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Projet de loi sur le code des communications : Pourquoi l’Etat freine des quatre fers ?

lundi 3 septembre 2018

Les acteurs de la presse en ligne et les internautes ont l’obligation de s’ériger en boucliers contre les dérives du régime en place qui chercherait par tous les moyens à restreindre la liberté de presse et museler les médias en ligne pour des raisons inavoués. Et en lieu et place d’accompagner ce secteur névralgique, les pouvoirs publics lui opposent un projet de loi dont la finalité est de contrôler le secteur en ligne. Une véritable hérésie !

A l’ère du cyber technologie, la presse en ligne est confrontée à un double défi. Un défi préjudiciable à sa survie et qui mérite réflexion de la part des tous les acteurs de la filière. La presse en ligne est un secteur qui fait partie intégrante de la presse en général, mais sa spécificité est qu’il n’existe que par le Net. Une posture autre qui lui apparait de plus en plus difficile à gérer dans un contexte de globalisation tout azimut où une sorte « « d’impérialisme numérique » règne désormais en maître sur la galaxie internet. Une sorte de « dictature virtuelle » implacable gouverne de facto les plateformes en ligne. Conséquences : En termes de monitoring publicitaire, c’est toujours la croix et la bannière pour le secteur en ligne national. Décrocher des offres publicitaires au niveau du cyberespace relève presque de l’impossible, nonobstant l’étroitesse du marché local. Mais être toujours à niveau par rapport à la surabondance technologique est aussi un autre front. La techno-science invente quotidiennement de nouvelles approches numériques, de nouvelles applications et de nouvelles sources de revenus dont les médias locales en ligne doivent périodiquement s’acquitter pour continuer à exister. Ainsi dans ce bouillonnement, le Web est en train d’assister à un « impérialisme numérique » des plus forts sur les plus faibles en termes de médias en ligne. Aujourd’hui, les sites qui officient depuis le Sénégal doivent se concerter d’avantage et s’ériger en de grandes entités en ligne, incontournables sur le paysage national, démocratiques et fortes ; susceptibles de s’opposer au pilotage à vue d’un pouvoir qui ne cherche qu’à sa tête. Et au moment où le système démocratique s’impose de plus en plus comme une exigence des Etats et des peuples, et l’Etat de droit son corollaire, il est important de mettre en exergue les fondements de la liberté de la presse. Pour ce faire et afin de permettre à la presse en ligne d’assurer sa mission d’information avec efficacité, il est nécessaire de lui permettre d’exercer librement son droit d’expression, d’opinion et de recherche de l’information. Or, aujourd’hui le pouvoir voudrait faire passer son projet de loi sur le code des communications électroniques dans le seul but de neutraliser les médias en ligne et décider de leurs contenus. Médias en ligne, WhatsApp, Facebook, Instagram, Immo, Twister, posent d’énormes difficultés au régime en place mais en raison du nombre d’emplois que ces terminaux génèrent, tous les acteurs de la galaxie Internet devraient s’opposer à toute forme d’asservissement de la liberté de presse. La Cdp, l’Artp et tous les démembrements de l’Etat qui œuvrent dans le numérique devraient accompagner les médias en ligne au lieu de leur opposer un code des communications dans le seul but de les contrôler au profit des intérêts contingents du régime en place. Par ce qu’en définitive, le problème du secteur numérique relève moins de sa visibilité et de la dispersion de ses acteurs que de sa difficulté à décrocher des insertions publicitaires et de faire face à l’insolence technologique caractéristique de la galaxie internet. Voilà pourquoi l’Etat freine des quatre fers.

Birama Thior/Assane Sèye

(Source : Sénégal7, 3 septembre 2018)

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