twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Wari ouvre son capital… aux risques et périls des investisseurs éventuels

mercredi 23 mai 2018

Wari souhaiterait procéder à une ouverture de son capital à des investisseurs institutionnels (banques et assurances), projet que la BCEAO semble encourager et accompagner.

Le groupe d’assurances Askia a déjà manifesté son intérêt, si l’on se réfère à sa lettre d’intention du 19 mars 2018 dont Yerimpost a obtenu une copie ci-jointe. Askia ignore sûrement les problèmes que cache la belle enseigne de la société de transfert d’argent.

Les coactionnaires, membres fondateurs de Wari, ont déposé une plainte contre le PDG, Kabirou Mbodje, actionnaire majoritaire de Wari SA, pour abus de bien sociaux, rétention de documents sociaux, augmentation illégale de capital (les 4 coactionnaires détenaient plus de 40% du capital avant l’augmentation litigieuse).

Cette plainte, qui remonte à décembre 2014, et qui a fait l’objet d’une enquête en bonne et due forme au niveau de la DIC, a été transmise au juge du deuxième cabinet, en septembre 2015.

En juin 2017, Kabirou Mbodje a été entendu puis inculpé par le juge du 2e cabinet, Yakham Léye. Et, depuis, le dossier reste bloqué dans les murs du juge du 2e cabinet, et n’est toujours pas jugé.

C’est dans ce contexte litigieux que Kabirou Mbodje s’emploie à ouvrir le capital de Wari.

Alors que l’inculpation porte entre autres sur une augmentation illégale de capital, il y a un risque évident sur tout projet d’ouverture de capital. Les coactionnaires, faut-il le rappeler, détenaient plus de 40% du capital de Wari avant l’augmentation litigieuse.

Il n’y a en soi aucun problème à vouloir ouvrir le capital de Wari. Est-il pour autant prudent pour un investisseur d’acquérir un capital dont la propriété est susceptible d’être remise en cause à l’issue d’une affaire pendante en justice ? Quiconque acquiert la moindre action de cette société le fait à… ses risques et périls.

Dans un contexte où un sérieux litige porte sur la géographie du capital, la BCEAO garante des dispositifs prudentiels, ne devrait-elle pas recommander une temporisation, le temps d’évacuer le dossier judiciaire en cours ?

Le groupe ASKIA Assurances semble déjà intéressé, si l’on se base sur leur lettre datée du 19 mars 2018 publiée sur warileak.com, et peut-être bien d’autres institutions.

Mais pour la sauvegarde des intérêts de ces potentiels investisseurs, n’est-il pas plus sage et responsable d’attendre l’issue du jugement qui oppose les actionnaires fondateurs de Wari ?

(Source : Yérimpost, 23 mai 2018)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 076 337 abonnés Internet

  • 9 793 802 abonnés 2G+3G+4G (98,15%)
  • 148 476 clés et box Internet (0,97%)
  • 116 093 abonnés ADSL (0,76%)
  • 17 966 abonnés bas débit (0,12%)

- Liaisons louées : 21 175

- Taux de pénétration des services Internet : 66,05%

(ARTP, 31 mars 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 289 426 abonnés
- 221 272 lignes résidentielles (76,45%)
- 68 084 lignes professionnelles (23,52%)
- 70 lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,89%

(ARTP, 31 mars 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 984 934 abonnés
- Taux de pénétration : 104,78%

(ARTP, 31 mars 2018)

FACEBOOK

- 2 900 000 utilisateurs

(Facebook Ads, décembre 2017)