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Tamsir Amadou Bâ, directeur de l’Agence de l’informatique de l’Etat : ‘L’Etat doit aider le secteur privé à intégrer la révolution numérique’

jeudi 9 décembre 2010

En dépit des avancées notoires du pays en matière de télécommunications, l’économie sénégalaise n’a pas encore tiré profit de toutes les potentialités que lui offrent les Tics. Raison pour laquelle le directeur de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), incite le gouvernement à appuyer le secteur privé pour qu’il intègre la révolution numérique.

L’économie sénégalaise n’a pas encore tiré profit des énormes potentialités qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Fort de ce constat, le directeur de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), Tamsir Amadou Bâ, invite le gouvernement à appuyer le secteur privé pour qu’il intègre la révolution numérique pour lui donner une valeur ajoutée. ‘Depuis tout le temps c’est le privé qui court derrière le public mais je crois qu’il est grand temps que la tendance soit inversée. L’Etat doit jouer sa partition pour appuyer le secteur privé à intégrer la révolution numérique que nous attendons du Sénégal et de l’Afrique. Car, c’est un secteur qui peut booster l’économie africaine, et particulièrement l’économie nationale’, a indiqué le Dg de l’Adie hier lors de la cérémonie de présentation de la filiale sénégalaise de Seriacom, une société de services informatiques et de télécommunications. Pour Tamsir Amadou Bâ, il est extrêmement difficile, aujourd’hui, de vouloir développer l’économie d’un pays sans miser sur les Tics, que d’aucuns qualifient de ‘cinquième pouvoir’. C’est pourquoi, pense-t-il, le secteur privé n’ayant pas toutes les ressources et toutes les compétences nécessaires, l’Etat doit l’appuyer pour relever ce défi. ‘L’implantation d’une structure comme Seriacom vient à son heure. C’est une structure qui est transversale dans le domaine de l’information : du réseau à l’application. Et ce n’est pas évident d’en trouver dans ce domaine-là au Sénégal’, soutient-il.

Pour donner le ton, Bâ indique que le projet d’intranet gouvernemental est en phase et sera très prochainement opérationnel. ‘Nous avons presque bouclé, en fibre optique, le Sénégal d’un réseau qui couvre pratiquement toutes les capitales départementales. On a donc fini l’infrastructure et nous sommes en train de travailler sur le contenu. Ce projet permettra d’aider l’Etat à travailler en faisant de l’économie dans le domaine des télécommunications parce que l’Etat consomme beaucoup en termes de téléphonie’, note-t-il. En effet, selon le technicien, nommé à la tête de l’Adie au lendemain des perturbations sur les télécommunications orchestrées par les agents de Sonatel en septembre dernier, la mise en place de cet intranet gouvernemental pourra faire gagner beaucoup de milliards à l’Etat. ‘Si tout passe en Ip, l’Etat va réduire sa consommation en téléphonie. Ce qui sera un gain économique considérable’, ajoute-t-il. En effet, l’entrée en service de cet instrument permettra de réduire considérablement la facture téléphonique de l’Etat qui consacre une part assez importante de la manne financière qu’il récolte avec Sonatel au paiement de sa facture numérique.

Mieux, argumente le directeur de l’Adie, ‘en termes de démarches administratives, certains qui se déplaçaient jusque dans les régions pour chercher juste un extrait de naissance, pourront utiliser le site du gouvernement pour le faire. Ce qui constitue un gain de temps énorme pour certaines personnes qui rencontrent encore des difficultés pour se procurer des papiers administratifs’.

D’un coût global de 75 millions de dollars, soit près de 40 milliards de francs Cfa, le projet est financé par la Chine (25 milliards Cfa) et la République de Corée (15 milliards Cfa). Le financement chinois est destiné à la fibre optique et celui coréen pour le câblage des bâtiments qui a déjà permis de connecter 665 édifices administratifs pour en faire un réseau normé et sécurisé.

Seyni Diop

(Source : Wal Fadjri, 9 décembre 2010)

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