twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Rapport trimestriel de la CDP - Des failles décelées dans la gestion des données personnelles au Sénégal

mardi 8 avril 2014

Dans son premier rapport trimestriel publié hier, la Commission de protection des données personnelles du Sénégal (Cdp) a constaté un certain nombre de manquements à la législation portant sur la gestion des données des structures privées ou publiques et des départements ministériels.

L’examen des premiers dossiers des structures privées et publiques et départements ministériels par la Commission de protection de données personnelles (Cpd), qui a fait l’objet d’une publication hier, a permis de constater un certain nombre de manquements. Lesquels portent sur la finalité des données collectées, l’absence de consentement des personnes dont les données font l’objet d’un traitement.

Le rapport trimestriel, qui porte sur les mois de janvier, février et mars, fait également part de la « décision de conserver les données collectées pour une durée illimitée, la tendance à faire héberger ces données sur des serveurs localisés à l’extérieur du territoire national en l’absence de garanties juridiques et techniques idoines ».

En outre, la Cdp constate l’inexistence de mesures de sécurité pour empêcher que les données ne soient déformées, endommagées ou que des tiers non autorisés y aient accès. Il en est de même pour ce qui est du non-respect des droits des personnes, notamment le droit à l’information et le droit d’opposition.

D’après la même source, la Commission des données personnelles, dans le cadre du déroulement de sa feuille de route, a enregistré 08 demandes d’avis, 16 demandes d’autorisation et 41 déclarations normales. Ce faisant, après examen desdits dossiers, 13 délibérations ont été rendues à travers différentes sessions plénières.

Ces délibérations ont porté, entre autres, sur les conditions de communication des données personnelles des abonnés d’un opérateur à des tiers, la plateforme de traitement automatisé relative à la préinscription, à l’orientation et à la validation du paiement des frais d’inscription des nouveaux bacheliers et la mise en place d’une plateforme de traitement e-banking et de services connexes.

Il s’y ajoute le système de production de visas biométriques et de contrôle aux frontières, la mise en place d’une plateforme de cartes bancaires, le système de pointage biométrique des salariés d’un hôtel, le système de vidéosurveillance d’une entreprise privée et l’interconnexion de fichiers.

Le document fait également objet de plaintes portant sur le chantage via le téléphone mobile, l’usurpation d’identité ou de profil sur Facebook, les conditions de dématérialisation des factures de téléphone et d’Internet, la prospection commerciale directe par SMS d’un opérateur de télécommunication sans le consentement des personnes concernées.

« Respecter la législation »

Toutefois, dans sa mission de sécurisation des données personnelles des Sénégalais, la Cdp a fait des recommandations à toutes les parties prenantes. De ce fait, elle a invité au respect « strict » de la législation sur la protection des données à caractère personnel lors des traitements automatisés, à s’assurer d’une meilleure connaissance du cadre juridique avant tout traitement portant sur la santé, la biométrie, la géolocalisation, la vidéosurveillance ou les transferts de données des Sénégalais vers un pays tiers.

Aussi, la Cdp exhorte les acteurs à éviter la pratique consistant à envoyer des messages (SMS ou email) à caractère publicitaire ou politique sans le consentement des personnes concernées et à veiller à la protection de la vie privée des Sénégalais dans le traitement de l’information dans les médias. La commission appelle également à mettre en œuvre des mesures de sécurité proportionnées à la nature des données collectées et traitées.

Ibrahima Ba

(Source : Le Soleil, 8 avril 2014)

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 307 030 abonnés
- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
- 70 274 lignes professionnelles (22,89%)
- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)