twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Transports : le traçage numérique piétine les droits humains en Ouganda

jeudi 29 juillet 2021

Unwanted Witness, un organisme ougandais de surveillance des droits des communications numériques, dénonce la répression derrière l’accord signé entre l’Ouganda et Joint Stock Global Systems – une société russe – pour l’installation des traceurs numériques sur les motos et les voitures du pays.

En exprimant le souhait d’installer des caméras de vidéosurveillance et des systèmes de localisation numériques sur les véhicules, Yoweri Museveni, le Chef d’Etat ougandais entend lutter contre la criminalité. Mais la population ne l’entend pas de cette oreille. Car cette décision a suscité de vives réactions.

Selon Dorothy Mukasa, la dirigeante d’Unwanted Witness, les régimes répressifs usent du prétexte de la sécurité nationale pour surveiller les gens et piétiner les droits des personnes.

Elle est convaincue qu’il s’agit d’une extension du plan étatique de surveillance des populations et plus particulièrement des politiciens, des militants et des journalistes de l’opposition.

Protection des données menacée

Christ kalema activiste des droits digitaux et technologue au sein du même groupe a également rappelé que les données stockées de manière centralisée sont très attrayantes pour les acteurs malveillants.

« Il ne s’agit pas de savoir si, mais quand, elles seront violées. Si elle est mise en œuvre, la centralisation des données entraînera très probablement d’énormes violations du droit à la vie privée et des cyberattaques », a-t-il prévenu.

Soulignant aussi l’absence de consultations avec les parties prenantes pourtant importante, l’avocat ougandais, Allan Sempala a remarqué que ce processus de surveillance n’est ni cru ni accepté par beaucoup.

« Alors nous avons une raison de croire que ce système de suivi GPS est de mauvaise foi », a-t-il fustigé.

Pour l’organisme de défense des droits de communication numérique, ce suivi à temps plein de tous les usagers de la route, sans aucune autorisation et la connaissance de la personne quant à leur emplacement, est une interférence extrême pour la vie privée et n’est pas justifiable même avec l’excuse d’attraper des criminels.

De leurs côtés, les autorités ougandaises ont assuré aux automobilistes que la vie privée de chacun sera respectée lors de l’installation de traceurs du système de positionnement global (GPS) dans tous les véhicules publics et privés, les motos et les bateaux du pays.

« Entreprise russe douteuse »

Pour la mise en œuvre, tous ces engins devront se faire enregistrer de nouveau afin de recevoir de nouvelles plaques d’immatriculation intégrées au dispositif de suivi numérique.

« Néanmoins, je veux rassurer le public que les termes et conditions du contrat offrent au gouvernement des droits et des protections clairs si les circonstances alléguées se matérialisent », a indiqué Jim Muhezi, ministre du Cabinet pour la sécurité nationale repris par la presse locale.

Laquelle a également soulevé des dossiers qui indiquent la faillite de l’entreprise russe bénéficiaire de ce projet pour 10 ans signé vendredi dernier. Les observateurs ougandais la suspectent de vouloir se servir de ce contrat avec l’Ouganda comme bouée de sauvetage.

Par la même occasion, les députés ougandais ont demandé un audit et une enquête sur les processus d’attribution de l’accord de suivi numérique des voitures à une société russe, Joint Stock Company Global Security, pour la mise en œuvre du système de surveillance des transports.

D’après Dorothy Mukasa, « le gouvernement bafoue les lois sur les marchés publics tout en engageant une entreprise russe douteuse pour espionner », a-t-elle exprimé sur Twitter tout en rappelant l’essentialité de « la confiance » en matière de protection des données.

Aurore Bonny

(Source : CIO Mag, 29 juillet 2021) –

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 252 221 abonnés
- 210 908 résidentiels (83,62%)
- 41 313 professionnels (16,38%)
- Taux de pénétration : 1,51%

(ARTP, 30 juin 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 667 613 abonnés
- Taux de pénétration : 117,73%

(ARTP, 30 juin 2021)

FACEBOOK

3 900 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

- LinkedIn : 680 000

- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)