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Régulation des TICS : Plaidoyer pour une meilleure implication des opérateurs et des régulateurs

jeudi 5 juin 2008

Le 9ème Forum sur la régulation et le partenariat des Télécommunications/TIC en Afrique (FRTA-2008) s’est ouvert ce jeudi à Dakar. Ce forum qui est axé sur le thème : "Connecter l’Afrique : Défis pour les Régulateurs et les Opérateurs" regroupe tous les acteurs du secteur des Tics, en particulier les régulateurs et les opérateurs qui auront à débattre et explorer des différents aspects du partenariat secteur privé, public en vue du développement de ce secteur devenu clé dans l’économie de beaucoup de pays africains.

Dakar, la capitale sénégalaise abrite depuis ce mercredi, le 9 ème Forum des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique (FRTA). Organisée en collaboration avec l’Union Internationale des Télécommunications, l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes, le Réseau des Régulateurs Africains des Télécommunications et du Groupe de Travail Africain, cette rencontre s’inscrit dans la suite des rencontres du Sommet "Connecter l’Afrique » tenues en Octobre 2007 à Kigali et d’Africa Télécom 2008 qui s’est tenu du 11 au 15 mai dernier au Maroc. Ce forum, dont le thème est "Connecter l’Afrique : Défis pour les Régulateurs et les Opérateurs", sonne comme une invite dans ce cadre de concertation et de coopération aux autorités de régulation du secteur des télécommunications et des TIC de l’Afrique.

Dans son discours de bienvenue aux participants, le directeur général de l’ARTP, Daniel G Seck, s’est fait l’écho des enjeux et le rôle central des régulateurs dans les objectifs de connectivité en Afrique. Pour ce dernier, "il s’agira, de prime abord, d’assurer un environnement propice à l’investissement, d’encourager l’innovation et de faire confiance aux acteurs du marché des TIC en Afrique tout en prenant en compte les objectifs socio économiques de nos Etats".

En effet, l’Afrique, considérée comme un marché émergent, fait encore face à des défis qui ont pour noms : faible accès aux services de Internet à haut débit (l’Afrique représente moins de 0,4 % du nombre total des abonnés au large bande dans le monde, soit seulement 3,9% du nombre total d’internautes), faiblesse de la largeur de la bande internationale, des services inaccessibles pour la plupart des populations surtout rurales.

Le directeur de l’ARTP s’est néanmoins félicité des progrès accomplis en ce sens, car poursuit-il : "des progrès considérables ont été réalisés dans le secteur des TIC en Afrique et particulièrement au niveau de la téléphonie mobile qui couvre un parc de près de 250 millions d’abonnés et représente un taux de pénétration de 34 %, ce qui nous hisse au rang de la plus forte croissance annuelle du nombre d’abonnés mobiles dans le monde".

Cette rencontre de Dakar aura pour but de jeter ainsi les bases d’une réflexion sur une réforme des cadres juridiques et réglementaires, afin de plaider pour une meilleure croissance et favoriser l’élargissement de l’accès aux TIC en Afrique en particulier en zone rurale, le tout à des prix abordables.

Le Sénégal bon élève, malgré tout

Abondant dans le même sens, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres, des Télécommunications et des TIC, Habib Sy, représentant le Président de la République, a tenu à souligner la préoccupation et l’attention particulières dont ce le Président Abdoulaye Wade a fait montre à l’endroit de ce secteur en sa qualité d’initiateur du Fonds mondial pour la solidarité numérique et coordonnateur du volet TIC au sein du NEPAD.

Dans son allocution, Habib Sy a passé en revue les différentes actions menées par le Gouvernement Sénégalais pour la promotion de ce secteur. On peut citer entre autres, la mise en place du Code des Télécommunications, la création de l’ARTP en 2001, la création de l’Agence De l’Informatique de l’Etat qui a lancé tout récemment l’Intranet Gouvernemental, un pas significatif vers l’e-gouvernement.

Toutes ces dispositions visent, selon le ministre à "passer d’une économie de survie assistée à une économie numérique recentrée capable d’assurer les meilleures conditions de vie possibles aux populations actuelles et aux générations futures".

Pour relever tous ces défis, le Sénégal dispose désormais d’un certain nombre de projets allant dans le sens de doter les populations des outils des TIC pour se développer.

La libéralisation du secteur des télécommunications, intervenue en Juillet 2005 avec l’arrivée d’un troisième opérateur boostant par la même occasion la concurrence sous l’œil du régulateur qu’est l’ARTP, s’inscrit dans ce cadre.

S’y ajoute la mise en place d’un Fonds d’accès au Service Universel pour favoriser la généralisation de l’accès à des réseaux de communication plus développés aux populations ; ce fonds prévoit la réalisation de la Desserte Rurale avec à la clé la connexion de 14206 villages d’ici 2010 ainsi que des contenus en langues nationales.

Au plan juridique, le vote des lois relatives à la société de l’information en Novembre 2007 ainsi qu’un projet de loi sur la cryptologie en gestation dénotent, de la part des autorités sénégalaises, une volonté d’assainir et promouvoir le secteur des TIC.

Des projets déjà ficelés sont visibles sur le terrain tels la création de centres appels qui ont vu naître plus d’une trentaine d’entreprises avec des investissements de l’ordre de 27 milliards 743 millions de francs CFA et généré plus de 5000 emplois. Les Centres Multimédias Communautaires conçus pour faciliter l’accès et l’appropriation des TIC par les communautés rurales et périurbaines ne sont pas en reste. Fruit de la coopération avec l’UNESCO et la Suisse, les CMC, au nombre de 24 depuis deux ans, contribuent à réduire la pauvreté en permettant aux populations de résoudre les problèmes de développement auxquels elles font face et par la même occasion, renforcer leurs capacités. L’objectif du Gouvernement sénégalais est d’en installer plus de 450 dans les trois prochaines années.

Le projet sera complété par celui des Cyber Centres Multimédias Communautaires (CCMC), sans oublier la formation avec l’e-learning qui devrait concerner, durant trois ans, plus de 1500 jeunes, mais aussi la mise en place du Réseau Imagerie Numérique qui fédère les établissements hospitaliers pour améliorer leurs performances.

Autant d’atouts pour le Sénégal qui se positionne comme un bon élève en matière de promotion et de vulgarisation des TIC en faveur des populations.

A rappeler que ce Forum sur la régulation et le partenariat des Télécommunications/TIC en Afrique (FRTA-2008), prévu du 4 au 6 Juin, verra à l’ordre du jour la création de l’Assemblée Africaine des Régulateurs (AAR) dont le Sénégal va assurer la Présidence pour une année. Les rencontres précédentes du FRTA se sont tenues à Gaborone (Botswana) en 2000, à Rabat (Maroc) en 2001, à Ouagadougou ( Burkina Faso) en 2002, à Accra (Ghana) en 2003, à Kampala(Ouganda) en 2004, à Maputo (Mozambique) en 2005, à Yaoundé (Cameroun) en 2006 et à Nairobi (Kenya) en 2007.

Toujours en marge de ce forum, se tiendra la réunion du Partenariat Secteurs Public et Privé(FPPP-A) les 4 et 5 Juin avec la participation de plusieurs pays.

Marie Lucie Bombolong

(Source : African Global News, 5 juin 2008)

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