Pour la première fois en Afrique francophone, l’Icann tient sa réunion. En prélude à cet évènement qui se tient en octobre, une table-ronde réunit les pays de l’Afrique de l’ouest qui, veut prendre une part plus active dans les décisions. La cérémonie de lancement des activités publiques de la 42e réunion Icann (Internet corporation for assigned names and numbers) a eu lieu hier, à Dakar. Plus de 1 000 experts en matière de Tic et d’Internet vont se retrouver pour la première fois dans un pays francophone, le Sénégal. Icann, société de droit privé à but non lucratif créée en 1998, « est chargée d’allouer l’espace des adresses de protocole Internet (Ip) », lit-on dans un document. Elle s’occupe aussi de « coordonner la gestion des éléments techniques du Dns pour assurer la révolution universelle, de sorte que tous les internautes puissent trouver toutes les adresses valables ».
L’Afrique va ainsi mettre à profit la tenue de cette réunion sur sa terre pour prendre une part active dans la gouvernance mondiale de l’Internet. D’après le ministre de la Communication, des Télécommunications et des Tic, Moutapha Guirassy, « l’Afrique doit avoir son propre agenda ». Pour y réfléchir, une table-ronde ministérielle avec les pays de la sous-région est prévue du 19 au 21 octobre prochain.
La question de la réduction du coût de la bande passante qui permet l’accès à Internet a également été soulevée. Selon Alex Corentin, la constitution de réseaux locaux (implantés en Afrique) permettrait d’y parvenir. La réunion proprement dite va se tenir du 23 au 28 du même mois, à l’hôtel Méridien. Il va y avoir 160 conférences qui seront transmises en direct sur le net. D’où le concours de sociétés de télécommunications telles Expresso et Sonatel, présentes à la cérémonie de lancement.
Deux sessions de formation seront également au programme. Réunie trois fois par an, l’Icann prend des décisions qui influent sur le devenir de l’Internet et qui peuvent changer nos vies en très peu de temps.
La directrice des Technologies, de l’Information et de la Communication au ministère de la Communication, Ndèye Maïmouna Diop Diagne a attiré l’attention sur les effets négatifs qu’entraînent certaines de ces décisions. Celle du suffixe pornographique xxx est donné en exemple. Cela n’amènera aucune amélioration dans la protection des enfants. Ensuite cela peut constituer une menace à l’universalité, à la résolvabilité et à la stabilité du système des noms de domaine. Même avec cette décision, rien ne garantit que des noms de pays ou de culture ne soient associés aux contenus pornographiques.
L’introduction de nouveaux noms de domaine génériques est un autre enjeu. Déjà, les prix exorbitants qui peuvent être réclamés peuvent léser les pays en développement. Il faut des millions de dollars pour établir un registre de nouveaux noms de domaine qui permet de naviguer sur Internet.
Awa Guèye
(Source : Le Quotidien, 12 août 2011)
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Bande passante : 12,4 Gbps
2 FAI (Orange et Arc Informatique)
391 liaisons louées
628 621 abonnés Internet
447 787 abonnés 3G (71,2%)
95 561 abonnés ADSL (15,2%)
84 882 abonnés RTC (13,06%)
Taux de pénétration des services Internet : 5,2%
2 269 681 utilisateurs d’Internet
Taux de pénétration : 17,5% de la population
3475 noms de domaine enregistrés en .sn
3178 noms de domaine actifs en .sn
2 opérateurs : Orange et Expresso
340 019 abonnés
Taux de pénétration : 2,78%
1852 lignes publiques
3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
11 470 646 abonnés
Taux de pénétration : 94,24%
730 940 utilisateurs
5,93 % de taux de pénétration de la population totale
36,74% de taux de pénétration de la population en ligne
12ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
93ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs
18ème rang africain pour le taux de pénétration
157ème rang mondial pour le taux de pénétration