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Promotion de l’interbancarité monétique au Sénégal : L’Etat appelé à défiscaliser le matériel utilisé

jeudi 18 décembre 2008

L’interbancarité monétique au Sénégal a été officiellement lancée ce mardi 16 décembre à Dakar. Les initiateurs qui militent pour la limitation de la circulation fiduciaire ou des espèces appellent l’Etat à défiscaliser le matériel (Gab, Dab et autres terminaux) facilitant les opérations.

Le lancement de l’interbancarité monétique au Sénégal avait pour objectif d’informer de l’utilité d’utiliser la carte bancaire et de faire adhérer les banques et les populations à cette démarche nouvelle dans l’espace régional. Une situation qui, selon les responsables de Gim-Uemoa et Ctmi-Uemoa (les principaux initiateurs de ce projet), sera plus facile avec le soutien des autorités sénégalaises. Pour la réussite de ce projet consistant à permettre à un client dont la banque est connectée au projet de faire des opérations dans n’important quelle autre banque de la sous-région interconnectée au réseau, le directeur général du Gim-Uemoa, M. Blaise Ahouantchede appelle les autorités à défiscaliser le matériel facilitant les transactions. « On a besoin de défiscalisation sur les transactions, le matériel utilisé dans le projet pour vulgariser la monétique au Sénégal ».

Même son de cloche pour le directeur général de Ctmi-Uemoa, M. Pape Mbaye Dièye selon qui, la fiscalisation sur ledit matériel tourne aux environs de 40% alors qu’elle est dans la fourchette des 3% au Maroc. En plus de cet effort souhaité de l’Etat, M. Dièye pense que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) doit continuer à appuyer Gim-Uemoa et Ctmi-Uemoa au niveau environnement et financier.

Aujourd’hui, a souligné le directeur général de Gim-Uemoa, M. Blaise Ahouantchede, la monétique et tout ce qui est technologie de l’information et de la communication est essentiel pour le développement de l’interbancarité. « Il faut que les gens comprennent que l’interbancarité est une nécessité ». C’est ainsi qu’il juge qu’il revient à faire face au défi de la pérennité pour en faire un projet d’intégration régionale.

A son avis, « avec ce projet, notre premier concurrent c’est l’espèce ». ce qui amène, M. Pape Mbaye Dièye à dire que : « il faut qu’on cesse de payer les salaires en espèce ». Son homologue de Gim-Uemoa juge qu’il est nécessaire de faire en sorte que ce projet marche et que les banques jouent leur rôle. Avec ce projet, il fait remarquer que : « on est entrain de créer une zone de paiement unique ». Il considère ainsi que les populations détentrices de compte bancaire doivent exiger aux banques cette carte qui va leur permettre de faire des opérations partout où elles se trouvent dans la région.

Ainsi après le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, le Sénégal est le troisième pays de la sous-région à lancer ce projet d’interbancarité monétique répondant aux standards internationaux. Actuellement, il s’agit de 86 banques et établissements financiers et postaux des huit pays membres, dont cinq banques sénégalaises qui sont Attijaribank Sénégal, Ecobank Cncas et Cbao. A en croire le directeur général de Gim-Uemoa, le projet a été débuté il y a cinq ans. Pour sa pérennité, le directeur de Ctmi juge que : « il ne faut pas attendre que la technologie arrive chez nous en phase de maturité ».

Le vice-gouverneur de la Bceao, Jean Baptiste Compaoré, pense que le projet va aider à la mutualisation des investissements, faire bénéficier des coûts substantiels... Il a profité de l’opportunité pour lancer un appel aux banques qui ne sont pas encore connectées à adhérer le plus rapidement au réseau Gim-Uemoa. M. Compaoré a annoncé que « la Bceao entend lancer en 2009, une vaste campagne de promotion de la modernisation des systèmes de paiement avec une large part consacrée à l’interbancarité monétique ».

Bakary Dabo

(Source : Sud Quotidien, 18 décembre 2008)

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