twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Sénégal : formation de magistrats ouest-africains à la criminalité sur internet

dimanche 19 mars 2017

Au Sénégal, des magistrats ouest-africains ont pour la première fois été formés à la criminalité sur internet. Le projet vise à soutenir les Etats souhaitant mettre en œuvre la Convention internationale sur la cyber-criminalité (Convention de Budapest). Des textes de loi sur la cyber-sécurité existent déjà dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, mais dans leur grande majorité ces magistrats sont confrontés à l’absence de législation nationale.

Cette formation est dispensée par des magistrats sénégalais comme Papa Assane Touré, ancien président du tribunal de Saint-Louis. Son constat : les infractions liées à la cyber-criminalité portées devant les juridictions ouest-africaines sont de plus en plus nombreuses : « La connexion est de plus en plus développée en Afrique et en même temps il y a des vulnérabilités qui se posent, des cas d’usurpation d’identité numérique, de fraudes, d’escroqueries en ligne, et cela est fréquent. »

Lorsqu’un fait de cyber-ciminalité est porté en justice ce sont, dans la majorité des pays ciblés par la formation, les magistrats ordinaires qui jugent l’affaire. Laurent Poda, procureur général auprès de la cour d’appel de Ouagadougou, au Burkina Faso, pays où il n’existe pas de textes en matière de cyber-sécurité, compte partager ce qu’il a appris avec ses confrères, afin notamment de mieux lutter contre le cyber-terrorisme. « Le Burkina, actuellement, fait l’objet d’attaques dans le nord du pays. Les terroristes utilisent justement le canal du cyber », explique-t-il.

La Cote d’Ivoire, elle, dispose d’une loi sur la cyber-criminalité. Mais Boubacar Ouattara, de l’administration centrale reliée ministère de la Justice en Côte d’Ivoire, estime que les connaissances des magistrats en la matière sont encore trop limitées. « Je viens de découvrir le "dark web", raconte-t-il, rien que ça, c’est quelque chose qu’on va partager. Les infractions de droit commun, tout se retrouve dans la cyber-criminalité. »

Quelles compétences techniques faut-il acquérir pour une bonne compréhension des dossiers, comment collecter des preuves sur internet avant qu’elles ne disparaissent ? Des questions que se posent régulièrement les magistrats des pays ouest-africains.

(Source : RFI, 19 mars 2017)

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 307 030 abonnés
- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
- 70 274 lignes professionnelles (22,89%)
- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)