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Télécoms : le Sénégal lance enfin le dégroupage de la boucle locale de l’opérateur historique

mercredi 11 juillet 2018

L’autorité en charge de la régulation des télécommunications a lancé, ce 10 juin, le dégroupage de la boucle locale, actuellement détenu par la Sonatel. Attendue depuis des années, l’initiative vise à améliorer l’offre et à baisser les prix, à condition que le processus se déroule bien.

C’est parti pour le dégroupage de la boucle locale au Sénégal, un processus qui va enfin mettre fin au monopole de l’infrastructure qui était jusque-là détenu par l’opérateur historique, Sonatel, devenue une filiale du français Orange. Ce mardi 10 juillet, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), a lancé le processus à travers une conférence de presse à Dakar, au cours de laquelle son directeur général, Abdou Karim Sall, a détaillé les enjeux et les défis de ce qu’il a qualifié de « levier important de développement de la concurrence et de l’innovation dans les télécommunications et sur le marché de l’Internet ». Selon le DG de l’ARTP, « le dégroupage de la boucle locale est une opération essentielle de développement de la concurrence et de l’innovation dans les télécommunications et particulièrement sur le marché de l’Internet haut débit et très haut débit (HD-THD) ».

« Dans le cadre de ce projet, et d’ailleurs dans tous les projets et de cette nature, l’ARTP a retenu une démarche concertée et inclusive. Les étapes graduelles ont été menées avec l’ensemble des opérateurs de réseaux de télécommunication ouverts au public. A travers cette longue démarche transparente et concertée, l’Autorité de régulation a introduit le dégroupage qui est une opération complexe. Le processus implique des travaux poussés avec les acteurs, en particulier la Sonatel, pour trouver une situation d’équilibre sur le marché qui favorise à la fois l’investissement et le partage des infrastructures », a expliqué le DG de l’ARTP.

Selon Abdoul Karim Sall, plusieurs objectifs aux enjeux stratégiques sont visés à travers cette opération. Il s’agit d’abord, de « la réduction des obstacles techniques et économiques qui peuvent freiner le développement d’acteurs alternatifs sur le marché ». Ensuite, le dégroupage permet de donner aux opérateurs alternatifs notamment les fournisseurs d’accès à internet (FAI), « d’exercer librement leurs activités et de participer au développement du haut et très haut débit fixe dans des conditions viables ». Enfin, ajoute la même source, l’autre objectif, c’ est "la liberté de choix du consommateur, une diversité au niveau des services et une baisse des tarifs de détail ».

Nouvelle ère ouverte à la concurrence

Le secteur des télécoms sénégalais entame donc une nouvelle ère avec l’introduction du dégroupage de la boucle locale en cuivre et selon les responsables de l’ARTP, cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) du président Macky Sall qui accorde un intérêt particulier à l’économie numérique comme levier de développement.

La boucle locale cuivre est une infrastructure qui appartient jusque-là à l’opérateur historique SONATEL qui va désormais la partager avec des concurrents selon un tarif fixé par l’autorité de régulation. Ainsi donc, selon la vision des autorités, cela va favoriser le développement de la concurrence et la promotion de services innovants dans les télécommunications, et tout particulièrement sur le marché de l’Internet haut et très haut débit fixe pour toutes les catégories de clientèle, notamment les particuliers, les ménages et les entreprises. Selon les chiffres officiels de l’Observatoire du marché des télécoms de l’ARTP, en 2017, le développement des services internet est porté au Sénégal à plus de 98% par le mobile et à moins de 2% par le fixe.

L’idée du dégroupage de la boucle locale a été lancé depuis 2005 mais comme dans bon nombre de pays du Continent, il s’est heurté à de vives réticences de la part de l’opérateur historique qui entendait notamment préserver son marché ainsi que ses investissements. Le processus a connu un vrai coup d’accélérateur depuis 2015 et depuis les concertations et les négociations se sont poursuivies afin d’en déterminer les modalités de sa mise en œuvre et surtout de sa réussite. Le processus sera graduel et pour un premier temps, les conditions établis avec les opérateurs du pays Sentel S.A (marque Tigo) et Expresso Télécoms ainsi que les 3 fournisseurs d’internet déjà actifs sur le marché, il s’agira d’un dégroupage partiel avant le grand saut du dégroupage total en fonction des perspectives.

(Source : La Tribune Afrique,11 juillet 2018)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 256 010 abonnés
- 215 687 résidentiels (84%)
- 40323 professionnels (16%)
- Taux de pénétration : 1,52%

(ARTP, 30 septembre 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 742 292 abonnés
- Taux de pénétration : 118,18%

(ARTP, 30 septembre 2021)

FACEBOOK

3 900 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

- LinkedIn : 680 000

- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)