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Réduction de la fracture numérique : L’UNESCO va créer cinquante Centres Communautaires Multimédias au Sénégal

mercredi 13 octobre 2004

Des trois pays africains choisis pour la phase d’expérimentation des Centres Multimédia Communautaires, le Sénégal est le premier à avoir donné le branle-bas à ce vaste projet, dont l’objectif consiste à démocratiser l’utilisation d’Internet dans les pays sous-développés.

Le Bureau Régional de l’UNESCO à Dakar (BREDA) a été, hier, le théâtre de la signature du Plan d’Opérations relatif au financement du projet d’implantation à grande échelle des Centres Multimédia Communautaires (CMC) au Sénégal. Le ministre de l’Information, de l’Intégration Africaine et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, M. Mamadou Diop « Decroix », Mme Maria, Conseillère générale pour les Sciences Sociales en Afrique, représentant le directeur du BREDA empêché, M. Pascal Décosterd, Chargé d’affaires de l’ambassade de Suisse au Sénégal, ont ainsi paraphé le document de convention devant lancer le programme en question.

Cela consacre ainsi un vœu ardent, qui avait été émis en décembre 2003, par le directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, lors du Sommet mondial sur les NTIC à Genève.

Le Sénégal fait partie, avec le Mali et le Mozambique, des trois pays africains qui ont été retenus pour abriter la phase-test à ce vaste programme de vulgarisation de l’outil informatique dans les zones rurales. D’une enveloppe d’un million de francs suisse, ce projet gigantesque se propose de réduire la fracture numérique entre les zones urbaines et rurales à l’intérieur même des pays sous-développés.

En effet, en plus de l’écart criard qui existe entre le Nord et le Sud en matière de Technologies de l’Information, il existe à l’intérieur du Sud un gap numérique immense séparant les villes et les campagnes.

« C’est un programme de l’UNESCO qui donne aux communautés les plus démunies et isolées des pays en développement, les moyens d’accéder aux Technologies de l’Information et de la Communication », a indiqué Mme Maria, parlant au nom du directeur du BREDA. Déjà, une trentaine de CMC a été installée au niveau « de seize pays répartis sur trois continents. Nous comptons en installer cinquante de plus au Sénégal », ajoute-t-elle.

Les populations se verront de facto propulsées à un stade de développement leur permettant d’être en phase avec la marche d’un monde de plus en plus globalisé. C’est, en fait, aux yeux de l’UNESCO : « une priorité au renforcement des infrastructures de communication et d’information à l’échelle des communautés locales », précise la porte-parole du jour du directeur du BREDA.

Pour le ministre Mamadou Diop « Decroix », le lancement de ce programme « correspond à une préoccupation du Chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, qui consiste à réduire l’acuité de la fracture numérique entre les zones urbaines, péri-urbaines et rurales ».

Les populations locales auront accès, dans le cadre des Centres Multimédia Communautaires, à une station radio, un télécentre et une possibilité de se connecter au réseau des réseaux : Internet. « Il y aura donc une articulation entre la radio communautaire qui assumera la diffusion d’informations les concernant et une autre ouverture sur le monde, plus large, qu’est Internet », indique le ministre. Et, selon toujours Mamadou Diop « Decroix », il faut, dans ce projet : « commencer par les jeunes, parce qu’ils sont les plus portés vers le changement, donc à même d’embrasser la culture du multimédia ».

Pour piloter ce projet, un Conseil interministériel a été mis sur pied et regroupe, en plus de ses propres services, d’autres départements ministériels dont l’Éducation et la Santé. Pour ce faire, le ministère de l’Éducation a déjà défini, à en croire le ministre : « un arc de pauvreté qui va de Podor vers l’Est du pays et continue jusqu’à Kolda ». Les six premiers centres seront, dans l’étape d’expérimentation, concentrés dans cette zone d’urgence.

ABDOULIE JOHN

(Source : Le Soleil, 13 octobre 2004)

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