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Quand l’Agence universitaire de la francophonie réduit la fracture numérique

mardi 9 décembre 2003

"Vaisseau amiral" du dispositif numérique de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) en Afrique de l’Ouest, le campus de Dakar, comme ceux d’autres villes de la sous-région, vise à réduire la fracture numérique entre universités africaines et occidentales. "L’idée de ces campus, c’est de désenclaver des universités africaines sur le plan numérique", explique Olivier Sagna, coordinateur sous-régional du programme pour la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. A l’exemple du centre de Dakar, des campus numériques, équipés de 25 à 70 ordinateurs, sont implantés dans cinq capitales africaines : Abidjan, Bamako, Cotonou, Ouagadougou et Niamey. Quatre centres d’accès à l’information, de plus petite taille (entre 10 et 15 machines), sont installés à Lomé, Conakry, Nouakchott, ou encore Saint-Louis (Sénégal). "On commence à avoir un maillage assez important dans la zone. On peut répliquer le modèle, tout en s’adaptant à ce que les universités vont nous demander", remarque Thomas Noël, le coordinateur technique régional. Des coopérations et formations entre différents centres et campus sont mises en place. "Grâce à une annonce mise en ligne récemment, des chercheurs de cinq pays de la sous-région se sont rendu compte qu’ils travaillaient sur le même sujet et ont pu prendre contact", raconte Thomas Noël. "Aujourd’hui, on ne peut plus faire de recherche en vase clos", confirme Olivier Sagna. "De plus en plus de cours ou de thèses sont publiés intégralement sur le réseau, ce qui intéresse les universitaires africains, qui eux aussi doivent faire connaître ce qu’il font", ajoute-t-il. Au final, l’initiative numérique de l’AUF séduit un grand nombre d’utilisateurs ouest-africains. En Guinée, où l’université n’est pas connectée à internet, le centre d’accès à l’information ne désemplit pas. "Des coopérants russes viennent s’y connecter, comme des enseignants ou une partie des étudiants guinéens. Il y a tellement d’affluence qu’on a dû limiter le temps de connexion", constate Olivier Sagna.

(Source : Agence France Presse 9 décembre 2003)

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