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Utilisation de Facebook, Twitter, Instagram : La loi sénégalaise toujours pas in

mardi 19 juillet 2016

Le limogeage de Mouhamed Lamine Diop, ancien régisseur de la prison de Rebeuss, suite à un post sur la libération de Karim Wade, pose à nouveau le problème de la place des réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram) dans notre vie de tous les jours. Les lois relatives à la société sénégalaise de l’information ne prennent pas en charge tous les problèmes et les difficultés liés à l’usage des réseaux communautaires. La nature exacte de ces nouveaux supports de communication, semi privée ou semi publique, est toujours problématique dans nos sociétés modernes.

Le limogeage du régisseur de la prison de Rebeuss suite à un post sur Facebook pose le problème de la nature et de la place des réseaux sociaux dans l’espace public. Le responsable de la maison carcérale, Mouhamed Lamine Diop, avait déclaré dans son post « Réussir à gérer une personnalité de la trempe de Karim Wade pendant 3 bonnes années, en garantissant à la fois sa santé et sa sécurité dans la prison, sans qu’il n’y ait d’incident majeur malgré la sensibilité attachée à une telle mission, et, last but not least, réussir la sacrée prouesse de l’exfiltrer de la prison au nez et à la barbe des journalistes et autres souteneurs qui avaient fini d’encercler la prison, c’est assurément une grande performance ».

Pour beaucoup d’experts, l’utilisation des réseaux sociaux pose le problème de la délimitation des espaces public et privé dans notre société. Les dimensions de (communauté, amis, followers) peuvent laisser penser à une sphère privée ou semi privée. Toutefois, la publication et le partage des contenus lui confèrent un caractère public ou semi public. L’intrusion de ces nouveaux supports et leur emploi suscitent beaucoup de problèmes d’interprétation et batailles juridiques en Occident, nés de leur usage. Où est la frontière entre espace public et privé avec les réseaux communautaires ? Quelle est la place de l’e-réputation dans notre société ? Les lois sur la société de l’information au Sénégal promulguées en 2008 prennent-elles en charge tous les problèmes liés à leur utilisation ? Pour Mamadou Ndiaye, enseignant-chercheur au Cesti, les réseaux sociaux sont des espaces publics dans la mesure où toutes les interactions ne sont possibles que si l’on choisit l’option publique sur Facebook. « Personnellement, je pense que c’est un medium public. Quand j’envoie un post si je

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(ARTP, 30 juin 2017)

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