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Sénégal : pour l’instauration d’un droit à l’oubli

lundi 18 septembre 2017

Face aux nombreuses dérives notées sur Internet avec la violation des données personnelles des particuliers, le conseiller juridique de l’Agence de l’Informatique de l’Etat du Sénégal (ADIE) en appelle à l’instauration d’un droit à l’oubli comme c’est le cas en Europe déjà. A en croire Mouhamadou Lô, il est inacceptable de voir certaines archives hautement compromettantes pour certains citoyens figurer encore en ligne malgré la désapprobation des intéressés. Lors de la quatrième conférence des Mardis du Numérique axée sur la presse, Monsieur Lô qui a dirigé un temps la Commission des Données Personnelles (CDP) a donné l’exemple d’un illustre magistrat sénégalais qui a échoué à retirer de la Toile un article pas du tout réjouissant sur son divorce. Ce cas précis comme tant d’autres est la preuve qu’il faut aller vers l’introduction dans les textes d’un droit à l’oubli, plaide Mouhamadou Lô. « Si je voulais faire effacer des données un site Web sénégalais, le rédacteur en Chef peut refuser de l’effacer alors si c’était prévu dans la législation, oui », se désole-t-il même s’il dit espérer un jour que la situation change.

Quant au président de l’African Performance Institute initiateur et organisateur du cycle de conférence « Les Mardis du Numérique », les médias vivent aujourd’hui une véritable tourmente dû à l’assaut inédit des réseaux sociaux et de ce qu’on appelle en général le » journalisme citoyen ». De l’avis de Ibrahima Nour Eddine Diagne, cela fait que la presse n’a plus le monopole de l’information. Ce qui a fait dire à un spécialiste du secteur que le Sénégal devrait peut-être s’adapter à cette nouvelle donne en intégrant le modèle hybride « médias- citoyens » comme a fait le Huffington Post lancé en 2005 qui se base aussi sur l’information à la base, des citoyens consommateurs, pour informer. Cela existe ailleurs, notamment avec la chaîne de télévision France 24 qui a lancé depuis « Les observateurs de France 24 » pour prendre en compte cette autre version qui vient des « témoins de l’information ». De son côté le professeur agrégé des universités, Abdoulaye Sakho, a insisté sur les nouveaux business modèles qui s’imposent aux sites Internet sénégalais dans un contexte du « tout numérique ». Seulement, à l’en croire, le changement tarde encore à se faire malgré les nombreuses preuves qu’il faut évoluer.

(Source : CIO Mag, 17 septembre 2017)

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- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 30 juin 2017)

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(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

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