Le gouvernement a en chantier une stratégie destinée à consolider et accroître les avancées du pays en matière de télécommunication. Pour ce faire, il a dégagé un certain nombre d’objectifs. Déclinés dans la Lettre de politique sectorielle du secteur des télécommunications, ceux-ci visent à apporter des réponses aux insuffisances, faiblesses et autres manquements constatés dans le secteur. D’après le document, cela se fera par "l’accroissement de l’offre de services et la facilitation de l’accès aux services de télécommunications et de l’information au plus grand nombre d’usagers, en particulier en milieu rural". Un accès qui, indique le document, devra être "assuré par la définition des obligations des opérateurs de télécommunications en matière d’aménagement du territoire et de service universel". A cet égard, il est prévu de porter le parc téléphonique qui, de 1 million d’abonnés en 2003 va passer à plus de 3 millions en 2008.
Le gouvernement entend également améliorer la desserte rurale en raccordant plus de 9. 500 villages d’ici à 2008 et la totalité des villages centres (14. 200) d’ici 2010. Pour atteindre ces résultats en des délais plus réduits, l’Etat se réservera le droit d’explorer les innovations technologiques. Le gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Il veut aussi améliorer la qualité et la gamme de services offerts, favoriser l’innovation dans les services pour satisfaire les besoins de l’ensemble des utilisateurs. Idem, il cherche aussi à assurer en permanence la disponibilité au Sénégal d’un réseau de télécommunications fiable, ouvert au monde en portant respectivement les taux d’efficacité des communications locales et interurbaines de 68 % et 58 % en 2003 à 80 % et 70 % en 2008. Tout comme il entend répartir de manière équitable la valeur générée par le secteur entre les usagers, les producteurs et l’Etat en vue d’optimiser la croissance du secteur et de favoriser le développement de meilleurs services à des prix compétitifs. Autant d’objectifs dont la liste est loin d’être exhaustive pour renforcer la compétitivité et la diversification de l’économie sénégalaise et de ses entreprises en favorisant le développement d’un secteur des télécommunications concurrentiel et dynamique dans un contexte de mondialisation croissante.
Le secteur des télécommunications est marqué par un taux de pénétration encore insuffisant pour tous les segments (fixe, mobile, internet) et ce particulièrement en milieu rural. L’accès privé est également limité pour le segment urbain à faibles revenus avec une pénétration des services télécom de 10 % contre 50 % pour le segment à revenus plus élevés ainsi qu’un accès limité aux services à valeur ajoutée dont l’Internet. Ne parlons pas des tarifs appliqués qui ne sont pas assez incitatifs pour accroître une demande latente et insatisfaite, de l’absence d’une régulation effective pour définir les règles du jeu entre opérateurs et fournisseurs de services, entre autres manquements et insuffisances notés dans le secteur.
N. M. GAYE
(Source : Wal Fadjri, 27 janvier 2005)
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Bande passante : 12,4 Gbps
2 FAI (Orange et Arc Informatique)
391 liaisons louées
628 621 abonnés Internet
447 787 abonnés 3G (71,2%)
95 561 abonnés ADSL (15,2%)
84 882 abonnés RTC (13,06%)
Taux de pénétration des services Internet : 5,2%
2 269 681 utilisateurs d’Internet
Taux de pénétration : 17,5% de la population
3475 noms de domaine enregistrés en .sn
3178 noms de domaine actifs en .sn
2 opérateurs : Orange et Expresso
340 019 abonnés
Taux de pénétration : 2,78%
1852 lignes publiques
3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
11 470 646 abonnés
Taux de pénétration : 94,24%
730 940 utilisateurs
5,93 % de taux de pénétration de la population totale
36,74% de taux de pénétration de la population en ligne
12ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
93ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs
18ème rang africain pour le taux de pénétration
157ème rang mondial pour le taux de pénétration