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Télécommunications : Un troisième opérateur

samedi 27 mai 2006

Annoncée depuis plus de deux ans, l’arrivée d’un troisième opérateur dans le secteur des télécommunications sénégalais n’est pas pour demain. Le cahier des charges devant permettre de lancer l’appel d’offres international est toujours à l’état de projet. Après la lettre de politique sectorielle qui a mis du temps pour sortir des canaux administratifs, l’Etat, à travers l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a pris comme prétexte le toilettage du code des télécommunications pour mieux asseoir cette libéralisation. C’est au cours d’un média-dialogue organisé hier, vendredi 26 mai au « just for you » par le programme Catia et l’Institut Panos Afrique de l’ouest, que des révélations ont été faites sur les activités des télécommunications au Sénégal qui mettent à nu un sérieux problème de bonne gouvernance dans ce secteur.

C’est en janvier 2005 que le ministre des Postes et des télécommunications, Joseph Ndong avait fixé la date butoir pour lancer le dossier d’appel d’offres international pour la délivrance de la licence globale. Il avait même annoncé à diverses occasions qu’ils étaient « en train de travailler sur le cahier des charges ». Au jour d’aujourd’hui, ces travaux n’ont pas du tout avancé. Du moins si l’on s’en tient aux informations obtenues lors du média-dialogue organisé hier, vendredi 26 mai par le programme Catia 1c et l’Institut Panos Afrique de l’ouest, autour du thème des « conséquences de l’arrivée d’un troisième opérateur télécom au Sénégal ».

Les débats qui ont réuni les journalistes, les responsables des deux opérateurs actuels, ceux de l’agence de régulation des télécoms et des organisations de consommateurs, ont permis d’apprendre que même le cahier des charges qui est un préalable à tout appel d’offres n’est pas encore confectionné, ou est encore à l’état de projet. Le directeur des ressources humaines de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Isaac Cissokho a indiqué qu’ils sont en train de « procéder au toilettage du code des télécommunications notamment l’article 21 pour que le choix d’un autre opérateur puisse passer par un appel d’offres international sur la base d’un cahier des charges, avant un décret présidentiel et la signature d’une convention de concession. » Quant au représentant du directeur général de l’Artp, il a rappelé qu’un consortium de cabinets internationaux composé de Goldman fachs qui s’occupe de l’aspect financier, de Clifford sens pour le volet juridique et de Mc Kincey qui a l’habitude de travailler avec l’Artp sur le service universel a été recruté pour le choix du troisième opérateur. L’objectif de l’introduction d’un troisième opérateur, comme l’a rappelé le directeur des ressources humaines de l’Artp, est de « fournir un maximum de services et de produits et d’essayer de toucher le maximum de populations surtout dans les zones les plus reculées ».

Dans ce contexte, les deux opérateurs actuels sur le marché sénégalais qui ont été conviés au média-dialogue semblent tous deux accueillir avec « sérénité » cette perspective. Et le directeur de la réglementation de la Sonatel, Yacinthe Sarr, d’affirmer que sa société est ouverte à la concurrence globale qui, dit-il, « est préférable à un opérateur de niche qui ne s’occuperait que d’un secteur. » Il a, en revanche, estimé que « la concurrence qui découlerait de l’attribution d’une troisième licence devrait être assez loyale ». Un avis que partage d’une certaine mesure le directeur des ressources humaines de Tigo, M. Niane, qui était en compagnie de son directeur général M. Wim. « Nous restons convaincus que si on veut avoir une concurrence loyale, saine et équitable, le secteur doit s’enrichir de nouveaux opérateurs, mais tous les opérateurs devraient avoir les mêmes moyens. Si l’exercice de la compétition n’est pas équitable, il est certain que nous ne ferons pas le maximum d’efforts nécessaires pour que le secteur d’activités soient développés davantage. Le client y gagne pour que l’Etat y gagne », a-t-il avancé. M. Niane a toutefois tenu à préciser que « sur le principe, Tigo est bien demandeur d’une licence globale et attend de voir le cahier des charges pour se décider. Cela dépend de nos intérêts, du coût et des modalités alors que ce n’est pas encore connu parce que nous n’avons pas encore le cahier des charges. Tant qu’il n’est pas sorti, ça reste des vœux pieux ».

Ibrahima Lissa FAYE

(Source : Sud Quotidien, 27 mai 2006)

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