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Transports terrestres : Des titres numérisés à partir de juillet

vendredi 27 avril 2018

Dans la modernisation de l’administration des transports routiers, l’État du Sénégal a mis en œuvre un projet de numérisation et de sécurisation des titres de transports. Les spécimens de ces nouveaux documents numérisés ont été présentés, hier, au Premier ministre. L’objectif est d’assurer une meilleure gestion de l’identité des possesseurs de permis de conduire et un enregistrement rigoureux des véhicules en circulation.

De nouveaux titres de transports numérisés, sécurisés et biométriques vont entrer en vigueur, au Sénégal, à partir de juillet. Les spécimens de ces documents ont été présentés, hier, au Premier ministre Mouhammed Boun Abdallah Dionne, par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo. Les titres de transports concernés sont le permis de conduire, la carte grise, les plaques d’immatriculation, les autorisations de transport. Ces documents vont changer de forme notamment le permis de conduire qui aura désormais le format d’une carte bancaire avec une puce intégrée. Celle-ci contiendra toutes les données utiles et le groupe sanguin du propriétaire sera clairement affiché permettant ainsi une prise en charge médicale plus rapide en cas d’accident.

En ce qui concerne le système d’immatriculation, il y aura une nouvelle numérotation. Les plaques seront désormais liées au véhicule et non plus au propriétaire. Ce qui signifie qu’à la vente d’un véhicule, la plaque ne change pas ; seule la carte grise change. Toujours pour répondre aux besoins de sécurité et lutter contre la fraude, il a été mis en place une « troisième plaque » qui n’est autre qu’une étiquette collée sur le pare-brise au moment du remplacement des titres. Celle-ci est autodestructible en cas de tentative de réutilisation. Autre changement, les immatriculations seront faites par rapport à la région et par rapport aussi au département. Par exemple, on aura Dk1 pour le département de Dakar et ainsi de suite. Ce projet dénommé « Capp Karange » vise à moderniser l’administration des transports et « est une réponse pertinente et décisive aux problèmes de fraude liés à la non sécurisation des supports utilisés pour la production des titres et l’absence d’interconnexion des différents acteurs dans la chaine. Ce qui entraîne d’importantes pertes de recettes pour l’État, à l’absence d’un dispositif de centralisation et de vérification de l’intégrité des donnée à l’impossibilité de produire des statistiques fiables et à temps réel », a indiqué le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo.

Au-delà de donner aux usagers des documents de transport numérisés, sécurisés et qui, surtout, protègent l’État et les usagers contre les contrefaçons et autres types de fraude, ce projet participe de la ferme volonté du gouvernement de lutter contre l’insécurité routière. En effet, les statistiques font état d’une moyenne annuelle, sur les trois dernières années, d’un bilan de 4.554 accidents pour 630 décès. Autrement dit, chaque jour, il y a deux morts sur les routes sénégalaises. En sus des handicaps occasionnés ainsi que des coûts financier, sanitaire et social qui en sont les corollaires.

Démarrage par la région de Dakar

Pour le Premier ministre Mohammed Boun Abdallah Dionne, il faut mettre un terme à ce fléau. « L’impact de la mobilité intera-urbaine et interurbaine est incommensurable pour le développement économique et social. Toutefois, force est de constater que les accidents de la route sont un véritable fléau et un facteur de contreperformance dans ce secteur. Le gouvernement a décidé de hisser, au rang de priorité, la lutte contre l’insécurité routière et d’apporter, avec diligence, les réponses les plus adéquates afin de réduire drastiquement les accidents de la route », a-t-il déclaré.

C’est ce qui explique la dématérialisation des titres de transports mais aussi toutes les autres mesures prises auparavant par le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement comme la généralisation du renouvellement du parc dans tous les segments des transports routiers ; la révision en cours du Code de la route avec l’introduction du permis à points, le renforcement des sanctions et le passage obligatoire à l’auto-école, l’extension du contrôle technique moderne à Dakar et dans les régions, la construction d’infrastructures routières de dernière génération, conformes aux standards internationaux les plus exigeants en sécurité routière.

Le projet va démarrer par la région de Dakar. Ensuite suivront les régions de Thiès, de Diourbel et de Saint-Louis au mois d’août. Fatick, Kaolack et Louga seront couvertes au mois de septembre puis Ziguinchor, Tambacounda et Kolda au mois d’octobre et enfin Matam, Kaffrine, Sédhiou et Kédougou au mois de novembre.

Un projet confié Gemalto Sénégal

Le projet sera conduit par une entreprise privée dénommée « Gemalto Sénégal » à qui l’État a accordé une concession intégrale sur une période de dix ans. Cette entreprise a été choisie à la suite d’un appel d’offres international en juin 2013. Et la concession fut signée en juin 2017. L’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé qui sera rémunéré essentiellement sur les recettes perçues de l’exploitation des services. Il reversera au Trésor une redevance. Au bout des dix ans d’exploitation et de formation des services de la direction des transports routiers, avec qui ils auront travaillé, l’ensemble de la concession sera transféré au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Sur tout le territoire, Gemalto va réhabiliter les sites des directions des transports routiers et construire quatre sites dans les régions où il n’y en a pas (Kédougou, Kaffrine, Sédhiou et Matam). Pour Dakar, six sites d’enrôlement ont été mis en place pour le remplacement des titres de transports routiers. Deux permanents, l’un au siège actuel de la direction des transports routiers, ex camp Lat-Dior, l’autre au siège de la direction des transports routiers sis à Hann Mariste. Trois sites pour une durée d’un an à Colobane, à la Gare Beaux Maraîchers et au Cices. Un site dit « central » en construction à Hann Mariste, où seront produits les titres de transport.

Ce projet n’est pas destiné exclusivement aux transporteurs mais à tous les Sénégalais titulaires d’un permis de conduire. Le renouvellement du permis va coûter 10.000 FCfa, les trois plaques d’immatriculation reviendront à 12.000 FCfa tandis que le renouvellement des autres documents (Carte, Autorisations) coûteront 7.500 FCfa.

Elhadji Ibrahima Thiam

(Source : Le Soleil, 27 avril 2018)

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