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Sénégal : Accusé de vouloir contrôler Internet, le gouvernement évoque une ‘‘régulation minimale’’

mardi 8 janvier 2019

Au Sénégal, alors que plusieurs organisations de défense du droit à un Internet libre ainsi que des associations de la société civile dénoncent la nouvelle loi portant régulation des communications électronique qu’ils perçoivent comme un moyen pour le pouvoir de restreindre les libertés sur la toile, le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall est monté au créneau, pour défendre l’initiative gouvernementale.

S’exprimant à l’occasion des « Mardis du numérique », organisé par l’African Performance Institute (API), le Pr Ismaïla Madior Fall, dont les propos sont rapportés par l’agence APA, a estimé que l’adoption du nouveau Code des communications électroniques au Sénégal n’a pas pour objectif de « censurer » Internet, mais d’apporter « une régulation minimale » dans l’usage de cette technologie à travers ses différents supports.

Dans ce sillage, il soutient qu’« aujourd’hui, tout le monde est conscient qu’on ne peut pas censurer Internet. Il requiert toutefois une régulation minimale. Le numérique est aujourd’hui une opportunité pour moderniser les sociétés. Il renforce de façon qualitative les démocraties. On insulte sur Internet, parce que c’est nouveau. Mais quand la culture numérique sera tellement développée, on n’aura plus le temps d’insulter », estime le Garde des sceaux.

A travers ces explications, le ministre de la Justice du Sénégal essayait de répondre à la controverse née de l’adoption à l’Assemblée nationale le 28 novembre 2018 du Code des communications électroniques. Etait particulièrement décrié le dernier paragraphe de l’article 27 qui dispose que « l’Autorité de régulation peut autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu’elle juge utile pour, notamment, préserver la concurrence dans le secteur des communications électroniques et veiller au traitement équitable de services similaires ».

Pour les ONG, il s’agit d’une porte ouverte à une véritable censure. Par contre, pour le gouvernement, c’est le moyen de parvenir à une ‘‘régulation minimale’’.

Jephté Tchémédié

(Source : Digital Business Africa, 8 janvier 2019)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 307 030 abonnés
- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
- 70 274 lignes professionnelles (22,89%)
- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)