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Régulation de l’Internet au Sénégal : "Jonction" dénonce un refus de l’Etat à l’accès à certaines informations

vendredi 1er octobre 2021

L’Etat du Sénégal n’est ni dans la restriction ni dans la régulation, mais plutôt dans le refus de procéder à l’accès de certaines informations. Tel est l’avis du président de JONCTION, Babacar Diop, une association qui travaille sur les questions des droits numériques, de données personnelles, de la cybercriminalité entre autres.

« Je pense que c’est toute la problématique. Et l’organisation institutionnelle est programmé ainsi. De ce fait, le problème de régulation se pose par rapport à l’Etat. Et si ce dernier ne livre pas une information vraie c’est sûr que c’est la rumeur », a fait savoir le juriste de formation, jeudi, en marge d’un atelier organisé, dans le cadre du Forum internet en Afrique (FIFA21) en partenariat avec CIPESA, dont le thème s’articulait autour de la « régulation des TICS et le droit à l’accès à l’information ». Prenant l’exemple du Train express régional (TER), où l’Etat du Sénégal a donné pas mal de dates pour le démarrage de ses services.

Ce qu’il faut, selon Babacar Diop, est que l’Etat doit faire un « effort pour permettre au citoyen et à la presse d’accéder à l’information vraie. »

A la question à savoir pourquoi la régulation des Tics ? Le sieur Babacar Diop d’indiquer qu’au Sénégal les lois sur la technologie « sont obsolètes ». D’ailleurs, un plaidoyer de l’avant-projet de loi a été fait par JONCTION au gouvernement du Sénégal.

« Il faut une mise à jour de certaines lois et une abrogation d’autres. Et surtout prendre en compte l’évolution. Parce que de 2008 à 2021, beaucoup de choses se sont passées, la technologie s’est développée raison pour laquelle nous voulions explorer cette thématique. Et pour voir quel est le rapport entre la régulation de l’internet et le droit de l’accès à l’information », a-t-il expliqué.

« Justement un avant-projet de loi a été remis au Secrétaire général du gouvernement. Maintenant, c’est au gouvernement d’étudier cet avant-projet de loi et de le soumettre à l’Assemblée nationale », renseigne monsieur Diop. Qui, appelle dans le même sillage, l’Etat du Sénégal à ce que tous les partis se réunissent dans un processus de réflexion.

(Source : Pressafrik, 1er octobre 2021)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
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  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

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- 210 908 résidentiels (83,62%)
- 41 313 professionnels (16,38%)
- Taux de pénétration : 1,51%

(ARTP, 30 juin 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 667 613 abonnés
- Taux de pénétration : 117,73%

(ARTP, 30 juin 2021)

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Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

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- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)