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Publications Whatsapp, Facebook : Attention au danger !

samedi 5 août 2017

Au Sénégal, depuis quelques temps, des exemples de mauvaises utilisations des réseaux sociaux ont été légion. Ces derniers jours, ce sont les enregistrements audio et vidéo de Amy Collé Dieng et de Penda Bâ qui défraient la chronique sur le web et sur le plan judiciaire. Suffisant pour se demander si certains Sénégalais utilisent les réseaux sociaux à bon escient. « Aujourd’hui on assiste à l’avènement des réseaux sociaux au Sénégal. Les gens, jusqu’à présent, ne comprennent pas comment fonctionnent ces outils-là. Ils sont en face de quelque chose de nouveau, qui est très accessible. Non seulement on ne paye pas beaucoup d’argent pour se connecter sur Facebook ou WhatsApp, mais en plus c’est facile de communiquer avec ces outils-là », explique Basile Niane, blogueur.

Selon lui, ces réseaux sociaux étaient utilisés comme moyen de communication, de partage et d’échange. Mais aujourd’hui, ils sont utilisés autrement. Ce qui n’est pas sans dangers, notamment avec les réformes judiciaires opérées : « Maintenant, ce que les sénégalais ne savent pas c’est qu’il y’a eu beaucoup de changements au niveau des lois sur la sécurité de l’information au Sénégal. Le code pénal qui a été changé, ou rectifié, donne à l’Etat tous les droits de poursuivre quiconque donne de fausses informations ou qui fait des vidéos qui vont à l’encontre des lois qui sont impulsées par l’Etat du Sénégal », explique-t-il.

Bien qu’il n’adhère pas aux arrestations, le bloggeur estime qu’« il faut quand même savoir là où s’arrête la liberté d’expression ». Car, estime-t-il, « c’est important parce que personne ne veut être emprisonné à cause d’une audio ou d’un enregistrement vidéo ».

Et aujourd’hui, pour inciter les Sénégalais à ne pas tomber dans une mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux, il faudra davantage sensibiliser : « Il faut sensibiliser en disant aux gens que même avec un commentaire vous pouvez aller en prison. La sensibilisation seulement ne suffit pas. Je pense que c’est à l’Etat de prendre ses responsabilités mais avant il faut que les Sénégalais prennent leurs responsabilités. Il faudrait quand même qu’on se dise la vérité. Les gens doivent réfléchir avant de dire du n’importe quoi sur internet », dit-il.

Aussi, le blogueur estime que les arrestations sont autant de messages que les internautes se doivent de décrypter. « C’est pour leur dire de faire attention à ce que vous dites », indique-t-il, non sans ajouter que les réseaux sociaux n’ont pas qu’un coté noir. Au contraire, ils constituent des outils importants pour ceux qui savent les utiliser à leur avantage ou au service de leurs activités professionnelles.

Ndèye Fatou Ndiaye

(Source : Seneweb, 5 août 2017)

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