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Rapatriement des centres d’appels en France : Plus de mille emplois menacés au Sénégal

mardi 14 août 2012

Le désir du ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de relocaliser les centres d’appels des opérateurs télécoms de l’Hexagone risque de jeter plus de mille salariés Sénégalais dans la rue. C’est ce qu’annonce Abdoulaye Sarré, Directeur général du groupe Pcci.

Les centres d’appels sénégalais en sursis. La volonté annoncée du ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de rapatrier les centres d’appels délocalisés des opérateurs téléphoniques français, de la Tunisie, du Maroc et du Sénégal, risque de couler le secteur sénégalais des télé-services qui a une forte dépendance du pays de Marianne. La France représentant, en effet, une part importante de l’activité de ces acteurs nationaux. Et si ce désir de relocaliser ces emplois en France abouti, c’est plus de mille emplois directs qui seront perdus si cette loi est votée en France, confie Abdoulaye Sarré, Directeur général du groupe Pcci. « Le jour où cette loi sera votée en France, ces emplois seront détruits au Sénégal dans les 24 heures. J’estime que c’est tout à fait injuste. Ils ne jouent pas le jeu de la concurrence et de l’ouverture des marchés qu’ils prônent. La moitié du Pib de la France provient des exportations », dénonce-t-il. Non sans fustiger le fait que les autorités françaises veuillent tirer la couverture de leur côté. « Le premier Airbus A 380 n’a pas été acheté par Air France mais par Shingapour Airlines.

Comment peut-on aujourd’hui aller sur d’autres marchés, vendre des produits et services et refuser que les entreprises de ces pays-là aient accès à vos marché ? », s’interroge Sarré. Qui estime que le business, doit se faire dans les deux sens. « Je peux comprendre que la France a des problèmes de chômage, mais le Sénégal aussi en a. La France tire plus de revenus d’un pays comme le Sénégal que ce dernier en tire chez elle. Sonatel est l’une des filiales les plus rentables de France Télécoms qui aura touché, de manière tout à fait légale et légitime, entre 800 à mille milliards de francs Cfa depuis 1997, date de la privatisation, pour un investissement de 40 milliards de francs Cfa. Donc, c’est assez injuste et frustrant que des mesures comme celle-ci puissent être annoncées sans regarder les implications qui peuvent aller très loin », fustige ce vice-président du Cnp, chargé de la formation, emploi et valorisation des compétences.

Si les Marocains et Tunisiens, qui ont été à l’avant-garde de ce combat, lors des premières tentatives de rapatriement de ces emplois en France, ont râlé et vu le ministre français s’y rendre pour des explications, cela n’a pas été le cas des Sénégalais. Les autorités brillent encore par leur mutisme au moment où la France veut prendre le beurre, l’argent du beurre et la fille du berger. La France, qui est le pays le plus développé de la Francophonie, représente une part importante des centres d’appels Sénégalais. « Si nous étions un pays anglophone, nous ne serions pas confronté à ce problème. C’est la troisième fois que ce rapatriement est agité », indique-t-il. En effet, l’idée n’est pas tout à fait neuve. Nicolas Sarkozy en 2004, alors ministre de l’Economie, l’avait tenté sans succès avant que Laurent Wauquiez en 2010 échoue à son tour dans ce dossier. Nos tentatives de joindre les responsables de la grappe Tic-télé-services de la Stratégie de croissance accélérée (Sca) sont restées veines. Le Secrétaire permanent de la Sca, Ibrahima Wade, est resté injoignable malgré nos nombreux appels téléphoniques et sms. Pourtant, il y a quelques semaines, cette structure, qui lançait son plan d’action 2012-2015, clamait bruyamment son intension de faire de l’économie numérique le moteur de la croissance de l’économie sénégalaise. Avec une dizaine d’acteurs, le marché Sénégalais compte plus de 2 500 emplois dans les différents centres d’appels.

Seyni Diop

(Source : Wal Fadjri, 14 août 2012)

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