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Sénégal : La transformation digitale pas encore bien comprise pour le directeur général de Wiss Africa

vendredi 16 juin 2017

Le directeur général de Wiss Africa, une entreprise spécialisée dans l’innovation numérique en Afrique, n’y est pas allé par quatre chemins. A en croire Samba Sène, la transformation digitale tarde encore à bien prendre au Sénégal parce que les acteurs n’ont pas suffisamment compris sa nécessité. Lors de la conférence de presse convoquée pour aborder les grands axes du séminaire sur la question qui va se tenir à Dakar les 28 et 29 juin 2017, l’expert a fait savoir que pour le moment, beaucoup en font une simple affaire de cosmétique, préférant en parler à volonté sans pour autant s’adapter comme il faut. « Tout le monde a un site web. Tout le monde est sur Facebook. Et beaucoup se suffisent de ça. La transformation digitale, ce n’est pas ça. » Pour lui, c’est plutôt « un processus qui touche toutes les activités, tous les membres d’une organisation ainsi que leurs clients. C’est un processus long qui demande une prise de conscience au niveau le plus élevé parque que, sans cette prise de conscience-là, on ne fera que de la cosmétique ».

Monsieur Sène a également donné son avis sur le « Conseil National du Numérique » prévu dans la stratégie Sénégal Numérique 2025. Il estime que cela pourrait être une bonne instance d’échanges, de partage et de prise de décision sur la marche du secteur au Sénégal, mais, si on arrive à comprendre que « le plus important, n’est pas la structure, mais comment la structure va être mise en œuvre et comment ses missions et objectifs vont être définis ». « Et je pense que, dans ce domaine-là, comme on est dans le numérique, il faut vraiment utiliser la puissance de la multitude, c’est-à-dire, l’intelligence collective des Sénégalais du secteur et qui ne sont pas du secteur pour pouvoir définir les missions et les objectifs qu’on va assigner à cette structure-là », ajoute-t-il non sans appeler à ce que l’affaire ne se passe pas uniquement entre « des institutionnels ». Il plaide pour un élargissement de sorte que « cette structure soit la mieux adaptée aux besoins du Sénégal ».

Pour ce qui est de l’agence en charge de la cybersécurité annoncée par les autorités, le patron de Wiss Africa, qui revendique une expérience de 30 ans dans le secteur, dit n’être pas très convaincu. D’après lui, cela ne changera pas grand-chose tant que la situation actuelle se perpétue avec des instances, dont la plupart sont dominées par des institutionnels et où les choix ne se font pas toujours en concertation avec la masse. Concernant les aspects cybersécurité, « d’une manière générale, nos organisations ne sont pas suffisamment prêtes pour faire face à des attaques massives. Et pire, je pense qu’on n’est pas suffisamment sensibilisés dans les entreprises et en dehors pour faire face aux risques liées à la sécurité ». Mais il dit savoir que c’est une question qu’il faut prendre obligatoirement en charge si on veut continuer à exister en tant que structure puisque, d’après lui, dans le contexte actuel marqué par des menaces sécuritaires de toutes sortes, il faut, soit se prémunir, soit disparaître.

Des thèmes qui seront abordés à l’occasion du séminaire sur la transformation digitale au service de l’innovation et de la performance des organisations et la cybersécurité du 28 au 29 juin à Dakar. La rencontre organisée par Wiss-Africa prévoit des conférences et des panels avec des intervenants de haut niveau, des présentations et démonstrations permanentes de produits et services digitaux de start-ups et d’entreprises partenaires, ainsi qu’une demi-journée de présentation de produits et services dans le domaine de la cybersécurité. Il faut noter, par ailleurs, que plusieurs intervenants vont prendre la parole. Il s’agit notamment de l’ancien directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat du Sénégal (ADIE), Tidiane Kassé, de Malick Diop, le directeur général de Pamecas, El Hadj Sarr, consultant formateur en Management, Mohamed Touré, manager en stratégie et transformation digitale ainsi que d’autres experts.

(Source : CIO Mag, 16 juin 2017)

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