"Vaisseau amiral" du dispositif numérique de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) en Afrique de l’Ouest, le campus de Dakar, comme ceux d’autres villes de la sous-région, vise à réduire la fracture numérique entre universités africaines et occidentales. "L’idée de ces campus, c’est de désenclaver des universités africaines sur le plan numérique", explique Olivier Sagna, coordinateur sous-régional du programme pour la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. A l’exemple du centre de Dakar, des campus numériques, équipés de 25 à 70 ordinateurs, sont implantés dans cinq capitales africaines : Abidjan, Bamako, Cotonou, Ouagadougou et Niamey. Quatre centres d’accès à l’information, de plus petite taille (entre 10 et 15 machines), sont installés à Lomé, Conakry, Nouakchott, ou encore Saint-Louis (Sénégal). "On commence à avoir un maillage assez important dans la zone. On peut répliquer le modèle, tout en s’adaptant à ce que les universités vont nous demander", remarque Thomas Noël, le coordinateur technique régional. Des coopérations et formations entre différents centres et campus sont mises en place. "Grâce à une annonce mise en ligne récemment, des chercheurs de cinq pays de la sous-région se sont rendu compte qu’ils travaillaient sur le même sujet et ont pu prendre contact", raconte Thomas Noël. "Aujourd’hui, on ne peut plus faire de recherche en vase clos", confirme Olivier Sagna. "De plus en plus de cours ou de thèses sont publiés intégralement sur le réseau, ce qui intéresse les universitaires africains, qui eux aussi doivent faire connaître ce qu’il font", ajoute-t-il. Au final, l’initiative numérique de l’AUF séduit un grand nombre d’utilisateurs ouest-africains. En Guinée, où l’université n’est pas connectée à internet, le centre d’accès à l’information ne désemplit pas. "Des coopérants russes viennent s’y connecter, comme des enseignants ou une partie des étudiants guinéens. Il y a tellement d’affluence qu’on a dû limiter le temps de connexion", constate Olivier Sagna.
(Source : Agence France Presse 9 décembre 2003)
Bande passante : 5,9 Gbps
2 FAI (Orange et Arc Informatique)
485 liaisons louées
188 363 abonnés 3G
92 713 abonnés ADSL
60 627 abonnés bas débit
341 703 abonnés Internet
Taux de pénétration des services Internet : 2,80%
1 989 396 utilisateurs d’Internet
Taux de pénétration : 15,7% de la population
3475 noms de domaine enregistrés en .sn
3178 noms de domaine actifs en .sn
2 opérateurs : Orange et Expresso
346 406 abonnés
Taux de pénétration : 2,85%
2953 lignes publiques
3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
9 352 868 abonnés
Taux de pénétration : 76,84%
712 880 utilisateurs
5,06% de taux de pénétration de la population totale
77,24% de taux de pénétration de la population en ligne
9ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
88ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs