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Un projet qui devrait donner naissance au futur concurrent du SAT3

vendredi 4 avril 2008

Dans les semaines à venir la société Infinity Worldwide Telecom Group of Companies (IWTGC) compte boucler le financement de la première phase du projet de déploiement d’un câble sous-marin de fibre optique entre le Portugal et l’Afrique du Sud longeant la côte Ouest du continent. Une fois posé, il sera le premier câble, géré indépendamment, à concurrencer le monopole du câble SAT3 contrôlé par les opérateurs historiques. Russell Southwood s’interroge sur les conséquences de ce projet.

Une banque de l’Afrique de l’Ouest et des organisations de conseils financiers de renom sont dans la phase finale de se mettre d’accord sur un projet d’investissement qui réunira les fonds nécessaires pour réaliser la première phase du projet de la société Infinity. Une fois le projet accepté, les travaux pourront commencer 45 à 60 jours après la signature des accords de financement.

Le coût de la première phase du projet est évalué à 865 millions de dollars US dont 750 millions couvriront des dépenses d’investissement tandis que le reste servira aux coûts de maintenance. Ces fonds couvriront le câble sous-marin, l’étude océanographique, les usines d’installation ; les stations d’amerrissage, les licences, la transmission du trafic et les points d’accès dans les centres urbains. Tyco International a été retenu pour la fourniture et l’installation du câble sous-marin et la société Infinity se considère prête à signer une confirmation du projet qui avalisera l’étude océanographique et fixera le calendrier de fabrication du câble et de l’installation du système. Le début des études océanographiques est prévu pour le second trimestre 2008 et le démarrage commercial de la première phase est anticipé pour le dernier trimestre 2010.

Durant la première phase du projet, la société Infinity construira une route de fibre optique d’une longueur de 14,000 Km le long de la cote Ouest du continent avec des liens directs vers l’Europe et l’Afrique du Sud. Le réseau reliera Lisbonne au Portugal à Cape Town en Afrique du Sud avec des points d’accès dans les pays d’Afrique subsaharienne incluant le Sénégal, le Ghana, le Nigéria, le Cameroun et l’Angola.

Dans la seconde phase, la société Infinity prévoit de construire des points d’accès supplémentaires dans les pays suivants de la région : les îles Canaries, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Sierra Léone, le Libéria, la Cote d’Ivoire, le Togo, le Bénin, la Guinée Equatoriale, Sao Tomé, le Gabon, le Congo, le Congo RDC, et la Namibie. Il est aussi question d’explorer la faisabilité de routes intérieures avec des liens vers le Niger, le Mali et le Burkina-Faso.

Plus important, la société Infinity a déjà signé un accord de principe avec VSNL (qui est propriétaire de Néotel, le second opérateur fixe en Afrique du Sud) pour la fourniture de services d’ingénierie et d’architecture ; son réseau global de services et de maintenance. Le réseau international de VSNL s’étend sur quatre continents et comprend une participation majeure dans un réseau de 206,356 Km de fibre optique terrestre et sous-marine.

Le projet de la société Infinity est en concurrence avec trois autres projets (dans l’ordre probable d’arrivée) : le cable Glo de Globacom qui a déjà atteint Dakar, le projet Uhurunet/Infraco piloté par le NEPAD et celui de Mainstreet Technologies. Tous les projets sont grosso modo semblables.

En Afrique du Sud, le ministère des Finances a refusé de financer la participation d’Infraco dans le projet de fibre optique le long de la cote Ouest de l’Afrique (souvent décrit avec soit un point d’accès à Fortaleza ou au Portugal) sur la base de l’absence de participation d’acteurs du secteur privé. Par conséquent l’administration sud-africaine cherche à combiner ses forces au projet Uhurunet du NEPAD qui sera en partie financé par la société indienne Biharti. Infraco a prévu l’organisation d’une réunion des parties intéressées le 15 avril prochain.

Globacomm est resté très discret concernant ses projets d’utilisation du câble. Après avoir annoncé une longue liste de pays en Afrique de l’Ouest qui disposeront d’un point d’accès, il y a peu de signes sur le terrain que des demandes de licences ont été déposées dans plusieurs des pays figurant sur la liste de Globacomm.

(Source : Balancing Act, 4 avril 2008)

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