twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Technologies et apprentissages de base : Comment tirer profit des salles informatiques

mercredi 27 avril 2005

Pour mieux formuler la politique d’intégration des Technologies de l’information dans les apprentissages de base au Sénégal, une expérience est en train d’être menée dans une école de Dakar.

Sur un pan de mur, un tableau affiche le règlement intérieur et l’emploi du temps de la classe. À l’intérieur, les tables-bancs, où sont posés livres, ardoises et cahiers, sont disposés en un petit carré qu’occupe un groupe de six élèves. C’est tout pour le décor qu’enrichit cette bonne humeur matinale chez les élèves de cette classe de CM2 de M. Birama Touré, à l’école Serigne Amadou Aly Mbaye Samb de Soumbédioune, à la Médina.

Au fond de cette classe de 37 élèves, trônent une demi-douzaine d’ordinateurs. Qui sont, désormais, partie intégrante du matériel pédagogique des élèves et de leur maître.

Ce dernier, qui est dans cette école depuis dix ans, raconte comment ce matériel lui “ est tombé sur la tête ” : “ un beau jour, on nous a apporté ces ordinateurs pour nous demander de les intégrer dans notre pratique de classe. Il nous fallait réfléchir sur le meilleur moyen de rentabiliser cette opportunité ”, explique Birama Touré.

Le premier réflexe pour cet enseignant est de concevoir, à partir des logiciels de base, des formats d’exercices adaptés aux programmes d’enseignement. C’est de là qu’est né ce que cet enseignant appelle « l’approche par projets pédagogiques ». Cette approche est prise en charge, depuis l’année scolaire 2003-2004, dans le cadre d’un projet-pilote d’expérimentation de l’intégration des Technologies de l’information dans les apprentissages de base à l’école élémentaire.

Il est le fruit d’une recherche entre le Centre Interdisciplinaire de Recherches et d’Apprentissages en Éducation (CIRADE) de l’Université du Québec à Montréal en partenariat avec l’Institut National d’Études et d’Action pour l’Éducation (INEADE) du Sénégal.

Selon Cheikh Aw, le directeur de l’INEADE, la mise en œuvre de cette expérience pilote centrée sur l’intégration des Technologies de l’information dans les apprentissages de base permet de trouver des solutions à l’apport de l’outil informatique à la pédagogie et aux modalités de son utilisation, en vue d’un rendement scolaire efficace.

Plus pratiquement et dans le cadre de cette école, les élèves ont travaillé sur des projets pédagogiques. “Ils ont, à partir de l’outil informatique, ficelé un projet de lutte contre les vers intestinaux. Cela leur a permis de concevoir des affiches pour mieux porter la sensibilisation dans la lutte contre les vers intestinaux ”, explique Birama Touré.

Dans un coin de la classe, Thierno Oumar Dia, Awa Diop et Aïssatou Bâ, tous des élèves, sont concentrés devant un ordinateur. Clic et double-clic et voilà que s’affiche le document d’un autre projet pédagogique qui s’intéresse à la commune d’arrondissement de la Médina. Il comporte une large ouverture sur les sites culturels, sportifs, les places publiques, des photos et d’autres indications importantes à une bonne compréhension par des élèves, des enjeux liés à la décentralisation et à la gestion déconcentrée.

Des résultats à intégrer dans la politique nationale

La mise en œuvre de cette approche démontre que le maître n’est plus détenteur du savoir, confie M. Diop, un autre enseignant de CM2. Cela aide les élèves à comprendre et faire leurs propres recherches, ajoute-t-il. De plus, l’exécution du programme officiel n’est pas perturbée.

Ce sont autant d’éléments qui font dire à M. Sène, coordonnateur de ce projet de recherche qu’il s’agit d’une mobilisation stratégique. “ L’enjeu est de ne pas réduire les salles informatiques en cybercafés, puisqu’il s’agit d’une approche par projet qui permet aux enfants de devenir plus actifs ”, explique encore M. Sène.

C’est la raison pour laquelle, à terme, tous les résultats seront reversés dans le système éducatif. Selon Cheikh Aw, les résultats de cette recherche permettront d’avoir des matériaux pour mieux formuler la politique d’intégration des Technologies de l’information dans les apprentissages de base. D’ailleurs, au mois de septembre prochain, un colloque sera organisé pour capitaliser tous les acquis et dégager des perspectives raisonnables d’extension et de partage.

SADIBOU MARONE

(Source : Le Soleil, 27 avril 2005)

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 534 038 abonnés Internet

  • 10 531 260 abonnés 2G+3G+4G (97,58%)
    • 2G : 29,14%
    • 3G : 54,77%
    • 4G : 16,08%
  • 101 090 clés et box Internet (0,96%)
  • 151 915 abonnés ADSL/Fibre (1,47%)
  • 1781 abonnés bas débit (0,02%)
  • 2778 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 570

- Taux de pénétration des services Internet : 66,98%

(ARTP, 30 septembre 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 5800 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, décembre 2019)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 225 643 abonnés
- 183 331lignes résidentielles (81,25%)
- 42 312 lignes professionnelles (18,75%)
- Taux de pénétration : 1,4352%

(ARTP, 30 septembre 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 398 285 abonnés
- Taux de pénétration : 110,63%

(ARTP, 30 septembre 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)