Pour les universitaires, publier est une nécessité absolue, et les revues sont par conséquent un élément incontournable de leur univers. Seulement, voilà, publier des revues imprimées coûte très cher et la plupart des institutions n’en ont pas les moyens. La publication et la diffusion d’une revue imprimée (avec tous ses coûts en réalisation, impression, frais de timbres, etc.) peut revenir à 100 millions de FCFA l’an. D’où la nécessité d’une migration de l’édition universitaire vers le concept de la " revue électronique ".
C’est ce qu’ont compris un certain nombre d’universitaires. Parmi eux, les initiateurs de la revue "Sud-Langues" et de la "Revue africaine de gestion" qui ont présenté, au cours de la réunion du Conseil national d’orientation du campus, leurs publications.
La "Revue africaine de gestion", présentée par son coordonnateur Bachir Wade et éditée par le CREA (Centre de recherches économiques appliquées), a pour ambition d’être " une revue scientifique de référence, ouverte à d’autres partenaires du Nord et du Sud pour favoriser la promotion des enseignants-chercheurs et contribuer au développement et à la diffusion des connaissances en gestion ".
Elle a naturellement pris le relais de l’édition papier de la revue, irrégulière, et dont le contenu éditorial était limité, compte tenu de son coût de production. Deux numéros sont actuellement disponibles sur Internet (http://www.rag.sn/).
L’autre revue, " Sud-langues " a été présentée par ses concepteurs, Modou Ndiaye et Papa Alioune Ndao, de la faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop qui ont fait remarquer que, grâce à cette revue, on note "une collaboration de plus en plus étroite entre les universitaires africains".
Ils rassurent aussi quant à la fiabilité académique de ces publications new look. Pour cela, disent-ils, " toutes les garanties sont prises". En effet, expliquent-ils, ce sont les mêmes mécanismes qui opèrent dans la mise en œuvre des revues électroniques et des revues traditionnelles : le comité de rédaction et le comité scientifique fonctionnent aux mêmes normes que pour les revues classiques. Pour les deux enseignants, le concept de revue électronique est " un passage obligé de la distribution du savoir "(http://www.sudlangues.sn/).
Il n’est pas superflu de souligner aussi, concernant ces publications électroniques, qu’aucune expertise informatique n’est nécessaire pour leur mise en œuvre et pour leur mise à jour. Elle se pratique de manière " dynamique", c’est-à-dire à partir d’une interface web accessible, via un mot de passe, de n’importe quel ordinateur connecté à Internet. La présence d’un webmaster, comme l’a souligné du reste Richard Aubry, directeur du CNF de Dakar, devient ici totalement inutile dans la mesure où la prise en charge des outils d’édition est relativement simple grâce à des programmes de la famille des logiciels libres (ici le programme Spip).
Alain-Just Coly
(Source : Le Soleil 24 juillet 2003)
Post-Scriptum
Voir aussi :
Les multiples visages du Campus numérique francophone
Sur le Web, un laboratoire des sciences de la vie et de la terre
Académie Cisco, incubateurs d’entreprises... Tout n’a pas fonctionné comme prévu
Plates-formes et revues électroniques : L’Internet au secours de l’éducation
Bande passante : 5,9 Gbps
2 FAI (Orange et Arc Informatique)
485 liaisons louées
188 363 abonnés 3G
92 713 abonnés ADSL
60 627 abonnés bas débit
341 703 abonnés Internet
Taux de pénétration des services Internet : 2,80%
1 989 396 utilisateurs d’Internet
Taux de pénétration : 15,7% de la population
3475 noms de domaine enregistrés en .sn
3178 noms de domaine actifs en .sn
2 opérateurs : Orange et Expresso
346 406 abonnés
Taux de pénétration : 2,85%
2953 lignes publiques
3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
9 352 868 abonnés
Taux de pénétration : 76,84%
712 880 utilisateurs
5,06% de taux de pénétration de la population totale
77,24% de taux de pénétration de la population en ligne
9ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
88ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs