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Télétravail et vie familiale : Une cohabitation pas toujours facile

jeudi 7 mai 2020

Au Sénégal, depuis le début du couvre-feu, un mode de travail est adopté par beaucoup d’entreprises. Il s’agit du télétravail qui, méconnu par une grande partie de la communauté professionnelle, s’invite dans les familles. Comment les bureaucrates s’adaptent à cette nouvelle stratégie ? ‘’EnQuête’’ est allé à leur rencontre.

La pandémie du coronavirus a fini de dicter sa loi dans le pays. Elle oblige beaucoup d’entreprises à adopter le télétravail. Une première pour beaucoup de bureaucrates qui doivent s’adapter à ce changement souvent pas évident, surtout avec les réalités familiales.

Ndèye Fatou Diop travaille dans une ONG santé. Pour elle, concilier les obligations professionnelles et autres tâches à la maison est très compliqué. En plus, dit-elle, le télétravail n’est pas bien perçu au Sénégal. Selon elle, pour la société sénégalaise, le travailleur, c’est celui qui se rend au bureau. D’autant que certains pensent qu’il n’est pas concevable, aujourd’hui, qu’on puisse rester à la maison et travailler. ‘’Je suis confinée depuis deux mois et c’est très difficile. Parce que, premièrement, mon entourage ne considère pas que je travaille ; il pense que je suis en vacances. Alors qu’on a les mêmes obligations qu’au bureau. J’ai des réunions qui n’en finissent pas, des rapports à boucler et, parfois, les gens ne comprennent pas. Je suis obligée de m’enfermer quelque part pour pouvoir finir une réunion ou un travail donné’’, se plaint Ndèye Fatou. Elle n’a pas d’enfants. Mais ses neveux sont très attachés à elle, au point que, quand ils la voient à la maison, pour eux, c’est des congés.

‘’Ils viennent tout le temps voir ce que je suis en train de faire. Des fois, ils viennent me déranger. Je suis obligée de leur donner des exercices, pour pouvoir me concentrer sur le travail. Si je dois cuisiner aussi, je réaménage mon calendrier. Les journées de travail sont longues. On pense qu’à la maison, on ne travaille pas beaucoup, mais on travaille plus que quand on est au bureau’’, fait-elle savoir. Le plus difficile, à son avis, c’est la perception de l’entourage. ‘’Tant que tu n’es pas à la maison, on t’épargne certaines choses. Mais dès qu’ils te voient, ils te sollicitent et cela ne permet pas d’être efficient à 100 %. Ma sœur appelle le télétravail le ‘teletapalé’’. Pour dire que les gens pensent qu’on ne travaille pas. Alors que tu as des tonnes de tâches à accomplir. Il y a les aléas de l’Internet. Tu te lèves le matin, le réseau est instable. Il y a énormément de facteurs qui font que tu peux être performant, comme tu peux ne pas l’être. C’est une situation très compliquée à gérer. Mais il y a beaucoup d’aspects qui font que le télétravail est meilleur’’, tranche Ndèye Fatou Diop.

C’est d’ailleurs dans ce sens qu’abonde Bator Seck, assistante administrative et financière de l’Association des juristes sénégalaises (AJS). Pour cette femme juriste, le télétravail est une solution miracle pour les femmes. ‘’Je travaille correctement et remplis les autres tâches comme il se doit. Je suis aidée par les femmes de ménage à la maison. Mais quand elles ne sont pas là, je m’organise de telle sorte qu’on ne rate pas le travail du bureau, ni celui à faire à la maison‘’, se réjouit-elle.

Selon Mme Seck, avec le télétravail, même les employeurs y gagnent, parce que d’habitude, au bureau, les horaires sont courts. Par contre, quand le travail est fait à la maison, on ne se soucie pas des horaires de travail. ‘’On peut allumer la machine à 8 h et la refermer à minuit. Cela ne nous dérange pas, parce qu’on est plus sereine, on a un œil sur nos enfants. Même après cette période de pandémie, le Sénégal devrait adopter cette pratique, parce que les moyens de télécommunication nous le permettent. La personne peut être très productive, sans pour autant aller au bureau’’, suggère-t-elle.

Le télétravail, une solution miracle pour les femmes

A l’en croire, la femme est plus posée à la maison qu’ailleurs. Pour exemple, elle cite les accouchées récentes. A son avis, une femme qui vient de terminer ses congés de maternité ne saurait se donner pleinement à son travail, une fois au bureau. Car tout son esprit est concentré sur le nouveau-né qu’elle a laissé à la maison. Alors que si elle était restée à la maison, elle peut travailler correctement et avoir un œil sur son enfant. ‘’Elle sera, du coup, plus productive. Nous disposons plus de temps et les enfants savent quand maman travaille. Mais, en tant que travailleuse dans les finances, nous ne pouvons pas rester tout le temps à la maison. Il y a des documents qu’on ne peut régler qu’au bureau. Donc, dans la semaine, on doit s’y rendre deux à trois fois’’, précise-t-elle. Avant de lancer un appel au gouvernement pour la révision de la méthode de travail au Sénégal. ‘’La situation que nous vivons avec la pandémie doit être une source pour faire quelque chose de nouveau dans le mode de travail des Sénégalais. Nous savons que nous avons adopté des systèmes de travail un peu vétustes. La personne peut bénéficier de deux à trois jours de télétravail et cela boosterait sa productivité dans l’entreprise’’, conseille Mme Seck.

Si pour les deux femmes précitées le télétravail est une bonne option, François Badiane est impatient de rejoindre le bureau. Difficile, pour ce père de famille, ingénieur mécanique, de faire quoi que ce soit chez lui. Ses enfants ne lui laissent pas la possibilité de remplir ses obligations professionnelles. Quand il se lève le matin, il fait le tour de la maison, à la recherche d’un endroit tranquille, pour faire son travail. D’autant plus que tout le travail se fait en vidéoconférence. ‘’Nous commençons le travail à 9 h. Ce qui veut dire qu’à cette heure, tout le monde doit être en position. Mais à partir de 11 h, je ne suis plus concentré comme il faut. Parce que je me déplace tout le temps pour que les enfants ne puissent pas me déranger. C’est compliqué et je n’ai pas la possibilité d’interrompre le travail. Mes collègues me suivent. C’est une situation difficile’’, déplore M. Badiane.

Sa femme travaille dans l’Administration. Du coup, il est seul avec les enfants et la ménagère. Quand la maman ne travaille pas, cela devient plus facile pour lui. ‘’Nous allons à la pause à 14 h. En ce moment, ils font la sieste, parce qu’ils prennent le déjeuner à 13 h. Mais dès qu’ils se réveillent, c’est encore la croix et la bannière. Un jour, Diana, la plus petite, s’est invitée à la caméra, au moment où on écoutait l’intervention d’un collègue. Sans m’en rendre compte, elle s’est assise à mes côtés. C’est l’interpellation de mon directeur qui a attiré mon attention’’, raconte-t-il.

François préfère aller au bureau que de rester chez lui. ‘’Parfois, je suis énervé au point de vouloir les punir, mais je n’y arrive pas. Quand je ferme la porte du salon, ils se mettent à crier ou à frapper à la porte’’. Pour s’en sortir, il est obligé de placer le wifi à la terrasse où il travaille tranquillement maintenant. ‘’Heureusement que j’ai une terrasse fermée. Maintenant, c’est là que je fais mon travail’’.

Le travail à la terrasse

Souleymane Sall est conseiller dans un centre d’appel. Il en veut à la personne qui a inventé le télétravail. Il trouve que c’est une stratégie de dingue. Chaque matin, il se lève à 6 h pour commencer le travail à 7 h. Sauf qu’il ne le fait pas chez lui, faute de wifi. Il se rend chaque jour chez son voisin et collègue. Une situation gênante, à ses yeux. Au début, il achetait des pass pour travailler avec son téléphone. Mais cela n’a pas pu continuer, parce que ses tâches nécessitent un haut débit de connexion. ‘’Notre travail dépend totalement de l’Internet. Je commence à 7 h pour arrêter à 15 h 30. Je ne pouvais pas continuer à acheter des pass. Je n’ai pas les moyens, d’autant qu’on ne sait pas la fin de cette pandémie. Je préfère aller au bureau. Mais devant l’impossibilité, mon voisin m’a proposé de venir travailler chez lui ; il a l’ADSL. Chaque jour, je suis chez le voisin. C’est gênant, même s’il ne le voit pas de la même façon que moi’’, explique M. Sall.

Il pense qu’il dérange la famille de son collègue. Surtout qu’ils n’ont pas les mêmes horaires de travail. ‘’Dans les centres d’appel, chacun à son heure. Donc, le jour où mon voisin doit commencer le travail à 9 h ou à 10 h, il est obligé de se lever pour m’ouvrir le portail et son salon. Je le réveille tous les matins. Parfois, c’est sa femme qui vient m’ouvrir. Ce télétravail, c’est vraiment de l’idiotie. Non seulement je consomme le wifi de la personne, mais également son électricité. Parfois, la famille a besoin de se reposer et moi, je reste scotché au téléphone en les dérangeant. Ce n’est pas une bonne idée’’, déplore Jules.

Pour Fatou Diouf, le bureau est le cadre idéal pour évoluer professionnellement ; il diffère du cadre familial. ‘’Les enfants peuvent venir te perturber. On doit répondre aux obligations familiales en même temps. En plus, la maman ne peut s’éloigner de son enfant en bas âge, pendant tout ce temps. Ce qui en fait une double tâche. Même si elle a une ménagère ou une nounou, elle est tenue de gérer la maison. Ce qui fait qu’elle est confrontée à une multiplicité des tâches. Or, si le mari n’est pas compréhensif ou n’aide pas la femme à s’occuper des enfants et autres activités, c’est autre chose’’, souligne Mme Diouf.

Selon cette chargée de programme dans une ONG de la place, il n’y a pas le même matériel de bureau à la maison. ‘’Ici, tu fonctionnes avec le minimum. La connexion n’est pas au top. On travaille sans imprimante, ni fax et autres. L’avantage du télétravail, c’est que tu gagnes en temps de repos. Tu ne te réveilles pas tôt et il n’y a pas de contrainte de transport. Il y a aussi le fait d’être en famille. Tu te rends compte que le boulot te prend 10 heures (8 heures de travail et 2 heures de transport). Si on y ajoute les 8 heures de sommeil, tu as au maximum 4 heures avec ta famille. Tu sens que les enfants et ton mari s’épanouissent. Maintenant, comme les contextes sont différents, les entreprises doivent s’adapter, réorienter les tâches professionnelles et axer sur les urgences’’, recommande Mme Diouf.

En outre, elle conseille à ceux qui font le télétravail de créer les conditions de travail à la maison, de s’aménager un cadre adapté. C’est-à-dire en évitant de s’installer dans un endroit où ils risquent d’être perturbés par les enfants ou un autre membre de la famille.

‘’Les difficultés restent l’incompréhension de l’entourage familial’’

Irma Sambou est téléconseillère et vit avec sa belle-famille. Elle trouve le télétravail intéressant. Parce que, dit-elle, la personne est plus autonome, en plus d’être plus à l’aise. Mais c’est également un risque, parce qu’elle détient des données personnelles. Elle commence son travail à 7 h. Pour mieux se consacrer à sa profession, elle se lève à 5 h pour accomplir ses tâches ménagères, avant son heure de travail. ‘’Je prends mes heures de pause aussi pour faire le repas de midi. Du coup, je ne me repose pas. Dès que je termine de préparer le déjeuner, j’enchaine avec mes obligations professionnelles, parce que je descends à 17 h. Après cette heure, je prépare le diner. Il y a aussi l’entretien des enfants, surtout en cette période de confinement. On doit être plus vigilante et bien surveiller les enfants. Tous les deux jours, je fais le linge. Chaque semaine, je fais le grand ménage de la maison’’, explique-t-elle.

La plus grande contrainte d’Irma, c’est comment faire son travail. Le wifi est installé à côté de la chambre de ses beaux-parents. ‘’Je suis gênée, quand je dois commencer, parce que je dois parler fort pour que mon client m’entende à cause de la qualité sonore. Du coup, je préfère qu’ils me raccrochent au nez, que je ne sois pas au rendez-vous pendant 2 heures, le temps que mes beaux-parents se réveillent, plutôt que de les déranger’’, dit-elle.

Si, pour certains travailleurs - la majorité - le télétravail est une découverte, d’autres, par contre, s’y sont familiarisés depuis bien longtemps. C’est le cas de Fatima Cissé Sy. Sociologue de profession, depuis 2016, Mme Sy fait du télétravail. ‘’Je travaille dans une université virtuelle qui évolue dans l’enseignement à distance d’où leur slogan "Fo nek fofou la". Ainsi, en tant qu’épouse et mère, ce principe m’arrange, car je suis présente pour mon mari, mais aussi pour mon enfant. L’apparition de la Covid-19 entrainant le confinement permet sans doute à beaucoup de femmes de goûter aux avantages du télétravail. En revanche, l’une des difficultés majeures reste l’absence de quiétude pour mener à bien notre tâche professionnelle, puisque nos habitations sont souvent petites et pas adéquates pour le télétravail’’, dit-elle.

Toutefois, elle souligne que le télétravail suppose une certaine logistique. C’est-à-dire une pièce insonorisée, l’Internet haut débit et bien évidemment de l’électricité. ‘’Les difficultés restent l’incompréhension de l’entourage familial qui conçoit le fait de travailler comme une affaire externe. C’est-à-dire s’apprêter, sortir, cartable ou sac à la main. Ensuite, si le mari est incompréhensif, il voudrait exiger des services aux heures de travail et la belle-famille aussi, temps qu’on y est. Il est difficile de départager objectivement les heures de travail et les heures sociales", soutient Mme Sy.

Malick Diop est étonné d’entendre les gens parler de télétravail de gauche à droite. C’est normal. C’est un habitué. Il travaille dans une firme française depuis 2007 et ne font que du télétravail. Pour lui, il est temps que le pays change son système de travail antique. Si le Sénégal adopte bien cette stratégie, nous serons développés dans quelques années. ‘’On est cent fois plus productif, quand on fait du télétravail que lorsque qu’on passe la moitié de son temps au bureau. C’est ce que certaines entreprises ont compris. Parce que, non seulement on a l’esprit tranquille et quand son esprit est posé, le travail se fait facilement. C’est comme un travail à la chaine. L’autre atout est que, physiquement, on est bien. Mais au bureau, les conditions, l’ambiance, entre autres, sont parfois des facteurs qui freinent le développement psychologique que vous devez avoir’’, explique-t-il.

Malick vit avec sa femme et leurs quatre enfants. Il n’est pas inquiété par ces derniers, parce qu’ils savent que leur papa travaille à domicile. ‘’Certains te diront que ce n’est pas facile avec les enfants. Mais les gamins, c’est à nous parents de les éduquer de telle sorte que quand tu travailles, ils sauront que tu es occupé et qu’ils ne doivent pas déranger. C’est vrai que parfois, avec les plus petits, ça dérape, mais cela ne doit pas être un handicap pour bien faire sa tâche. Même si vous êtes dans une grande famille, trouvez un espace pour faire le travail paisiblement. Mais il faut aussi que toutes les conditions soient remplies pour faire le télétravail. C’est à l’entreprise de doter tous les moyens à son personnel pour le faire’’, fait-il savoir.

‘’On est cent fois plus productif, quand on fait du télétravail’’

Journaliste à ‘’Seneweb’’, Awa Faye trouve ce mode à la fois facile et difficile. Elle fait de son mieux pour accomplir ses obligations professionnelles, être exempte de tout reproche. Même si, dit-elle, ce n’est pas facile parfois de travailler à partir de chez soi, avec les devoirs familiaux, surtout si on est une femme. Sa chance est qu’elle a une famille compréhensive, qui la soutient beaucoup. ‘’Mes heures de travail débutent tous les jours vers 9 h. Je gère le point quotidien du ministère de la Santé et de l’Action sociale qui démarre à 10 h sur l’évolution de la pandémie du coronavirus au Sénégal. Donc, il faut que je sois prête à cette heure. C’est-à-dire me préparer, avoir à mes côtés mes outils de travail (ordinateur et téléphone portable), trouver un endroit calme. Ce sont mes seules préoccupations le matin. Car, pour les travaux domestiques, nous avons deux ménagères. Les repas sont gérés par mes deux gentilles belles-sœurs qui cuisinent à tour de rôle’’, explique la journaliste.

A 14 h, elle prend sa pause et en profite pour prier ou appeler ses personnes ressources. Ensuite, elle est devant sa machine jusqu’à 18 h. ‘’Là, je laisse tout ce que je faisais pour aider la belle-sœur qui doit s’occuper des préparatifs pour le ‘ndogou’ (NDLR : rupture du jeûne). Parfois, je reçois des infos à traiter juste après le ‘ndogou’. Là, comme je travaille pour un site, je ne peux pas attendre. Du coup, je me concentre sur le travail, en mettant en attente les tâches ménagères. Souvent, c’est un peu stressant, mais je gère’’, raconte-t-elle. Elle termine en général sa journée de travail après minuit, vu qu’avec les sites, il n’y a pas d’heure de bouclage. ‘’A chaque fois qu’on a une info, on peut la balancer pour la publication, parce qu’il y a toujours un posteur disponible. Donc, même si parfois je suis un peu prise à cause de mes obligations familiales, je fais tout pour me rattraper après. Je préfère le télétravail, car je suis plus productive à partir de chez moi et je suis plus à l’aise. De plus, j’habite loin. Je peux faire plus de 4 heures de route pour aller au bureau et revenir. C’est une contrainte. Car, pendant ces heures perdues, je pouvais faire des papiers. C’est pourquoi, même après la pandémie de la Covid-19, je vote pour le télétravail’’, dit-elle.

(Source : Enquête, 7 mai 2020)

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