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Trois questions à Moussoukoro Diop (blogueuse) : ‘’Les réseaux sociaux ne sont pas nos amis à qui on doit tout confier’’

mercredi 18 janvier 2017

Pourquoi les réseaux sociaux ont-ils été créés ?

Il n’y a pas de raison particulière. Les groupes sociaux ont toujours existé, bien avant Internet. Nous étions réunis par groupes : religion, passion, études. Avec l’avènement d’internet, des réseaux sociaux ont été créés pour interconnecter les personnes à travers le monde. Il y a des différents réseaux sociaux : professionnels, photographies, voyages etc. Chacun d’eux a été créé pour une raison particulière et a eu peu ou pas de succès.

Est-ce que les Sénégalais utilisent bien les réseaux ?

Oui ! Oui ! (elle insiste). Beaucoup de Sénégalais l’utilisent tellement bien qu’ils ont pu y trouver une vocation, une passion, un métier, une orientation citoyenne, professionnelle... Bien sûr, dans toute utilisation, il y a des dérives ; mais les Sénégalais en majorité utilisent avec maturité les réseaux sociaux.

Ces outils nous ont permis de défendre des causes, de soulever des montagnes... Ces pratiques ont fait du Sénégal un exemple en Afrique et dans le monde.

Quels sont les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux, c’est comme dans la rue, dans un espace public. Si on comprend que les réseaux sociaux ne sont pas nos amis à qui on doit tout confier, on sera déjà à l’abri de beaucoup de dangers. Entre autres risques, il y a le piratage des comptes, l’exposition de sa vie privée qui peut être utilisée à des fins préjudiciables : piratage de compte bancaire, chantage. Si on expose ses photos intimes à des personnes mal intentionnées...

Donc, les risques sont multiples et on a l’habitude de dire que quand on marche dans la rue, il faut éviter les familiarités avec les inconnus. C’est pareil sur les réseaux sociaux. Prudence ! Prudence ! Il faut juste adopter la #NetAttitude. Se dire que tout ce qu’on met sur les réseaux sociaux est stocké quelque part, dans des serveurs et peut ressortir à tout moment. Sécuriser d’abord son compte, ne pas divulguer son mot de passe, éviter de cliquer sur des liens douteux. Ne confier à personne ses coordonnées bancaires…

(Source : Enquête, 17 janvier 2017)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 13 529 883 abonnés Internet

  • 13 251 404 abonnés 2G+3G+4G (97,95%)
    • 2G : 28,14%
    • 3G : 49,01%
    • 4G : 22,05%
  • 117 023 clés et box Internet (0,86%)
  • 158 130 abonnés ADSL/Fibre (1,19%)
  • 3 325 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,19%
  • Internet mobile : 98,81%

- Liaisons louées : 22 456

- Taux de pénétration des services Internet : 83,47%

(ARTP, 31 mars 2020)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 211 026 abonnés
- 169 128 lignes résidentielles (80,15%)
- 41 898 lignes professionnelles (19,85%)
- Taux de pénétration : 1,30%

(ARTP, 31 mars 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 948 492 abonnés
- Taux de pénétration : 110,73%

(ARTP, 31 mars 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)