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Transfert d’argent : Vers la mort de Wari ?

vendredi 29 mai 2020

Créée en 2008 par Kabirou Mbodje, l’entreprise qui fût leader dans le domaine du transfert d’argent semble vivre ses derniers jours. Assiste- t-on à la mort de Wari, cette entreprise considérée comme une fierté nationale car lancée par un Sénégalais et présente dans une soixantaine de pays.

En 2017, c’était le Réseau national des prestataires de transfert d’argent (Renapta) qui avait appelé au boycott. Cependant, depuis presque deux mois, ce sont prestataires de transfert d’argents et banques qui se méfient de tout contact avec Wari.

Depuis plusieurs semaines, bon nombre d’utilisateurs du réseau ne savent plus à quel saint se vouer. En effet, la plupart des multiservices et banques où les clients pouvaient effectuer des envois et retraits ont, si on peut le dire, tourné le dos à ce, jadis, géant du transfert d’argent dans le continent africain.

Le peu du nombre d’agences qui utilisent la plateforme Wari n’acceptent de faire que des envois. Ainsi, il est impossible de percevoir de l’argent transféré.

Je crois que le réseau Wari tend vers la mort. Cela fait trois jours que je fais le tour d’agences et de banques mais ils me disent : « On a arrêté avec Wari », confie à Socialnetlink, un entrepreneur.

En effet, il a fait des dizaines de multiservices et banques de Thiès à Dakar sans avoir la possibilité de retirer l’argent qui lui a été envoyé. Conséquemment, pendant une semaine, il faisait le tour des agences bancaires et multiservices dans différents quartiers de ces deux villes.

Malgré que l’entreprise est en train d’effectuer une publicité selon laquelle les services Wari sont fournis par des banques et institutions financières partenaires comme Ecobank, Bank of Africa, BSIC, etc., impossible d’effectuer des retraits auprès de ces structures.

« J’ai fait deux BOA, un Ecobank, un Banque Atlantique, Banque Islamique du Sénégal, UBA, mais elles disent toutes la même chose ou presque : « on a arrêté avec Wari », ou « nous ne payons que nos propres clients ». Dans certaines banques, vous avez besoin de la patience pour un cash. Donc si vous êtes dans l’urgence, pas besoin de perdre votre temps. « Il faut s’inscrire sur la liste. Arrivée à un certain nombre, nous allons vous recontacter par téléphone pour le paiement dans deux ou trois jours », explique le service d’accueil d’une banque de la place.

Pour les rares gérants qui effectuent des transactions, ce sont les usagers même qui reviennent pour leur demander de changer car le bénéficiaire n’arrive pas à retirer l’argent envoyé.

« Vraiment nous sommes fatigués. On nous envoie de l’argent et les multiservices disent qu’ils ne font pas de retraits. Donc Wari doit trouver une solution à cela. »

Et c’est partout dans le pays, pour preuve certains commentaires que nous avons trouvés sur leurs pages Facebook et Instagram.

Les IBAN, source de la méfiance Cette méfiance des prestataires provient du système d’IBAN (International Banko Account Number) imposé par l’entreprise de Kabirou Mbodje.

Les prestataires trouvent cette méthode très fastidieuse. Ils perdent des journées pour juste toucher à leur argent.

« Je gère moi même mon Wari. Alors, j’ai pas le temps de faire le tour des banques pour récupérer mes IBAN. C’est pour cela je refuse des retraits », commente un prestataire. Dès lors, ce gérant de multiservice conseille aux clients d’utiliser Orange Money.

En plus de ces difficultés que rencontrent celles qui veulent retirer des transferts, du côté des prestataires, c’est le pire.

Beaucoup parmi eux fustigent le manque de sécurité dans le réseaux cause des arnaques qu’ils subissent. Ajoutant en cela, difficile d’avoir une réponse adéquate de Wari. Suite à une arnaque, Wari ne traque pas le voleur, donc aucun soutient voire accompagnement pour que la victime puisse poursuivre l’arnaqueur ni d’être remboursé par l’entreprise dont la faille provient de son système informatique.

Avec toutes ces difficultés que rencontrent clients et prestataires de multiservices, Wari est en chute libre. D’abord, il subit, depuis quelques années, une concurrence déloyale d’Orange Money qui utilise la puissance de l’opérateur de téléphonie Orange. Ensuite, il y a de nouveaux arrivés dans le marché comme Wizall Money ou encore Wave qui sont en train de gagner du terrain.

(Source : Social Net Link, 28 mai 2020)

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