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Vers l’installation d’un ’’point d’échange Internet national’’ pour réduire le coût d’Internet

mardi 25 septembre 2012

Un atelier de préparation de la mise en place d’un ’’point d’échange Internet (IXP) national’’ s’est ouvert mardi à Dakar, pour permettre au Sénégal de surtout réduire le coût d’Internet.

’’Cet atelier permet de sensibiliser les décideurs, pour leur dire pourquoi il faut un point d’échange Internet national et leur donner les éléments qu’ils doivent prendre en compte […] pour [le] mettre en place’’, a expliqué Alain Aina, membre du conseil d’administration d’Internet Society (ISOC), à l’ouverture de cette rencontre organisée par le gouvernement du Sénégal et l’Union africaine (UA).

L’UA a chargé ISOC d’installer et de ’’promouvoir des IXP à travers toute l’Afrique’’, par le biais d’un programme dénommé ’’AXIS’’, selon Souleymane Demba Sy, le Directeur de cabinet du ministre sénégalais de la Communication, des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Cet atelier, organisé à l’intention des décideurs (ministère des TIC et opérateurs) pour une durée de trois jours, sera suivi d’un deuxième réservé aux techniciens, selon M. Aina. C’est le premier atelier d’une série de 60 à tenir dans une trentaine de pays africains n’ayant pas encore d’IXP national.

Un IXP national est un outil d’interconnexion des opérateurs de services Internet d’un même pays, a-t-il expliqué. C’est aussi un dispositif permettant aux internautes se trouvant dans un pays d’’’éviter les liaisons internationales, de réaliser des économies substantielles et d’améliorer la performance des accès Internet locaux’’, selon M. Sy.

’’Aujourd’hui, il y a 26 points d’échange Internet en Afrique. Vingt d’entre eux sont opérationnels. Certains pays, dont l’Afrique du Sud, ont plusieurs points d’échange’’, a expliqué M. Aina, précisant que la couverture du continent en IXP est actuellement de 39 %.

Quand on n’a pas cet outil, ’’le fait de passer par un autre pays est payant. Le trafic Internet fait le tour du monde pour revenir’’, a-t-il indiqué, ajoutant que ’’cela coûte cher pour les opérateurs’’ de services Internet qui, à leur tour, répercutent cette cherté sur les usagers d’Internet.

Souleymane Demba Sy espère que l’IXP national ’’permettra d’augmenter l’accessibilité et la qualité d’Internet’’ pour les internautes et aux ’’réseaux locaux d’échanger efficacement de l’information entre eux, dans le même pays, sans passer par l’étranger’’.

Un IXP national au Sénégal aura l’avantage d’’’attirer des fournisseurs de contenus comme Google et Amazon. […] Après cela, on va monter vers un point d’échange régional et continental. C’est comme ça que les opérateurs vont avoir un meilleur Internet, au coût davantage réduit’’, a indiqué M. Aina.

’’Au Sénégal, il y a une communauté [d’internautes] très vivante. Et il n’y a que deux opérateurs. […] Au Sénégal, il est surtout question de convaincre les acteurs. Le problème n’est pas technique’’, a-t-il signalé.

Il dit espérer qu’’’à la fin de cette session, on aura enlevé ce goulot d’étranglement’’. ’’Ici, les moyens existent, les ressources et les facilités sont là.’’

’’Le fait de passer par’’ d’autres pays, à défaut d’IXP nationaux, coûte à l’Afrique 600 millions d’euros par an, selon Moctar Yedaly du département Infrastructures et énergie à la Commission de l’UA. Les IXP peuvent permettre de réduire ce coût moitié, a-t-il dit.

’’Si les deux opérateurs (Sonatel et Arc Informatique) se mettent d’accord, c’est fini. Puisque des études ont déjà été faites. Et des solutions existent. Il suffit d’enlever un petit blocage’’, a souligné l’expert d’ISOC, une association de droit américain créée en 1992 ’’pour promouvoir et coordonner le développement des réseaux informatiques dans le monde’’.

’’Dans le programme de l’Union africaine, il y a à mettre en place des points d’échanges régionaux. Et mieux vaut que le Sénégal se positionne’’, a-t-il recommandé.

(Source : APS, 25 septembre 2012)

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