Aux débuts de l’Internet et jusqu’en 1974, le réseau, pas encore mondial mais réseau quand même, fonctionne avec un protocole nommé NCP (Network Control Protocol). Au milieu des années 1970, Vinton Cerf de la Stanford University et le mathématicien Bob Kahn, ce dernier alors sous contrat avec la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), travaillent sur les bases d’un nouveau protocole, le TCP/IP (Transmission Control Protocol et Internet Protocol). Il aura fallu tout de même une dizaine d’années de dur labeur avant que le NCP ne soit remplacé par le nouveau protocole qui constitue encore aujourd’hui, dans sa version 4, le protocole qui régit l’Internet.
On peut comparer les adresses IP, fondement du protocole IP, aux numéros ISBN que l’on trouve sur les livres. Les numéros d’ISBN sont gérés par l’Agence Francophone pour la Numérotation Internationale du Livre (AFNIL) comparable ici à l’IANA (l’organisme de l’ICANN chargé au plan mondial de gérer les adresses IP). Pour leurs publications, les éditeurs demandent à l’AFNIL des numéros ISBN qui leur sont donnés en fonction de leurs besoins. Les éditeurs représentent donc, dans cet exemple, les fournisseurs de services Internet et les opérateurs de télécommunications qui s’adressent à l’IANA pour obtenir leurs adresses IP. De même que chaque numéro d’ISBN est unique et identifie mondialement un livre, chaque numéro IP est unique et identifie un ordinateur ou un périphérique dans le réseau mondial. Dans un réseau, non seulement les ordinateurs ont besoin d’une adresse IP, mais les périphériques aussi (imprimantes, scanners, etc.). Les réseaux locaux (intranet ou extranet), dès lors qu’ils doivent se connecter à Internet, ont aussi besoin d’une identification sous la forme d’un numéro AS (Autonomous System) afin que soit garanti le caractère unique de chaque réseau local dans le réseau mondial. Une adresse IP est toujours dans un format de quatre octets, séparés par un point (par exemple 201.10.12.33). Chaque numéro doit être compris entre 0 et 255.
On parle beaucoup de la « rareté » des adresses IP. Quand le protocole Internet a été lancé, personne n’avait imaginé qu’aujourd’hui ce problème se poserait, mais l’Internet a connu un développement si fulgurant et si imprévisible que les besoins en adresses IP sont devenus extraordinaires. Il y a de plus en plus de terminaux qui en ont besoin. Non seulement les bons vieux ordinateurs, mais aussi les téléphones mobiles, les voitures modernes, les consoles de jeux, etc. D’un autre côté, il y a de plus en plus de personnes et d’entreprises qui se connectent à l’Internet, et de plus en plus longtemps. Dans l’avenir beaucoup d’autres objets courants auront besoin d’adresses IP, peut-être les réfrigérateurs, les maisons, les chaussures, les stylos, les appareils ménagers, etc. Le nouveau protocole va générer un nombre autrement plus important d’adresses, en fait plusieurs milliards de milliards, alors que le nombre maximum d’adresses IP générées par IPv4 tourne autour de 4 milliards « seulement », ce qui est inquiétant au vu de la croissance actuelle d’Internet. D’où la nécessaire migration vers la nouvelle norme de l’Internet Protocol, la version 6. Les spécialistes prédisent cependant que la cohabitation entre les deux versions pourrait durer jusqu’en 2030-2040 avant qu’IPv4 ne disparaisse définitivement.
D’aucuns se demanderont peut-être comment est-on passé de la version 4 (IPv4) à la version 6 (IPv6). Dans un secteur supposé logique et mathématique... En réalité, IPv5 a existé. C’est une solution qui, au départ, avait été développée pour coexister avec IPv4 sans la remplacer. Son nom de code était ST2+ (Stream Protocol). Mais ce protocole n’a finalement pas convaincu la communauté informatique et n’a jamais réussi à se faire une place. Quand la nouvelle version d’Internet Protocol est apparue, on a trouvé plus normal de lui attribuer le numéro 6 (IPv6, Internet Protocol, version 6), étant donné qu’une version 5 avait déjà existé, même si ce fut sans succès.
Il n’y a pas de coût particulier pour la mutation vers la version 6 du protocole Internet. Il faut juste opérer certaines modifications au niveau des architectures et des infrastructures réseau, nous disent les spécialistes. En ce qui concerne le matériel, depuis 1998, les constructeurs y intègrent déjà la norme IPv6. Ainsi, la plupart des équipements récents sont compatibles IPv6.
ALAIN JUST COLY
(Source : Le Soleil 25 mai 2004]
Appel à candidatures pour la formation de formatrices en TIC
Orange lance la 3ème édition du Prix de l’Entrepreneur Social en Afrique
CARET 2013 : Conférence Africaine sur la Régulation et l’Economie des Télécommunications
Enquête sur l’organisation de l’écosystème mobile au Sénégal
Réservé aux femmes : faites partie de la communauté Chix du Sénégal
Bande passante : 12,4 Gbps
2 FAI (Orange et Arc Informatique)
391 liaisons louées
628 621 abonnés Internet
447 787 abonnés 3G (71,2%)
95 561 abonnés ADSL (15,2%)
84 882 abonnés RTC (13,06%)
Taux de pénétration des services Internet : 5,2%
2 269 681 utilisateurs d’Internet
Taux de pénétration : 17,5% de la population
3475 noms de domaine enregistrés en .sn
3178 noms de domaine actifs en .sn
2 opérateurs : Orange et Expresso
340 019 abonnés
Taux de pénétration : 2,78%
1852 lignes publiques
3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
11 470 646 abonnés
Taux de pénétration : 94,24%
730 940 utilisateurs
5,93 % de taux de pénétration de la population totale
36,74% de taux de pénétration de la population en ligne
12ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
93ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs
18ème rang africain pour le taux de pénétration
157ème rang mondial pour le taux de pénétration