratiques, les plus pertinentes », déclare-t-il.

« La sanction n’a jamais été une finalité pour l’Artp et l’Etat »

Revenant sur les sanctions que l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp) a infligées aux opérateurs de téléphonie, le ministre Yankhoba Diattara affirme que l’Etat est disposé à accompagner tous les acteurs de l’écosystème, et que la sanction est le dernier recours. « Elle n’a jamais été une finalité pour l’Artp et l’Etat. Nous ne sommes pas là pour fouetter qui que ce soit. Mais, il faut que vous soyez solidaires pour que les Sénégalais aient accès aux services de qualité et abordables. Parce que même à Dakar, souvent la qualité du réseau fait défaut. A l’intérieur du pays, il y a des problèmes avec la 4 G », souligne-t-il. Au sortir de cet atelier, indique Monsieur Diattara, l’Etat compte définir une feuille de route claire et un plan d’action bien fourni.

« L’aménagement numérique est devenu une exigence des Sénégalais »

Face à l’urbanisation galopante, indique le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, nos villes bougent et se transforment. « Par conséquent, les déséquilibres peuvent s’accentuer. L’aménagement du territoire est devenu une nécessité et une exigence des Sénégalais. Ils souhaitent disposer de réseaux de télécommunications sur l’ensemble du territoire national ». Yankhoba Diattara ajoute qu’au Sénégal, la mutation est profonde et l’enjeu de taille. « Les défis territoriaux sont à engager en urgence. Les besoins croissants en connectivité se traduisent en termes de couverture mobile de qualité, et de réseaux fixes dans les zones non ou mal couvertes sur toute l’étendue du territoire national », dit-il.

Mame Diarra Dieng (L’As)

(Source : SenPlus, 5 janvier 2022)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
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  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 256 010 abonnés
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- Taux de pénétration : 1,52%

(ARTP, 30 septembre 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 742 292 abonnés
- Taux de pénétration : 118,18%

(ARTP, 30 septembre 2021)

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Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

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(Hootsuite, Février 2021)