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Séance plénière de l’Assemblée Nationale : Le vote électronique est possible, selon Cheikh Sadibou Fall...

vendredi 11 juin 2004

En réponse à la question orale du député progressiste Me Babou, Cheikh Sadibou Fall, ministre de l’Intérieur a révélé que le vote électronique est en train d’être étudié, mais celui via Internet pose de sérieux problèmes de sécurisation.

Le gouvernement sénégalais étudie la possibilité pour le Sénégal d’adopter la méthode de vote électronique, a révélé mercredi le ministre de l’Intérieur, Cheikh Sadibou Fall.

« En ce qui nous concerne, nous gouvernement, nous avons déjà commencé à explorer des pistes, notamment en ce qui concerne le vote électronique qu’il faut différencier du vote par Internet », a dit M. Fall lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale, consacrée à l’examen de la question orale du député Abdoulaye Babou de l’Alliance des forces du progrès (AFP) sur le vote des émigrés via Internet.

Il a, à cet effet, révélé que son département a réceptionné « récemment, une machine qui a été testée en Inde » et a permis à ce pays de faire des élections « avec contestation nulle ».

Poursuivant son propos, il a ajouté : « Nous sommes en train d’explorer toutes ces pistes-là, y compris avec les Algériens, pour voir s’il est possible d’instituer au Sénégal, un vote électronique ».

M. Fall a, en plus, promis que le département qu’il dirige fera « tout pour sécuriser le processus électoral pour que les Sénégalais puissent s’exprimer de manière libre en ayant à leur disposition les instruments qui leur permettent d’exprimer leur opinion à l’occasion des grandes occasions comme celles que nous connaissons en matière de vote ».

Le ministre de l’Intérieur a, par ailleurs, invité le Parlement à mettre en place une commission de réflexion sur le vote via Internet.

Au sujet des tensions qu’occasionne la lenteur de la publication des résultats, M. Fall a promis que « les efforts de l’Etat vont porter sur la possibilité de faire en sorte qu’une fois le scrutin terminé, les résultats puissent être connus pour limiter les tensions qui règnent après les élections ».

...mais celui via Internet pose problèmes

« Toutes les conditions ne sont pas encore remplies pour que les émigrés sénégalais puissent voter via Internet » a affirmé le ministre de l’Intérieur, Cheikh Sadibou Fall

M. Fall a indiqué que cette méthode de vote reste encore très peu utilisée à travers le monde, soulignant que même les pays les plus développés comme la France ne font aujourd’hui que l’envisager.

En plus, le vote via Internet fait appel à beaucoup de moyens, a-t-il encore expliqué. Pour ne citer qu’un exemple, il faudrait équiper tous les ambassades et consulats du Sénégal de moyens informatiques pour l’inscription des électeurs. De plus, il faudra se doter de puissants serveurs, a-t-il ajouté, non sans souligner que toute cette technologie a un coût financier.

Mais en plus de la cherté d’un tel système, il existe encore d’autres inconvénients qui risquent d’avoir des conséquences sur la fiabilité des élections. Parmi ces éléments, M. Fall a cité la possibilité d’achat du droit de vote et les risques de violation du secret du vote.

Malgré les aléas qui interdisent pour le moment le vote par Internet, M. Fall a souligné que le gouvernement reste ouvert à toutes formes de réflexion dans le sens d’aider tous les Sénégalais à voter.

Certains députés de la majorité ont défendu la même position que le ministre de l’Intérieur.

« Il est impossible d’assurer la sécurité dans l’Internet », a estimé le député Babacar Gaye du groupe « Libéral et Démocratique », également informaticien de métier. Il a fait savoir qu’il y a des « gens qui s’amusent à percer le mystère des grands serveurs » sans compter les autres possibilités de manipulation qui ouvrirait la route à une fraude massive.

De son côté, le président du groupe parlementaire « Libéral et Démocratique », Doudou Wade estime qu’il est prématuré pour le Sénégal d’adopter le vote via Internet. Selon lui, cela fait six ans que l’Assemblée nationale s’est dotée d’un système informatique. Mais pas une seule fois, les députés n’ont essayé cette méthode de vote.

Le député Abdoulaye Babou de l’Alliance des forces de progrès (AFP) est cependant loin d’être convaincu par les arguments du ministre de l’Intérieur et de la majorité.

« La sécurité ne doit pas faire peur. C’est avec l’informatique qu’on gère le guidage des avions et le système bancaire », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il « n’y a pas de système sécurisé à cent pour cent ».

Rappelant que « le vote via Internet est une piste à explorer », Me Babou estime « qu’il est du devoir des pouvoirs publics de tout mettre en œuvre afin de permettre à chaque Sénégalais de pouvoir voter ». Sa question orale est d’ailleurs motivée par le fait que les Sénégalais vivant à l’étranger votent « très peu » aux élections.

Aps

(source : Le Soleil 11 juin 2004)

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