twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Télécoms : Macky veut « sa » quatrième licence

vendredi 8 mars 2013

Un quatrième opérateur de téléphonie va arriver sur le marché sénégalais. Le chef de l’Etat a instruit, hier, en Conseil des ministres, le gouvernement de préparer le cahier de charges. Une décision que l’ancien directeur des études et de la réglementation des postes et télécommunications, Cheikh Tidiane Ndiongue, qualifie de « mauvaise nouvelle pour les télécommunications » car « totalement inopportun ».

Macky prend une quatrième. Comme Wade, le chef de l’Etat va aussi vendre une licence de téléphonie mobile. En effet, après avoir conclu la renégociation de la licence de Tigo, entamé par son prédécesseur, pour 53 milliards de francs Cfa, le chef de l’Etat, a instruit le gouvernement, hier, en Conseil des ministres, « de prendre les dispositions pratiques, notamment la préparation d’un cahier de charges, en vue de l’arrivée d’un 4ème opérateur sur le marché de la téléphonie ».

Une annonce qui serait dictée par une volonté de baisser les coûts du téléphone. Il a en effet, invité le Premier ministre « à faire la lumière sur cette tarification, qui devrait être subséquente à l’allègement du dispositif réglementaire sur les appels entrants ». Le président de la République, qui a abrogé le décret instaurant une surtaxe sur les appels entrants que son prédécesseur avait signé, veut aussi instaurer un système de contrôle transparent du trafic, « sans pour autant qu’il y ait surtaxe ».

Cependant, cet argument ne tient pas la route aux yeux des experts. Cheikh Tidiane Ndiongue, ancien directeur des études et de la réglementation des postes et télécommunications, que nous avons joint par téléphone, hier dans la soirée, estime que l’Etat n’est intéressé que par l’argent qu’il peut tiré de cette affaire. Ce, au détriment d’une vision claire dans le domaine des télécommunications. « C’est une très mauvaise nouvelle pour les télécommunications.

L’Etat n’est guidé que par l’argent. On cherche de l’argent dans un bordel indescriptible. C’est prématuré. Cela va ajouter à l’incohérence de la politique de télécommunications », dit l’expert. Qui pense ainsi que la vente de cette 4ème licence est « totalement inopportun ». « Cela ne s’inscrit pas dans un cadre cohérent. Il fallait s’arrêter après la renégociation de la licence de Tigo pour voir les défis et enjeux du secteur », dit M. Ndiongue. Non sans préciser qu’avec la fin des licences de Sonatel en 2017, l’Etat a une occasion en or de rediscuter en force.

Quid de la clause incluse dans le contrat de Sudatel (le 3ème opérateur du pays, arrivé sur le marché en 2007 : Ndlr) qui devait lui interdire de vendre une autre licence dans un aussi bref délai ? L’expert juge que cet opérateur ne peut rien contre l’Etat puisqu’étant dans de beaux draps. « Le gouvernement est aujourd’hui fondé à lui retirer sa licence à cause du scandale des commissions sur la vente de la licence.

Car, l’attribution d’une licence de télécommunication doit se faire dans des conditions transparentes et non discriminatoires. Et avec l’affaire des commissions de 25 milliards, ils ne peuvent rien dire », note Cheikh Tidiane Ndiongue. Le Sénégal compte aujourd’hui 3 trois opérateurs titulaires de licences globales de télécommunications pour un marché estimé à 11 millions de consommateurs.

Seyni Diop

(Source : Wal Fadjri, 8 mars 2013)

Post-Scriptum

Rationalisation de la consommation des téléphones de type mobile : Baisse de 1,029 milliard de la facture de l’Etat

La rationalisation annoncée de la consommation de téléphonie mobile commence à porter ses fruits. Le gouvernement a annoncé hier en Conseil des ministres, avoir économisé 19 % sur la facture de l’Etat. « L’évaluation de cette mesure permet, aujourd’hui, de noter une baisse de 1,029 milliard de fracs Cfa (19 %) de la facture de l’Etat, qui est passée de 5,405 milliards à 4,375 milliards de francs Cfa entre 2011 et 2012 », rapporte le communiqué de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

Non sans relever que ces efforts de rationalisation des lignes téléphoniques devront produire encore plus d’effets avec l’utilisation de l’intranet gouvernemental et du Gota par les services du ministère de l’intérieur. Dans ce sens, indique la même source, l’Agence de l’informatique de l’Etat et le ministre de l’Intérieur devront renforcer la mutualisation de leurs actions.

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 13 529 883 abonnés Internet

  • 13 251 404 abonnés 2G+3G+4G (97,95%)
    • 2G : 28,14%
    • 3G : 49,01%
    • 4G : 22,05%
  • 117 023 clés et box Internet (0,86%)
  • 158 130 abonnés ADSL/Fibre (1,19%)
  • 3 325 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,19%
  • Internet mobile : 98,81%

- Liaisons louées : 22 456

- Taux de pénétration des services Internet : 83,47%

(ARTP, 31 mars 2020)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 211 026 abonnés
- 169 128 lignes résidentielles (80,15%)
- 41 898 lignes professionnelles (19,85%)
- Taux de pénétration : 1,30%

(ARTP, 31 mars 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 948 492 abonnés
- Taux de pénétration : 110,73%

(ARTP, 31 mars 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)