twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Quand l’Afrique se met à rêver de conquête spatiale

vendredi 18 septembre 2009

A l’aube de ce troi­sième mil­lé­naire, l’Afrique se prête à rêver d’es­pace et veut re­le­ver le défi spa­tial. Le conti­nent com­mence à se doter de moyens, d’ins­ti­tu­tions et d’in­fra­struc­tures qui lui per­met­tront un jour de lan­cer ses sa­tel­lites. Plu­sieurs pers­pec­tives d’in­ves­tis­se­ment dans des pro­jets en ma­tière de re­cherche spa­tiale sont au­jourd’hui en­vi­sa­gés. Afin de co­or­don­ner ces ef­forts, la 3ème confé­rence afri­caine sur l’ap­pli­ca­tion des sciences et des tech­niques spa­tiales au dé­ve­lop­pe­ment se tien­dra en Al­gé­rie du 07 au 09 dé­cembre 2009.

Où en est la re­cherche spa­tiale afri­caine ?

Pour Cheick Mo­di­bo Diar­ra, as­tro­phy­si­cien à la Nasa : « l’Afrique n’est pas à des an­nées lu­mières de cette réa­li­té. Il y a une jeune Sé­né­ga­laise qui est sor­tie ré­cem­ment major de sa pro­mo­tion en France, qui est as­tro­phy­si­cienne et tra­vaille ac­tuel­le­ment à Londres. On a beau­coup de gens qui, petit à petit, ont de l’ex­per­tise dans ce do­maine, que ce soit dans l’aé­ro­nau­tique ou dans l’aé­ro­spa­tiale...​on ar­ri­ve­ra à la conclu­sion selon la­quelle l’accès à l’es­pace n’est pas un luxe, mais un in­ves­tis­se­ment. »

L’am­pli­fi­ca­tion des ac­ti­vi­tés spa­tiales de l’Afrique cor­res­pond à sa vo­lon­té de dé­ve­lop­pe­ment par la science et la tech­no­lo­gie. Le Ni­ge­ria, très actif dans le do­maine, an­nonce la re­prise de ses ac­ti­vi­tés d’ex­plo­ra­tion de l’es­pace avec la mise sur or­bite, l’année pro­chaine, de son deuxième sa­tel­lite Ni­ge­ria SAT-2, après le lan­ce­ment de son pre­mier sa­tel­lite en 2003. Coût de l’opé­ra­tion : 300 mil­liards de francs CFA. SAT-2 de­vrait contri­buer à la sé­cu­ri­té na­tio­nale dans la me­sure où il per­met­tra de sur­veiller les in­fra­struc­tures pé­tro­lières dans le Delta du Niger.

Le mi­nis­tère an­go­lais de l’Edu­ca­tion a lancé cette année à Luan­da, un ré­seau de trans­mis­sion et de par­tage de don­nées par sa­tel­lite, ca­pable de per­mettre en temps réel, l’échange et la dis­tri­bu­tion de don­nées et d’in­for­ma­tions entre le mi­nis­tère et les dé­lé­ga­tions pro­vin­ciales.

L’Afrique du Sud tient le haut du pavé

L’Afrique du Sud, hé­ri­tière d’une longue tra­di­tion as­tro­phy­sique, dis­pose d’une re­mar­quable in­fra­struc­ture pour abor­der les sciences du globe, et de ca­pa­ci­tés cer­taines dans la concep­tion de lan­ceurs et de sa­tel­lites. De 1950 à 1970, l’Afrique du Sud a as­su­ré le suivi de sa­tel­lites amé­ri­cains pour dé­ter­mi­ner les ef­fets de la haute at­mo­sphère sur leur or­bite. En outre, les mis­sions lu­naires et in­ter­pla­né­taires ont été sui­vies de­puis la sta­tion de Har­te­bees­thoek qui a no­tam­ment reçue les toutes pre­mières images de Mars.

Les pré­misses d’une tech­no­lo­gie de lan­ceurs datent de l’Apar­theid, avec les mis­siles RSA construits avec l’aide is­raé­lienne. Le 23 fé­vrier 1999, Sun­sat, pre­mier sa­tel­lite sud afri­cain, construit par l’Uni­ver­si­té de Stel­len­bosch, fut mis en or­bite.

Enfin, un ac­cord ré­cem­ment signé avec la Rus­sie, ainsi que des par­te­na­riats re­nou­ve­lés avec la NASA et l’ESA, lui per­met­tront à l’ave­nir de lan­cer plus ré­gu­liè­re­ment des sa­tel­lites. L’Afrique du Sud dis­pose in­dé­nia­ble­ment de tous les in­gré­dients pour tirer la re­cherche spa­tiale afri­caine vers le haut. Son ob­jec­tif est de pro­cé­der elle-​même au lan­ce­ment de sa­tel­lites sur le ter­ri­toire na­tio­nal.

Une confé­rence pan­afri­caine pour dé­fi­nir des ob­jec­tifs réa­listes

Deux confé­rences sur le thème des sciences et des tech­niques spa­tiales ont déjà eu lieu : au Ni­ge­ria en no­vembre 2005 et en Afrique du Sud en oc­tobre 2007. Elles ont per­mis de dé­ga­ger un cer­tain nombre de re­com­man­da­tions qui ont per­mis de dé­fi­nir des ob­jec­tifs pour la Confé­rence d’Alger.

Cette 3eme Confé­rence a donc pour objet de sen­si­bi­li­ser les res­pon­sables afri­cains sur l’im­por­tance des sciences et des tech­niques spa­tiales pour le dé­ve­lop­pe­ment so­cio-​éco­no­mique du­rable de l’Afrique. Lieu d’échange d’in­for­ma­tions pri­vi­lé­gié, elle fa­vo­ri­se­ra la co­opé­ra­tion pan­afri­caine dans le dé­ve­lop­pe­ment et l’ap­pli­ca­tion des tech­no­lo­gies spa­tiales en met­tant l’ac­cent sur le par­tage des connais­sances, le ren­for­ce­ment des ca­pa­ci­tés et la par­ti­ci­pa­tion des pays afri­cains à des pro­jets com­muns.

(Source : Afrique avenir, 18 Septembre 2009)

Mots clés

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 307 030 abonnés
- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
- 70 274 lignes professionnelles (22,89%)
- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)