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Table ronde « Sonatel une cause nationale » : Un grand « Penc » pour faire échapper la Sonatel de la voie de l’abattoir

vendredi 28 octobre 2011

D’anciens ministres, des responsables de la Sonatel, des membres du secteur privé ou même de l’armée, se sont rencontrés hier en table ronde, dénommée « Sonatel une cause nationale », pour s’enquérir de la situation de la boîte, diagnostiquer les problèmes, et trouver des pistes de solutions pour éviter le pire. Les initiateurs n’excluent pas d’aller voir les autorités de l’Etat sur la question.

En raison du péril qui guette la Sonatel avec l’institution de la surtaxe sur les appels internationaux entrants, une table ronde dénommée « la Sonatel, une cause nationale » a, hier, été tenue par des acteurs non étatiques. À l’initiative du Général Mamadou Seck, la rencontre que son initiateur perçoit comme un « Penc (Ndlr : Assemblée) » qui a réuni d’anciens ministre, des membres du secteur privé, des responsables de la Sonatel, des syndicalistes, experts internationaux et de l’Uemoa, a surtout servi aux initiateurs de « s’informer » sur la situation actuelle que traverse la Sonatel, et de chercher une porte de sortie. « Il y a un certain nombre de menaces et de risques qui ont amené la table ronde à recommander très fortement qu’il y ait une médiation et une concertation avec les autorités pour remettre sur la table cette question-là et essayer de voir quelles sont les démarches les plus appropriées par rapport à ce qu’un Etat peut dire en termes d’augmentation de ses recettes dans un secteur aussi concurrentiel que celui des télécoms » a expliqué Mansour Cama de la Cnes modérateur de la rencontre. Et le Général Seck, instigateur de la rencontre de montrer sa disponibilité pour aller rencontrer les autorités sur la question. Mais, « il ne faut pas qu’il y ait une interprétation politique parce que tout est politique actuellement » précise le général pour qui la rencontre réunit « des gens de tous les milieux en une réunion purement apolitique et des citoyens qui exercent simplement leur droit de s’informer, d’apporter quelque chose à la cause nationale » , avec un « patriotisme économique ». Car « on parle même de ridicule quand on parle de taxe qu’on est peut-être les seuls à vouloir avoir en tant qu’Etat » affirme t-il.

Et lors de la rencontre, il a été décelé, selon Mansour Cama du Cnes, comme « 1er problème, une stratégie de développement du secteur des telecoms qui restait encore à parfaire, si ce n’est d’ailleurs à redéfinir pour des objectifs de conquête qui sont des conquêtes sous- régionales et continentales ». Ensuite, « la Sonatel qui a réussi à s’imposer dans la sous-région et à devenir un leader ne peut pas faire l’objet de tracasseries qui mettent en cause sa croissance » alerte. Et, « il faudrait chercher plutôt à la renforcer ».

Et sur la question de la surtaxe, « Il a été constaté que la fixation d’un prix plancher tel que cela apparaît, est en contravention avec ce que dit la réglementation. Un prix plancher c’est d’abord le problème par rapport à cette surtaxe » indique t-il. Et M. Cama d’alerte de plus bel, en montrant que la surtaxe « est en train de se traduire d’ailleurs, par quelques parts une cherté de la communication alors même que le secteur privé se bat et fait pression sur la Sonatel pour baisser les prix de communication parce qu’aujourd’hui c’est un élément important à côté de l’électricité et l’eau ». Et par rapport à la réglementation sous régionale, « l’Uemoa aujourd’hui est complètement en porte-à- faux avec la surtaxe que le Sénégal a prise par décret » alors qu’ « une loi communautaire dépasse une loi nationale » explique le modérateur de « Sonatel, une cause nationale ». Quant aux recettes escomptées, Mansour Cama se demande si « cela vaut une surtaxe qui peut amener très rapidement la Sonatel à voir ses activités baisser à mettre en cause la Sonatel avec ses partenaires ». Car, un « cabinet londonien a démontré dans son étude que « les résultats auxquels sont arrivés les pays qui avaient choisi cette voie, remettent en cause leur croissance et la contribution, de leurs société de télécoms dans le Pib ». Et Sur des questions de gouvernance, « il y a eu des débats pour ré-insister sur une bonne gouvernance publique et privée, et insister sur le fait que la régulation du secteur doit être repensée ».

Youssouf Sané

(Source : Le Populaire, 28 octobre 2011)

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