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Wutiko à la recherche de jeunes diplômés pour le retour au bercail

jeudi 3 mars 2016

C’est à un atelier de partage d’informations et d’expérience que la plateforme de recrutement en ligne, pour les entreprises en Afrique, a invité des jeunes diplômés africains résidant en France pour leur présenter les nouvelles opportunités qu’offre le continent mère. Initiée par un jeune Sénégalais venu, il y a quelques années comme eux, faire ses études en France avant d’être confronté au choix cornélien du retour au pays ou à rester en France, Wutiko, la petite startup sénégalaise truste aujourd’hui dans la cour des grands cabinets de recrutement.

Avec un taux de 30% de réussite, dans le placement de jeunes diplômés et chercheurs d’emploi, Wutiko est en voyage de prospection en France depuis quelques jours, à la recherche de nouvelles têtes bien faites. « Riche d’un annuaire de plus de 10.000 entreprises : soit 40% au Sénégal, autant en Côte d’Ivoire et le reste répartis sur le continent », selon des chiffres donnés par son directeur général, Wutiko se positionne, aujourd’hui, comme l’un des plus proches partenaires des amicales estudiantines africaines en France.

Cette proximité lui a permis d’avoir « plus de 15.000 CV en ligne, soit une croissance de plus 100 candidatures par jour », selon Kémo Touré, le fondateur de la plateforme. Primée au concours des start-ups en octobre 2015, à Paris, et positionnée 2eme sur une soixantaine de candidatures, la petite plateforme de Dakar est en train de gagner le cœur des diplômés africains, de plus en plus nombreux à prendre le risque du retour au pays. Jadis prompts à rentrer au bercail après leurs études, de plus en plus de jeunes diplômés se résignent maintenant à devoir rester en France, faute d’espérer trouver un emploi idéal au pays.

Décision parfois difficile à prendre, le retour au pays n’est toujours pas sans illusion. Ndèye Yatta Fall, une doctorante en BTP l’avait essayé. « Mais, à l’en croire, je n’ai trouvé que des portes fermées devant moi. J’ai, certes, eu des stages. Mais jamais des propositions d’emploi, alors que mon rêve était de rentrer après mon master 2, en Génie civil, réalisé en France ». Comme elle, nombreux sont les diplômés africains qui ont mis une croix sur leur rêve de rentrer servir leur pays.

Pour changer cette vision négative du continent qu’ont de lui ses propres enfants, Massamba Kane, le concepteur de Senenews et Advert.sn était invité, aux côtés de Cheikh Sadibou Dème le CEO de Somone, une société d’informatique, à partager l’expérience de leur retour sur le continent. Natifs du Sénégal, les deux patrons de ces sociétés ont fait savoir que bien que vivants en France, ils ont créé des emplois au Sénégal et encouragé les jeunes à se lancer sur ce continent qui est le seul à afficher de fort taux de croissance.

« Si les société françaises sont très excitées d’aller en Afrique, c’est que les choses vont très vite », a témoigné M. Dème. Pour sa part, Massamba Kane a soutenu que le plus compliqué dans son expérience, « c’est de trouver des personnes de confiance à qui confier ses affaires. Si vous vous reposez sur des personnes et que les vous leur laissiez les commandes de tout, vous risquez de vous retrouver sur le carreau. »

Le manque de relations dans le milieu des entreprises, le défaut de connaissance des réalités du marché en serait les causes.

« Ces barrières peuvent sauter. Notre rôle c’est de trouver ces entreprises et de venir vous chercher pour vous mettre à leur disposition » a déclaré Kémo Touré. Pour le directeur général de Wutiko, « c’est l’Afrique qui offre les meilleures opportunités d’affaires à l’économie mondiale. Et, puisque tout le monde est en train de se lancer sur ce marché là, ce serait dommage que les jeunes africains se privent de ces opportunités. »

Partenaire de cette opération, ADN-TECH, une société sénégalaise de conseils en informatique, une autre start-up est aussi de la partie. « Nous voulons leur faire comprendre qu’il y a de réelles opportunités au Sénégal et en Afrique et les salaires sur le terrain n’ont rien à envier à ceux d’ici. Les garanties c’est le marché et c’est pourquoi nous invitons les jeunes à venir avec nous pour prendre ces opportunités ». A l’endroit de ceux qui sont encore tenté par l’hésitation, Momar Diop, son directeur général a déclaré qu’il ne faut pas avoir peur. « C’est à nous de construire ce continent et il a besoin de nous et saura reconnaître votre talents ».

(Source : ITMag, 2 mars 2016)

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