twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

RDC : Après le ralentissement d’Internet, Georges Kapiamba conteste et évoque d’éventuelles poursuites judiciaires

vendredi 11 août 2017

La décision du régulateur congolais en RDC de limiter l’utilisation de la connexion Internet continue à faire des remous et à susciter des réactions de mécontentement de part et d’autres. Dernière en date, celle de Me Georges Kapiamba, le président national de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj).

Dans une sortie médiatique le 9 août 2017, il condamne et dénonce une mesure illégale qui « porte atteinte à la liberté d’expression, d’opinions, de la presse ainsi qu’au droit d’information. En particulier, elle empêche les journalistes et professionnels des médias d’illustrer leurs reportages par des images ».

Sur le fonds de l’affaire, il explique que juridiquement, seul un juge est habileté à prononcer une telle restriction. Et qu’en cas de menace éventuelle sur la sécurité nationale, la réglementation congolaise voudrait que le gouvernement ou le régulateur se réfère au juge, qui examinera la demande et agira dans le cadre des conditions prévues par la loi.

En conclusion donc, il affirme que la restriction imposée aux opérateurs par l’Arptc est illégale et qu’en vertu de l’article 28 de la constitution congolaise, les opérateurs ne sont pas tenus de la respecter : « Les entreprises de service Internet doivent s’abstenir de l’exécuter d’autant plus qu’elle n’émane pas d’une autorité judiciaire compétente », ajoute le président de l’Acaj.

Pour finir son propos, il rappelle que les victimes de cette mesure illégale conservent le droit de poursuivre en justice, en paiement des dommages et intérêts, l’État congolais solidairement avec toutes les entreprises de service d’Internet qui ont exécuté aveuglement son ordre manifestement illégale. « Cela est valable devant les juridictions congolaises ou les mécanismes quasi juridictionnels des Nations unies » explique-t-il, avant d’exiger le rétablissement immédiat et sans condition de la connexion Internet et l’accès libre de citoyens, en particulier les professionnels des médias, aux réseaux sociaux.

(Source : TIC Mag, 11 août 2017)

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 965 676 abonnés Internet

  • 8 679 507 abonnés 2G+3G (96,81%)
  • 161 625 clés Internet (1,80%)
  • 106 126 abonnés ADSL (1,18%)
  • 18 418 abonnés bas débit (0,21%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 30 juin 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 658 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,96%

(ARTP, 30 juin 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 436 809 abonnés
- Taux de pénétration : 104, 30%

(ARTP, 30 juin 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)